29 juillet 2010

Le chevalier des dames, d’Eugène Labiche

Mise en scène : Sylvie Mauté et Jean-François Fortani
Cycle Labiche… ça roule, roucoule, ça batifole, caracole et vous fait hurler de rire.
C’est aussi parfois au bord de vous faire grimacer ou même grincer des dents , vaudeville oblige.
La pièce pétarade en un acte : Henriette ( Sylvie Mauté aux commandes et sans minauderies) est mariée - forcément mal- au baron de Merlemont, autoritaire et peu chaleureux, comprenez ‘macho’ ( votre excellent Jean-François Fortani ou son alter-ego ‘ en alternance ‘ Jacques Dennemont) qui houspille son monde, gesticule, tonitrue). Juliette (Annick Ferreira) est leur domestique : bon sens, et totale absence d’illusions. Donc Madame, cette romantique, voudrait assister à un concert : rendez-vous compte, le sublime Liszt est là , mais les plans de Monsieur ne le permettent surtout pas : « un jour de départ n’est pas un jour de musique ! ». Où donc lui et sa moitié sont-ils censés se rendre, villégiature en Ile de France oblige.
Débarque un bel homme charmant et svelte, en costume de cavalier . Ce Monsieur de Bois-Rosée ( fringant Jack Gallon) flanqué de Justin, son Sancho à lui, va se réveler quasi-quichottesque.
Bois-Rosée : « Enfin, Madame, je vous retrouve ! », « Madame, que vous êtes belle ! ».
S’il en pince pour Henriette, possible Dulcinée, sa mission consiste d’abord à venir à la rescousse d’épouses incomprises et qui souffrent.
Merlemont les surprenant ensemble le prend pour le domestique nommé Bourguignon qu’il s’est mis en tête d’engager. Voilà Bois-Rosée en livrée. Et puis ça cascade à coup d’imbroglios avec contretemps, entrées et sorties de tous au moment où il ne faudrait surtout pas.
Quant au coffret posé sur la table de Monsieur et qu’il ne cesse d’ouvrir et de refermer, que contient-il? des lettres compromettantes écrites par qui, destinées à qui, ou de l’argent ? Pourquoi a-t-il failli atterrir dans la cheminée… ah, ces vrais-bons feux de bois ! Pourquoi vient-il maintenant de disparaître ?
Henriette a fini par se lasser des atttentions de son chevalier-servant qui gaffe à tout va. Et dont les mic-mac(s) et ces ‘crac’ de plus en mollassons ont pris le relais des ‘tudieu’ et autres ‘cristi’ apartés face public qui, chez Labiche, ponctuent tout, pour notre très grand amusement.
La mise en scène de ce petit format désopilant est rythmée, drôlatique avec clins d’yeux : Annick Ferreira qui joue Juliette est aussi Justin, le laquais du chevalier.
La bande-son signée Yves Meierhans et les lumières de Florence Enjalbert sont bien ajustées et à la fin la petite bande decomédiens chante allégrement ce que Labiche avait alors en tête, sur une musique d’Offenbach.
Soit quarante-cinq minutes - et même peut-être un peu plus- de bonheur .
Théâtre du Nord-Ouest, dans le cadre du cycle Labiche, jusqu’en mars 2011.
Dates et réservations : 01 47 70 32 75 et www.TheatreDuNordOuest.com




22 juillet 2010

Si.. je t’attrape je te… mort, d’Olivier Maille

Si je t’attrape je te… mort, d’Olivier Maille
Avec Marie Lelong, Rui Silva, Olivier Maille

Au départ on pense à un cours de théâtre où vos ‘djeunes’ auraient eu pour ‘djob’ de faire des impros déménageantes. Le thème choisi ? tout bonnement la mort. Donc on met en scène un monsieur tout de noir vêtu -voyez tunique, mais quand il la remonte un peu on comprend qu’il n’a pas forcément de sous-vêtements- avec des gants et une faux à la main. Il fiche le bran dans le couple : lui, Franck et elle Caroline qui s’aiment sans s’aimer, mais qui, à peu près normaux, se sont donc probablement aimés.
Ils occupent un logement coupé symboliquement en deux, avec ligne de démarcation mais table d’échecs trônant au milieu. Les comédiens, trois au nombre, survoltés, gigotent un maximum. Il y a des tas d’effets forcément spéciaux, lumières, bruits etc. La voix du comédien qui joue la mort devient cadavérique. On essaie de se débarrasser de lui, il sort à cour, pour re-surgir à jardin la seconde d’après, on ne sait plus qu’en faire.
Lui non plus ne sait plus que dire, et ça repart pour une déversée de discours se voulant gaguesques, néo-pseudo-métaphysico-philosophiques…et quoi d’autre encore ? ah oui : rigolos.
Cela se dénoue quand même à la fin des fins. Montre en main on est restés…combien de temps déjà ? dans ce charmant théâtre à deux salles plus que sympathiques qui a ouvert il y a un an seulement non loin des Folies -Bergère, du Palace et du Théâtre du Nord-Ouest.
Qu’un bon vent attise ces feux… d’une rampe qui semble avoir déjà ciblé un public ravi et hilare. Ce spectacle qui avait dépassé sa 200ème au café-théâtre va continuer de cartonner, n’est-ce pas ?
Théâtre Les Feux de la Rampe, 2 rue Saulnier, Paris- 9éme les lundi, mardi et mercredi à 20 heures, réservations : 01 42 46 26 19

Sacha le magnifique

Sacha le magnifique, de et avec Francis Huster

L’année 2010 avait démarré plus qu’en trombe avec un Désiré aussi malin que magnifique qui va tourner en francophonie jusqu’en mai 2011. Auparavant Jean-Laurent Cochet nous avait plus qu’époustouflés avec ses Deux colombes où, entouré de comédiennes volcaniques, il était un ‘philogyne’ hâbleur, cynique, avec clins ravageurs de ses yeux impertinents. Succès pharamineux, donc spectacle re-repris.
Dirons-nous que le volet suivant de cette trilogie est ce Sacha le magnifique avec Francis Huster aux commandes de ce qu’il qualifie de comédie-causerie, laquelle dure deux bonnes heures. Bonnes heures ? non, heures délectables parce qu’il y incarne et défend l’homme d’esprit, l’homme tout court avec forcément des failles. Guitry ? il le raconte du début à la fin, se réjouissant, s’attendrissant, s’indignant, se révoltant devant ce qu’il a fait de sa vie ou ce que la vie a fait de lui, et ce faisant il est devenu un vrai Sacha pour nous, avec fougue et ferveur . Huster est un artiste généreux. Un autre versant de la générosité vraie consisterait-il à se faire pièger par trop de bonnes intentions ou de trop bonnes intentions ?
Ouf ! Francis-le-pléthorique s’en sort. Il a ôté cette perruque blanche qui le faisait ressembler au « maître », il est cet Huster qu’on admire et qu’on aime.
Et il a fait de si bons choix ; celui de sa plus que très jolie comédienne-partenaire : Lisa Marker. Gouailleuse, certes, et rien à voir avec les dames que Sacha a aimées diriez-vous ? quoique … Elle chante à ravir et nous enchante, aussi bien que l’avait fait Yvonne Printemps dont elle n’a pourtant pas la silhouette. A jardin, au piano, Elio di Tanna officie : hiératique, romantique, suave, il joue finement et magistralement Tchaïkowski, Schumann et tous ces autres que Guitry vénérait et que Francis Huster a recrutés pour notre grande joie.
Vous aimerez ce spectacle qui se donne jusqu’en octobre.

Théâtre de la Gaité-Montparnasse, horaires et réservations : 01 43 22 16 18 , jusqu’au 2 octobre.

20 juillet 2010

Qui a peur de Virginia Woolf? d'Edward Albee



La célèbre pièce de 1962 fait l’ojet d’une reprise à la fameuse Cartoucherie de Vincennes (Théâtre de l’Epée de bois) et d’une tournée dans toute la France, avec une nouvelle mise en scène de Dimitar Uzunov.
Qui ne connaît l’effroyable scène de ménage (portée à l’écran par le couple Burton-Taylor) qui se déroule toute une nuit, dévorant protagonistes et t »moins, ce petit couple qui passera du statut d’invités à ceux de victimes ? Le bruit des glaçons, les invectives, les râles de mégère, les sournoises vengeances de pauvres types émasculés par leur abominables compagnes, composent le décor et la musique de ce texte fort et démoniaque.
Martha, la vipère trempée dans le whisky, c’est la sublime Bojana Miljanic, beauté brune de la regrettée Yougoslavie qui, malgré son jeune âge, se révèle redoutable dans la robe de la sorcière des sorcières, mordant de toutes ses petites dents dans le cuir de son époux. Belle nature de comédienne ! George, c’est Uzunov lui-même, qui assure mise en scène et rôle principal avec les risques que cela comporte, mais son autorité fonctionne. Mention spéciale pour Mélanie Vindimian, la jeune épousée – souris blanche, formidable de vitalité et de métier, à suivre, forcément. Enfin, le charmant Simon Coutret apporte toute sa candeur et son ambiguïté pour camper le jeune mari, un ambitieux sans vrais moyens, un petit-petit bonhomme qui va se faire moucher pour la vie.
L’ensemble est convaincant même si quelques maladresses, ça et là, s’effaceront au fur et à mesure. Cette jeune équipe scintille de talens et d’audace. Uzunov et Marie Duverger ont signé là une mise en scène efficace.
On ressort épuis et heureux, se contentant ou de sa solitude ou du conjoint supportable par comparaison avec cette ménagerie !
Des vertus civiilisatrices du théâtre…

Chraistian-Luc Morel

Cartoucherie de Vincennes, Théâtre de l’Epée de Bois et en tournée


19 juillet 2010

Le dossier de Rosafol

Le dossier de Rosafol, de Labiche
Mise en scène : Françoise Dupré
Pristi ! un nouveau Labiche comme on adore : pièce plus que courte et qui pétarade avec des personnages qui, s’ils n’étaient pas joliment empêtrés dans leurs contradictions et leurs prétentions habituelles, seraient détestables. Donc le sieur Godivais de Rosafol (âge moyen) a pour épouse Aglaure : ce sont des parisiens bon-teint. Madame adopte ou suit la mode avec fidélité ou même enthousiasme ; voyez le costume arboré par une Marie-Véronique Raban enchapeautée, époustouflante comme toujours dans le rôle d’une dame qui se voudrait de qualité, menton bien en avant, voix redoutablement modulable et regard qui flingue en permanence avec un vrai petit chien-chien sous le bras. Son mari (tonitruant Hervé Colombel qui, sans chien, tient le spectacle à bout de bras) est né suisse. Jusque là rien de grave puisque nul n’est parfait, mais dans son Helvétie-à-lui , quatorze ans plus tôt, il a divorcé de sa femme, aux motifs que…le divorce, hé-hé. !
Antonina (charmante Marion Carroz) jeune femme de chambre récemment engagée par Madame Aglaure de Rosafol -laquelle en change plus que souvent parce que Monsieur les courtise, les pince, les palpe, voyez la suite- se révèle être la première épouse de Monsieur Godivais. Suivez-vous ? Et surtout comment en est-elle… comment sommes-nous en arrivés là ?
Tricotages, détricotages, emberlificotages… se prendre les pieds dans tant de tapis.
Un avocat hélvétique donneur de leçons, aussi rigoriste que prêt à négocier plus que très vite et au meilleur prix, n’est-ce pas ? - cette fascination que la Suisse exerce sur Labiche - est, depuis longtemps l’ami de Monsieur Godivais, donc il…
La suite ?
Ça continue à vous trimballer, et quand, à la fin, la troupe vous salue en chantant, vous vous dites que ce Labiche-ci, hé-hé ! et même cristi !

Théâtre du Nord-Ouest, dans le cadre de l’Intégrale Labiche. Dates et réservations: 01 47 70 32 75 et www.theatredunordouest.com

13 juillet 2010

Blogueuse

Blogueuse, de Francesca Serra et Titiou Lecoq
Adaptation et mise en scène de Camille Kiejman
Elles sont trois sur scène, jeunes, ravissantes, bougeant et bondissant parfaitement, en short ou en robes classiques et élégantes chaussures à très hauts talons . Elles manient plus qu’habilement trois chaises, leurs seules partenaires, et partagent un personnage unique : celui de la blogueuse irrépressible qui passe sa vie à (se) la raconter : moi et les autres, les autres et moi. Tout y passe: problèmes autrefois qualifiés d’existentiels, mais qui en 2010 sont dépassés par le non-dit, le plus-dit, et le trop-trop-dit .
Evidemment votre blogueuse du départ a fait des études plus que supérieures et la manière dont elle s’exprime renvoie au filet un spectateur moyen qu’elle désemparerait sauf si lui aussi est titulaire d’un bac plus-plus-plus… et c’est là où ça pourrait commencer à coincer. Cette blogueuse fausement naïve et interloquée n’est-elle pas en train de faire un numéro ?
Vos charmantes se sont mises à se trémousser, à mimer - parfaitement car elles ont un métier d’enfer- des grand-mères sourdingues ou des messieurs du genre profs archi-sadiques. Elles continueront à être excellentes dans un genre déjanté.
Noirs, re-noirs, ça repart. Ce spectacle, censé durer une heure, mais nettement plus long, ne peut surtout pas être comparé à une succession de sketches débridés : il a une trame et un argument de départ : si la blogueuse s’en prend à nous et nous interpelle c’est qu’elle s’est fait remettre en question(s) par le départ de son… (1) partenaire, (2 ) petit ami, (3) fiancé,
(4) amant torride ou/et …(4bis) parfaitement incompétent…bref (5)l’homme avec lequel elle pensait pouvoir fonctionner en binôme et cela pendant un certain temps (vous cocherez) . C’est un rocker - « fais-moi mal Johnny-Johnny-Johnny… envoie- moi au ciel ! »- et il s’appelle Max.
Ces dames auteures, adaptateures et metteures en scène sont plus que malines, à la toute fin elles font intervenir un homme-super-mâle responsable qui les recadre, mais calmera-t-il leurs angoisses à demi-vraies autant que renouvelables ?
Nous avons ri , le public se contorsionnait et hoquetait.
Allez voir ce spectacle à la Manufacture des Abbessses où tout est forcément cousu-mains, donc authentique et généreux.La Manufacture des Abbesses, à 19 heures jusqu’au 8 août. Réservations : 01 42 33 42 03
www. manufacturedesabbesses.com

Venise sous la neige, de Gilles Dyrek

VENISE SOUS LA NEIGE de Gilles DYREK

L’été, les théâtres pratiquent deux politiques : la ferneture ou l’ouverture…à de jeunes talents prometteurs. Si l’on se souvient que la plupart des salles sont climatisées, il faut dourir, vite, applaudir de rafraîchissantes comédies, aux répliques acidulées et aux dames en robes courtes. « Venise sous la neige », sous des airs légers, évoque des figures de notre « contemporanité » (avec ou sans trait d’union). Un couple de « bo-beaufs » (croisement de bobos et de consommateurs de télé) attend un autre couple à diner. Dîner est un grand mot : salade vide-frigo, rata gratiné aux particules de parois de four et tarte ratée (Tiens, ça vous dit quelque chose ?) Les invités sont charmants mais on s’est enguirlandé dans l’auto : g.p.s. en panne ou perte de sens existentiel ? La jeune dame – Patricia- va inventer une histoire abracadabrante pour pimenter la soirée et asticoter son bien-aimé. On va se payer à la fois du bobo à bons sentiments et rentrer dans le gnangnan à la hache…Délectable.
Le jeu de massacres est servi par quatre comédiens vifs et convaincants. Patricia la délirante est incarnée par l’exquise Maud Dreyer, irrésistible de beauté, de charme et de talent. Elle danse, se travestit, arrache les pansements rose-bonbon de ces deux groteques, faces éberluées de Labiche, sans favoris ou face-à-main, Perrichon de l’humanitaire et « du développement durable pour sauver notre planète bien commun »…etc. Son ami, Florian Guérin, tente de résister à cette vague géante et délicieusement scélérate, et campe un jeune dom juan exaspéré et aimant à la fois avec beaucoup de conviction. Quant au couple organisateur de ce dîner – de c…, dont ils deviennent les ivités d’honneur – Nicolas Lorcy et Alexandra Moussai – ils sont tous deux typés et caraicaturaux à l’extême, hilarants, jouant les bêtas sans limites, gluants de guimauve, héritiers paumés de Dany Le Rouge et de « Nous deux magazine ». La mise en scène de Christian Bujeau, un peu lente au début, permet toutefois une progression de la situation.
Rire et détente garantis et san aucune vulgarité de langage…Et le sens du titre ?
A vous le découvrir !

Christian-Luc Morel

Petit-Hébertot, à 21h 00 du mardi au samedi, matinée le dimanche à 16h30. Jusqu’au 12 septembre : Réservations : 01 56 63 96 96

08 juillet 2010

Le voyage de Monsieur Perrichon, de Labiche

Le voyage de Monsieur Perrichon, de Labiche
Mise en scène : Jean-Claude Sachot
En voiture pour le rocambolesque, le presque cynique, …. mais cette fois-ci pas de chapeau, pas de paille, pas d’Italie, un simple panama, la mer de glace et l’Helvétie .
Soit les époux Perrichon, leur adorable héritière, ses deux « prétendus », un ex-commandant (deuxième régiment de zouaves) qui avoue être mordu pour une jeunesse, quelle faiblesse à son âge ! des comparses aussi indispensables qu’impayables.
« En voyage on se trouve…surtout quand on se cherche ».
Donc Môôssieur Perrichon, carrossier retraîté, bourgeois qui se serait bien envisagé père-noble ‘prend’un train pour la première fois. Il en reprendra un deuxième à la toute fin. Entretemps, il aura sauvé la vie d’un des deux jeunes gens qui convoitaient sa fille et sa propre vie aura été sauvée vie par l’autre. Moralité : à qui croyez-vous qu’il acordera la main de sa suave Henriette ?
Jean-Claude Sachot a convoqué une équipe de comédiens époustouflants, des ‘natures’ qui jouent aussi de la guitare ou du piano et qui font des claquettes , chantent des parodies d’anciens « tubes » et les spectateurs confondus jubilent. Notez que jamais l’esprit du texte n’est jamais trahi.
Le théâtre s’est installé dans le théâtre : soit une mini-scène avec rideaux de velours rouge et toiles de fond : décors « léchés » qui se succèdent ( merci Aurélien Bédéneau ), le tout planté au centre du plateau. Tout se met vite à tournoyer. Certians rôles de femmes sont tenus par des messieurs, le baroque, l’insensé et la dérision vous ont pris en ôtage . La cohésion de la troupe, son dynanisme font de ce Labiche-ci un spectacle efferverscent, jubilatoire qu’il faut courir voir, re-voir et re-revoir au Théâtre du Nord-Ouest….avec tous ses amis…
Théâtre du Nord-Ouest, dans le cadre du Cycle Labiche, jusqu’en mars 2011. Dates et réservations : 01 47 70 32 75

03 juillet 2010

Brûlons Voltaire!

Brûlons Voltaire, de Labiche
Mise en scène de Cyril Le Grix
Cette pièce courte, souvent montée par des jeunes comédiens comporte six personnages, une dame veuve , deux jeunes amoureux , un notaire, une servante et votre ’libre-penseur’ de service. La comtesse-veuve souhaite vendre sa propriété et surtout se… débarrasser des œuvres de Voltaire que son défunt mari avait acquises… faut-il préciser qu’elle est une ‘intégriste’ avant la lettre ?
Eugène, prodigieux vilain sale gosse (cette crémation de Voltaire est l’une de ses dernières œuvres) a concocté celle-ci, pied de nez catapultueux, dérisoire et caricatural règlement de comptes… du genre… comptes courants . Servie par une équipe rodée, avec en tête de gondole Diane de Segonzac, comtesse d’abord en tenue sombre puis en tailleur noir et blanc rigolo, cette pochade-pantalonnade est au menu jusqu’en mars 2011.
Théâtre du Nord-Ouest, dans le cadre du cycle Labiche, dates et réservations : 01 47 70 32 75