25 juin 2012

Lettres de Calamity Jane à sa fille

Traduction Marie Sully et Grégory Monro, mise en scène et scénographie Gérard Chatelain.
Avec Catherine Rétoré
Dans le noir une voix qu’on croit off… puis lumières ; au centre du plateau une table ronde avec une chaise derrière, la dame aux cheveux joliment relevés s’y installe : chemise blanche, pantalon asexué et large ceinture. Elle pose son sac à dos sur le sol, en extrait ce qu’on croit être de simples accessoires mais une magie s’installe : elle se met à pétrir voluptueusement ce qui deviendra une vraie pâte à tarte et à éplucher quasi-religieusement des pommes jaunes. Elle manie successivement un rouleau puis un moule qu’elle beurre consciencieusement : tout sera prêt à partir au four à la toute fin, avec une vraie bougie posée sur le gâteau. Entre temps elle aura disposé en rond l’une après l’autre sur la table d’autres petites bougies à utiliser pour diffuseur de pseudo-encens pakistanais. On pense : Jane dédie tout cela à sa fille, cette Janet (Catherine prononce Jané) rejetonne apparemment accidentelle qui devient jeunette et jeune-fille/jeune-femme même si elles ne se sont jamais vraiment rencontrées ni confrontées. Le texte est du genre : « Alors, j’étais avec Bill qui m’a dit que … ah oui ? Bon ! Mais avant, j’avais vu Jack et on… » Soit une séquence de commentaires genre simples reportages sans intérêt. Mais la comédienne qui les défend peut aussi nous la jouer à l’Arletty soit « atmosphèèèère ». Elle est excellentissime. Dommage que la traduction du texte soit vieillotte, et quant à la tarte à venir où en est-elle avec une vraie cerise sur le gâteau ?
Théâtre le Lucernaire, du mercredi au samedi à 18h30, réservations : 01 45 44 57 34.