16 avril 2011

Les épouvantails

Texte et mise en scène de Laurent Leclerc
Avec Laurent Leclerc et Margaux Delafon
Les épouvantails, ce sont es croix de bois recouvertes de pardessus avec chapeaux à l’ancienne destinés à faire fuir des oiseaux tentant de récupérer les graines semées par le paysan dans son champ. Mais on sait bien que, très vite, ces oiseaux se perchent sur les manches ou la tête de ce qui ne les épouvante plus et se mettent à picorer.
Ce texte ambitieux veut aller dans beaucoup de sens à la fois, mais paradoxalement, on finit par ne plus y comprendre grand chose. Ils sont deux, jeunes et beaux dans une mise en scène tous azimuts qui se veut fulgurante…. noir … et qui ira jusqu’à leur faire manier un chalumeau (l’extincteur est tout près, ne vous inquiétez pas) mais leur combat ?… re-noir. Lutte de la classe ouvrière : oui, non, ou même pas. Lui et Elle ont décidé de braquer leur ancien patron et de faire un casse chez lui. « Pour faire un casse il faut être jeune ». Confidences d’elle (ou peut-être de lui ): « J’ai fait des projets et je m’y tiens » et encore « J’ai de l’argent pour démarrer » et aussi « Moi, les affaires ça me connaît ». Des jeux de mots faciles, pour des échanges qui se voudraient beckettiens. Re-noir. Au centre de la scène un vieux-faux poste de télé émet des images insensées et derrière lui surgissent des marionnettes que les comédiens manipuleront. Séquence suivante : un revolver est brandi par… nouvelles marionnettes. Noir. Des bruits atroces. Les projecteurs s’allument, s’éteignent et se rallument « Braquage chez votre ancien patron »… Et de nouveaux échanges entre les personnages, qui ne mènent à rien. Ils agitent un revolver, des bruits atroces font sursauter un public qui a commencé à décrocher. C’est dommage, car les comédiens jeunes et talentueux se donnent beaucoup de mal, et que la mise en scène est ingénieuse.
Théâtre Les Déchargeurs, du mardi au samedi à 20h, jusqu’au 21 mai. Réservations : 01 42 36 70 56