03 mai 2012

Carnet d’enfance, de Jacques Courtès

Mise en scène de Stanislas Grassin, avec Jacques Courtès et Christine Kotschi
Serait-ce le carnet de notes qu’on devait toujours avoir dans son cartable pour le montrer à ses parents sans évidemment tenter de transformer le 0 en 1 devant le 4 (sur 20) en maths.
L’enfance remise en question par l’adolescence. Jacques Courtès, regard écarquillé et qui questionne, sourire de gosse et jolie barbe blanche réconfortante de grand-père, aime re-convoquer les émotions, les rêves - les illusions ? - de ses dix ans. D’accord, il se rongeait alors les ongles, mais il s’en émerveille encore et encore. Au départ des bruits de machine à écrire, mais la scène est vite toute à lui. Quoiqu’à jardin, dans la pénombre il y ait cette élégante et sculpturale musicienne et sa demi-douzaine d’instruments à cordes qu’elle manie telle une brodeuse et dont elle joue étonnamment. Enfance d’un gamin né face à la Méditerranée. La poly-musicienne peut faire une jolie moue de môme réprimandée, cependant que les lumières ont monté. Voilà l’homme à terre jambes presque en croix ; on se dit : le gosse est tombé de sa balançoire ! On a tout faux. Il se rapproche de sa partenaire. Tous deux manient ensemble cet instrument dont le son évoque les petites vagues venant mourir sur la plage un matin ou un début d’après-midi d’été. Vous mettrez dans votre poche ce carnet pour le communiquer aux gens que vous aimez.
Théâtre Darius Milhaud, 80 allée Darius Milhaud, Paris 19ème.
A 19 heures le lundi, jusqu’au 25 juin. Réservations : 01 42 01 92 26