26 décembre 2010

Le conte d’hiver, de Shakespeare

Mise en scène de Nicolas Luquin, assisté de Danièle Léon
Polixène roi de Bohème et Léonte roi de Sicile sont très liés. Mais voici que ce dernier accuse sa propre femme Hermione d’être ou d’avoir été la maîtresse de son ami et de s’apprêter à donner naissance à un forcément-fils dont lui-même n’est pas le père. Bannissement d’Hermione dont, peu après on annonce la mort à Léonte. Seize ans plus tard, le berger qui a recueilli la nourrissonne, Perdita , apprend que celle-ci a rendu fou d’amour un certain Florizel, officiellement berger également, mais qui est… le fils de Polixène. Vous imaginez la suite…
Au dernier acte Hermione qui n’était pas morte réapparaît pour faire la morale à son Léonte de mari lequel en prendrait pour son grade si ayant accepté ses erreurs il ne s était pas mis à éprouver un vrai remords.
L’intrigue de cette pièce, probablement l’une des avant-dernières de Shakespeare serait simple si ne se sur-ajoutaient pas des personnages hauts-en-couleurs qui paradoxalement deviennent essentiels ; aux antipodes de leurs maîtres ils tentent de les décrypter et de nous les faire accepter. Le danger est de faire exécuter aux comédiens qui jouent ces seconds couteaux des ‘numéros’ ébouriffants mais feuilletonesques.
Bilan : 5 actes, 2 heures 45 de spectacle (avec entracte) 14 comédiens en costumes de maintenant… un texte impeccablement servi par tous et des intermèdes musicaux dansés, ludiques ou déjantés. Le tout dans un décor sobre et élégant et des lumières superbes.
Ce spectacle créé au Sudden Théâtre à Montmartre, a été donné dans cet ancien lavoir devenu le chaleureux Théâtre des Loges à Pantin.
Guettez ses reprises.