01 mai 2010

Bal(l)ade parisienne

Mise en scène : Benoît Bellal
Avec Delphine Haber, Isabelle Siou et Yan Pradeau

Vos stations de métro (Lilas avec son poinçonneur) vos avenues, simples rues, ruelles, vos carrefours…vos rond-points, vos ponts (forcément Mirabeau) se déclinent, se conjuguent, se superposent dans ce spectacle style cabaret destiné - au départ - à être proposé à des festivals de poésie et à être accueilli par des musées ou des centres culturels, à Paris, en France et puis même, ensuite, qui sait...
Poésie mariée à une nostalgie nécessaire puisque façades et monuments font joliment regrimper le cours du temps ? Certainement pas… tout n’était pas mieux avant !
Des auteurs d’aujourd’hui : Roubaud, Venaille, Réda et Janvier figurent aux côtés d’Eluard, Queneau, Apollinaire et Aragon. Donc une superbe clique est au rendez-vous.
Chansons, mélodies, rengaines, pot-pourris avec textes de liaison explicites.
Dans le plus joli théâtre de Paris, ce Ranelagh où on n’en peut plus de soupirer de bonheur dès qu’on lève les yeux, deux jeunes comédiennes : Delphine Haber et Isabelle Siou chantent et dansent gracieusement. Elles vous émoustillent, se trémoussent dans leurs robes noires strictes mais avec, par dessus, des gilets rougeoyants en pseudo-queues de pies et gants blancs bien sûr: Frères-Jacques ?
Elles chantent dans un décor dépouillé…seul un banc…et sur ce banc un homme (Yan Pradeau) enchapeauté avec une guitare dont il joue d’une façon plus que raisonnable.
Il est aussi le compositeur des paroles et des musiques qui sont au début, au mitant, et à la fin de cette bal(l)ade comportant 41 stations.
Au final de ce spectacle au départ ambitieux mais pléthorique on se demande si dans un Paris généreux - leur joli pari à elles, à lui, à toute l’équipe- ils ne sont pas enfournés dans une impasse.

Théâtre Ranelagh, mercredi, jeudi, vendredi à 19 heures, samedi à 16heures 30 et 19heures, dimanche à 15 heures. Réservations : 01 42 88 64 44