25 mai 2005

Macbett, de Eugène Ionesco

Au Théâtre 13
Le metteur en scène a sauté à pieds joints par-dessus les indications scéniques originelles pour rendre au texte sa dimension de chorégraphie verbale. Ca parle à tout berzingue, ça chante, ça chuchote, mais ça se fait magistralement entendre. Le thême est la paranoïa fréquente chez les chefs de guerre victorieux à répétition. Ubu est en planque et Shakespeare cul par-dessus tête, les cartes sont redistribuées avec usurpations d’identités en cascades : le doux Duncan est devenu un despote caractériel et crapoteux, Lady Macbett est aussi Lady Duncan, qui elle-même est une sorcière, etc. Des affreux jojos qui se croient valeureux pulullent.
La mise en scène et la scènographie bousculent, les comédiens sont drôlatiques. Catharsis garantie.