31 janvier 2011

Le crépuscule du Che,

de José Pablo Feinmann
Traduction et adaptation de Marion Loran
Mise en scène de Gérard Gelas
Avec Olivier Sitruk, Jacques Frantz, Guillaume Lanson, Laure Vallès et François Santucci.
La pièce a été créée en Avignon dans ce théâtre du Chêne Noir dont Gérard Gelas a fait un lieu à la renommée dépassant nos frontières. Quant à ce monsieur dit le « Che », le mot frontière avait vite cessé d’exister pour lui, homme pressé, parce que plus qu’oppressé. Ayant senti que ses jours étant comptés, il lui fallait faire tout très vite. Il a parcouru une grande portion de la planète, crépusculaire, contestataire, remettant tout toujours en cause. On ne parlera pas de ses choix non plus que de ses engagements, mais selon Sartre, c’était « l’être humain le plus complet de notre époque ». A vous d’apprécier…
Les comédiens, mieux que bons, jouent chacun plusieurs de ces rôles qu’ils conjuguent et entremêlent très consciencieusement. Mais on a droit à une longuissime conférence de presse avec épisodes, intermèdes, récits et témoignages destinés à nous re-convaincre de la sanctitude du personnage, et on est très mal à l’aise quand on a vite compris que cette démarche ne pouvait accoucher d’une vraie pièce de théâtre.
Théâtre du Petit Montparnasse, du mardi au samedi à 19h, matinée dimanche à 15h. Réservations : 01 43 22 77 74 et 0892 707 705 et www.fnac.com