06 octobre 2012

La conversation, de Jean d’Ormesson

Mise en scène Jean Laurent Silvi, avec Maxime d’Aboville et Alain Pochet.
« L’instant où Bonaparte adulé par les Français décide de devenir empereur » : un résumé accrocheur. Le fringant jeune Corse est face à ce Cambacérés qui va sur ses cinquante ans et dont on se souvient qu’il était plus fasciné par les messieurs que par les dames. Le décor et la mise en scène sont sommaires : le futur Napoléon Premier se lève et va s’asseoir devant une table du genre bureau ; son partenaire en fait autant à son tour, et puis c’est l’inverse, et l’inverse de l’inverse dans un décor minimaliste. Leurs échanges sont très touchants, même si parfois l’auteur nous ressort des citations aimées mais archi-connues et des bons mots qui ont fait mouche il y a un temps. Maxime d’Aboville, jeune comédien rare mais confirmé à la voix et la présence ensorceleuses, fascine tant il décrypte l’ambition d’un personnage qui se croit investi d’une mission quasiment sacrée. Son partenaire en adoration devant ce précoce donneur de leçons, n’en peut plus. Musique, noir et fin. Allez découvrir cet amusement au Théâtre Hébertot du mardi au samedi à 19 heures. Réservations : 01 43 87 23 23.