25 juin 2010

L’histoire de Ronald, le clown de Mc Donald’s etc.

Textes de Rodrigo Garcia

Sur la scène une petite structure : cette espèce de cabine aux parois en toile et aux couleurs très primaires. Un demi-rideau rouge qui relie la gauche à la droite et coupe en deux les comédiens ; donc d’abord torses, uniquement. Deux jeunes gens et une jeune femme qui gigotent, se trémoussent, se sont mis à raconter une histoire qui se révèlera n’en être surtout pas une, puisque le texte n’est qu’un copié-collé de sketches mis bout-à-bout et vite à bout de souffle.
Le but de l’opération ? Se moquer, se foutre « parce que là, on y est » de la vulgarité de la société actuelle.
Nos trois affreux jojos, une fois le tissu rouge aboli, sont donc des sales gosses prolongés – bébés attardés - dans l’univers en plastique et en toc d’une salle pour jardin d’enfants bas de gamme : peluches etc. Mais on est au-delà de la dérision.
Ce qu’ils racontent ? C’est du racontage : leurs états d’âmes « vagues », leurs pseudo-révoltes. Et c’est reparti pour plusieurs tours, clowneries avec nez rouge, dansotteries, et puis l’un des trois s’adresse au public : « il y a des gens qui n’aiment pas, dans la salle ? »
Ça repart : gestes courts, mimiques bâclés. Ça rote, ça pète – ha ha ha ! – comme c’est drôle.
La comédienne est de plus en plus agitée et inexistante ; le Luxembourgeois se déjante ; le troisième homme tente de donner à ce bric-à-brac une existence. Ça ne dure qu’une heure, rassurez-vous.
Vingtième Théâtre, réveillez-vous : on est au 21e siècle, synonyme de progrès… On en aurait douté.

Vingtième Théâtre jusqu’au 25 juillet. Du mardi au samedi à 19h30. Dimanche à 15h. Réservations : 04 43 66 01 13