11 mai 2012

Sous ma peau, le manège du désir

de et avec Geneviève de Kermabon.
Ce spectacle va cartonner : adieu les monologues dépassés du bon vieux vagin ! La comédienne-auteur a recours a des masques effarants aux yeux régulièrement exorbités - un certain voyeurisme oblige - et des perruques truquées qui la métamorphosent ; avec aussi ces pantins supposés ingénieux qu’elle manipule laborieusement et dont on se dit qu’elle copulerait bien avec, voyez poupées quasi gonflables, l’une d’entre elles ressemblant à sa mère ou sa grand-mère et autres femmes aussi peu avenantes. Une autre encore, masculinisée, arbore un sexe aussi dérisoire que détachable dont elle se débarrasse comme d’un confetti. Non, elle ne grimpe pas vraiment aux rideaux… quoique des cintres descendent des cordages auxquels elle s’accroche pour mieux exécuter un numéro de plus car tout ce qu’elle fait se veut performance. C’est laborieux et nous avons saturé assez vite.
Théâtre Lucernaire jusqu’au 30 juin, du mardi au samedi à 21 h30 et les dimanches à 15 heures. Réservations : 01 45 44 57 34