20 septembre 2009

Les tentations électives, de Benjamin Oppert

Grand succès de la saison dernière au Théâtre du Nord-Ouest, la pièce d’Oppert est reprise jusqu’en décembre au Théâtre le Funambule.
Cette comédie légère met en scène les amours tardives d’un acteur sur le retour et d’un ministre des beaux arts, pardon, nous sommes au XXIème siècle, d’une ministre, comme on dit à la télé, d’une ministresse de la Culture et de la Communi-câtion. Premier acte, lors de la cérémonie des Molière, puis au ministère, et enfin, à la maison, dans une jouissive attente des « fourchettes » : rien de gourmet, mais un soir d’élections où il faut pincer à tout prix le votant.
Rémy Oppert interprète délectablement le cabot nomme (nominé comme on redit à la télé) à la façon d’un Saturnin Fabre, tandis que Christine Mercel incarne une piquante dame politique. Michel Pilorgé est un convaincant Monsieur Loyal des remises de prix, mais la surprise vient du jeune Aurélien Charle, chef de cabinet virevoltant, affamé, rayeur de plancher qui joue chaque seconde de sa présence en scène avec intensité.

La mise en scène de Philippe Brigaud, vieux routier, ronronne comme un bon feu.
On rit, on sourit, on s’amuse ; Oppert connaît son affaire.

Christian-Luc Morel
Théâtre Le Funambule de Montmartre, 52 rue des Saules, Paris XVIIIéme : samedi à 18h, dimanche à 19h30 (sauf les 26 septembre et 3 octobre) . Réservations : 01 42 23 88 83