11 novembre 2011

Urgent crier !

Textes d’André Benedetto, adaptation et mise en scène de Philippe Caubère
Accompagné par Jérémy Campagne à la guitare.
Donc Caubère jouerait Benedetto ? Il ne le joue pas, il le devient, parce qu’il l’est d’emblée. Sur la feuille de route de ce comédien multi-facettes figure: fasciner. Urgent crier est le titre  du premier recueil de poèmes de ce ‘poète, acteur et démiurge’ qu’il a ‘admiré et adoré’.
Benedetto ? Zoom-arrière : débuts au festival qui deviendra off à Avignon dans ce Théâtre des Carmes installé dans un lieu anciennement religieux, soit ce premier pseudo-sacrilège mais avec consécration en vue. A Avignon Caubère a été une sorte de pape. A la Maison de la Poésie (ex-théâtre Molière) à Paris il raconte,  ressuscitant Benedetto avec cet accent méridional  plus qu’intempestif mais si parfait et qu’il n’abandonnera qu’à la toute fin, tout cela accompagné de mimiques et de gestuelles résolument gauches. Vous aviez donc dit fasciner ?
C’est fait puisque la salle vibre. Le guitariste qui joue rarement mais infiniment bien de son instrument, apparaît et réapparaît derrière ses micros and-Co. Vers la toute fin nous avons droit à une séquence flamboyante, rock-and-rollesque avec marées de fumées.
Maison de la Poésie, du mercredi au samedi à 20 heures, dimanche à 18 heures. Réservations : 01 44 54 53 00 et www.maisondelapoesieparis.com