10 octobre 2011

L’Ombelle du trépassé

de Jean Lambert-wild et Yann-Fanch Kemener
Direction et scénographie Jean Lambert-wild
Au milieu de la scène une très haute colonne emberlificotée dans un tissu brillant, avec au sommet un homme debout, d’abord dans le noir « épiant le crépuscule de ce monde épuisé». Notre comédien parle et chante en français, en langue bretonne et de plus en plus fort. « Je vous vois » « Je me vois»…Les lumières et les bruits peuvent décliner ou bien devenir intenses. Il évoque des « droits de l’homme submergé ». Il hurle parlant d’une vie qui serait un « festival de l’inutilité ». Il tourne et re-tourne sur son perchoir pour stylite et convoque aussi des « cris perdus dans une montagne de mots » et encore « celui qui est prisonnier de la terre ».
Nous emmenant dans son voyage, il philosophe. Devenus les confidents nécessaires du poète qui a pour mission de transmettre puisqu’il sait qu’il est sur sa voie-à-lui, nous autres dans la salle louvoyons un peu et sourions. Il peut aussi décider qu’il est « prisonnier de la terrible montagne des mots », et donc que « cela pourrait durer encore…» Est-ce lui qui a dit çà ou nous qui l’avons pensé ?
Maison de la Poésie jusqu’au 30 octobre, du mercredi au samedi à 20 heures,
Dimanche à 16 heures. Réservations : 01 44 54 53 14