21 mars 2011

Tout est bien qui finit bien

de William Shakespeare
Adaptation théâtrale et mise en scène Pierre Beffeyte
Ils sont douze sur scène dans des décors et des costumes plus que somptueux aux couleurs jubilatoires servant cette pièce décrétée comédie sombre par des exégètes grincheux, parce que les rapports entre les personnages sont ambigus et que les intrigues entremêlées soulignent les failles de chacun. Une comtesse d’âge très mur a pour fille adoptive Hélène qui a jeté son dévolu sur un certain Bertrand de Roussillon. Il préfère la guerre au batifolage et n’envisage surtout pas ou pas encore le mariage. Hélène arrivera pourtant à ses fins avec la complicité d’une autre charmante jeune personne: Diane. Finesse, pertinence et vivacité, ce sont des rouées décidées et intrépides. Autour d’elles des adultes confirmés qu’elles mèneront par le bout du nez. Mais tout est évidemment bien plus complexe que cela… et on s’achemine vers un happy-end aussi nécessaire que convenu.
Malheureusement, dès le départ on a une version du texte lourdement recyclée, tout y est dérisoire, farcesque, grotesque. La distribution est prestigieuse mais les comédiens adoptent un jeu extérieur- surjouant presque, à part un ou deux d’entre eux -jusqu’à devenir excessifs.
On est au bord de décrocher. Ce spectacle qui se voudrait généreux dure deux heures dont on sort « lessivé ». Nous l’avons vu peu après sa création, et sommes sûrs que des réajustements souhaitables vont le faire évoluer.
Théâtre 14, jusqu’au 30 avril , mardi, vendredi, samedi à 20h30, mercredi et jeudi à 19 h. Matinée : samedi à 16 heures.
Réservation : 01 45 45 49 77 et http://theatre14.fr