03 novembre 2005

Confiteor, d'Antoine d'Arjuzon

CONFITEOR OU LA DERNIERE HEURE DE MARIE STUART
D’ANTOINE D’ARJUZON

mise en scène Benoit Marbot, avec Anne Coutureau
au théâtre du Petit Parmentier, Neuilly-sur-Seine
du 2 novembre au 10 décembre, du mercredi au samedi à 20h30
téléphone : 01 46 24 03 83

On connaît la part de son existence vécue au grand jour. Marie Stuart a voué son cœur et son intelligence aux pays où elle régna éphémèrement, passionnément. Finesse d’analyse d’un écrivain qui connaît si bien son histoire, tendresse pour la femme. L’héroïne d’Antoine d’Arjuzon possède une grande hauteur et noblesse de vue, elle croit aux liens du sang, aux alliances et aux amitiés mais verra les siens révoqués, trahis, elle avoue être faillible, piégée par les émois de la chair. Sa tentation, son péché ? L’orgueil de croire que souveraine, on peut presque tout, et toute seule. Sur la scène Marie dédie sa confession à Dieu son père, son confident, son juge, refait le parcours de sa vie et se prépare à sa fin ici-bas en invoquant sa mère, la Vierge Marie. Benoit Marbot a respecté les indications précises et le décor dépouillé voulus par l’auteur. Pierre Serval signe des lumières qui magnifient le tout, ou plonge la comédienne dans des pénombres propices, poignantes. Remarquablement dirigée, dans sa robe superbe, un vrai décor, Anne Coutureau est gracieuse, pétulante, véhémente ou impérieuse, enfantine, fragile, lassée, meurtrie, tantôt comme perdue, tantôt raffermie. Sa liberté de gestes alterne avec une gestuelle sobre, sa voix aux inflexions multiples est chatoyante. Confiteor est émouvant et admirable.