07 mai 2010

Jean et Béatrice, de Carole Fréchette

Mise en scène d’Irène Barriquault, avec Marie-Aline Roule et Vincent Demouy

La pièce de l’étonnante auteur québécoise est libératrice, du genre qui fait rire, rêver, douter et puis se réconcilier avec soi-même et avec l’autre, partenaire éventuel ou inévitable. Béatrice est au trente-troisième étage d’une tour (pardon, le Christ n’est-il pas ‘officiellement’ mort à 33 ans, et quand nos arrière-arrière-grands-parents se faisaient examiner, leur bon-vieux médecin de famille ne leur recommandait-il pas de répéter 33-33-33 ?) Béatrice, donc, a collé des affiches dans tout son gigantesque quartier : « Jeune héritière, je cherche un homme qui pourra… » Jean pourrait, puisqu’il est ‘recruteur de primes’. Béatrice, se confiant à lui, même si la confiance ne règne pas de prime abord, s’invente des identités pêle-mêle, jacasse et lui coupe la parole. Lui fait mine de se fâcher, et puis ils se sautent dessus, se tombant dans les bras, éructent. Que vont-ils trouver et surtout ne pas retrouver ensemble ? Aimer -s’aimer-ou s’entr’aimer- L’amour dans tout cela ? Il s’en va claquant la porte qu’elle avait fermée mais dont elle a fini par lui remettre la clef. Reviendra-t-il ?
Décor désopilant, mise en scène sans le moindre temps mollasson. Tout est jubilatoire et les deux comédiens : Marie-Aline Roule et Vincent Demoury sont plus que toniques, le mot restant archi-faible.

L’Aktéon Théâtre, mercredi et jeudi à 20h, réservations : 01 43 38 74 62 et www.akteon.fr