21 décembre 2005

Tous mes voeux de bonheur, de Blind et Delgado

TOUS MES VŒUX DE BONHEUR
de Fabrice Blind et Michel Delgado, mise en scène de Thibaud Valérian,
avec Isabelle Parsy, Cédric Clodic et Jeff Didelot
au Point Virgule, du mercredi au samedi à 22h30 et le lundi à 21h15, téléphone : 01 42 78 67 03

On aime l’esprit du mythique Point Virgule. On sait qu’on va y rire sans arrière-pensées.
Donc voici Isabelle Parsy, Marie-Catherine emperruquée, en boucle-d’oreillée, en tailleurchanellisée, avec chevalière aux armes de sa fâ-mille et, traditions obligent, à fond dans des bonnes œuvres style paroissiales. Diva potentielle mais manquée, reconvertie en professeur de musique, elle s’est fiancée tardivement à Etienne, agent immobilier (Cédric Clodic) bien comme il faut lui aussi, à part que sa secrétaire l’appelle souvent, ou est-ce l’inverse, et qu’ils prennent rendez-vous pour… mais le mariage, messe et réception, avec sa Marie-Ca. est pour demain. Débarque un garçon assez sans-gêne (Walter, joué par Jean Didelot), il prétend être un paparazzi chargé de prendre des photos d’un personnage chéri des medias, qu’il sait à l’hôtel d’en face, en galante et tout à fait illégitime compagnie. Walter s’inscrustera. Si elle ne fonçait pas à deux cents à l’heure, truffée des jeux de mots, plaisanteries et gags qui font s’esclaffer au café-théâtre, l’histoire réjouissante de Marie-Ca., troussée par Fabrice Blin et Michel Delgado, deviendrait peut-être édifiante, à faire pleurer d’attendrissement du côté de Neuilly, pardon, Versaillles, car c’est une espèce de petit conte presque moral. Isabelle Parsy est un Louis de Funès femelle, éructant les mots en rafales, suscitant des rafales de rire en retour. Ses camarades comédiens, également survoltés quand il le faut, mouillent généreusement et intelligemment leurs chemises. Le public leur en sait gré, il en redemanderait.