04 juin 2012

Le fond de l’ère effraie de Bruno Coppens

Mise en scène : Eric de Staercke, avec Bruno Coppens et Pierre Poucet au(x) piano(s)
Pour vous dire la joie éprouvée à la découverte de ce spectacle, les mots nous manquent : forcément ils sont tous du côté de Monsieur Coppens. Ligués là, ils s’emberlificotent, jouant entre eux assez scélératement, il faut l’avouer. Ils nous mettent ‘chaos’ et nous voilà vite incapables de ramasser la moindre balle au bond. Or les mots sont ces pères et mères sans lesquels nous ne serions jamais venus au monde. Coppens et son charmant partenaire alias Riton aux horaires stricts derrière son demi-bar de départ devient un pianiste souriant assis devant son instrument sur un tonneau à bière. Il déplace et manipule deux de ses instruments, tandis que Coppens clame à nouveau que, fêtant ses cinquante ans il en veut à la personne qui lui aurait dit et redit « Ma mère aime beaucoup ce que vous faites ! » Il chante, imite et mime ceux qu’il aime et son Trenet à lui est plus que bien bon. Il a fait dégringoler un large rideau de fond de scène lequel atterrissant sur ses épaules et l’enveloppant en a fait un empereur en super-toge. Vous cavalez déjà pour essayer de ne pas manquer un prochain jeu de mots jubilatoire déjà très loin derrière vous ! Et bien vous n’en pouvez déjà plus tandis que lui re-contre-attaque. Pourquoi, faussement mal à l’aise, attend-il des bougies d’anniversaire pour un cinquantenaire trop confirmé, lesquelles cohabitant avec un gâteau ad hoc lui sont apportées par son Riton aussi souriant que désopilant? Pour partager avec nous cette ultime séquence où, s’adressant au public, il demande qu’on lui envoie des mots à l’aide desquels il pourra rebondir et recommencer à dire à l’infini... Bon prochain anniversaire Monsieur Coppens !
La Pépinière théâtre, du mardi au samedi à 19 heures. Réservations : 01 42 61 44 16