05 octobre 2012

Müller Machines

Textes de Heiner Müller, traductions de Jean Jourdheuil, Jean-Pierre Morel, Jean-François Peyret et Heinz Schwarzinger
Mise en scène, musique et vidéo Wilfried Wendling, création lumières Annie Leuridan,
Avec Denis Lavant, Cécile Mont-Reynaud et Kasper T.Toeplitz
Soit une vraie meute de traducteurs pour Herr Müller. Chez nous Müller est un meunier et cela donne : « Meunier tu dors, ton moulin… ton moulin va trop vite… ». Ici tout va trop fort et fonce dans le mur. Bruits résolument atroces, lumières à vous dézinguer, voire vous amener à sortir à tâtons avant la fin. Autre fausse mi-temps: dans l’obscurité on n’entend que la voix du seul-en-scène à venir, sur fond des raclements de gorge et toussotements d’un public qui ne comprendra que très ou trop tard qu’il n’y a rien à comprendre et qui va subir ce texte qui ne comporte que des faux-aphorismes consternant de banalités. L’équipe est déménageante : une charmante danseuse aérienne a grimpé et regrimpera pour de vrai à d’effarants rideaux. Bref… Cher Denis Lavant nous vous guettons espérant que vous allez vite devenir un Denis Laprès… soit après ce que ne pourrions que qualifier de bidouillage.
Maison de la Poésie, jusqu’au 28 octobre, du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.