06 septembre 2011

Une infinie tendresse

de Herman van Veen
Spectacle musical avec Herman van Veen et Edith Leerkes
Comment vous dire l’admiration que nous avons ressentie pour l’équipe qui propose ce spectacle plus qu’abouti et qui, ‘cartonnant’ depuis des décennies, s’est donné, se donne et continuera de le faire en Europe et ailleurs.
Départ vers l’infini : les yeux bleu-nord d’Herman sont couleur vagues de mers   calmées, mais sa voix de cantateur est celle d’un incantateur.
Sur le front il arbore ces rides indiennes qui font de lui un sage et pourtant pas une minute il ne se la… joue.
Il se colle sur le nez un pétale de rose qui lui fera une bille de clown, car il en est un effectivement maîtrisant son corps mieux qu’un acrobate. Comédien, musicien, c’est un chanteur classique à la voix étonnante ou suave qu’il module idéalement. Le jazz ou Sinatra ? O.K. Empoignant son violon il devient tzigane endiablé ou archange mozartien ; et quand il s’installe au piano ça tonitrue. Il joue de la guitare, de plusieurs harmonicas presque en  même temps, siffle mieux qu’un bon merle et quand, dans ses sortes de didascalies ou parenthèses tendres, il nous parle de sa vie ou de celle des humains qu’il aime, admire, c’est avec un sourire presque ironique. Il s’exprime en une excellente demi-douzaine de langues et on a l’impression qu’il réinvente chacun de ces mots qui sont notre premier héritage, une raison d’exister, une fois sortis de l’enfance… mais pourquoi au juste… on y était si bien ! « Papa… Maman …mais vous dormez ? Ah bon, ce n’est pas grave, je vais dormir aussi ». Sa fascinante partenaire à la guitare est Edith Leerkes : trépidante, pieds nus, silhouette réconfortante, cheveux généreux, énergie redoutable et en phase avec cet Herman métaphysique qui nous dédie un « lait de la bonté humaine » selon Shakespeare.
Espace Pierre Cardin, les 15, 16 et 17 septembre à 20h30. Réservations : 01.42 65.27.35