21 septembre 2013

A flanc de colline, de Benoît Moret

Avec José Paul, Didie Brice, Caroline Maillard, Benoît Moret, décor Nitroscenium, son et lumière Jean-François Dominguès, costumes Stéphanie Vaillant, accessoires Emmanuel Marais et Cécile Patrou ; musique originale : Jérôme Hédin.
« Librement inspirée d’une histoire pas vraie » cette comédie a pour cadre 'une maison pas forcément bleue' quoique adossée à une colline. Rassurez-vous : tout va s’embrumer et s’allumer sur la scène, et dès le départ dans la salle les spectateurs jubilent à la vue du décor rocambolesque : toutes sortes d’animaux empaillés ou peints et dessinés ou dont on ne voit que la tête tout droit sortis de contes de fées ou de fables de La Fontaine. Et on ne vous dira rien de ceux qui, gigantesques peluches, seront déposés pendant un noir sur ce plateau dont ils occuperont un bon quart ne perturbant aucunement l’équipe de comédiens qui vous raconte ou revit une saga pseudo-familiale. Un père et son fils se retrouvent dans l’ex-maison de famille dont le nouveau propriétaire est une sorte de ‘beauf’. Rigolard et sympathique il ne peut rien comprendre au film, disons plutôt à la saga, de cette famille qui s’imaginerait peut-être recomposable. Notez que la suave jeune dame n’intervenant qu’à la toute fin n’en a certainement rien à faire et que depuis le début les comédiens sont tellement bons, vrais, frais, que les rires n’arrêteront pas de fuser. La faute en est d’abord à José Paul avec ses sourires en coin, sa voix musicale et sa présence intense. L’auteur et sa troupe vous proposent un surréalisme aussi léger que joyeux. «C’est un divertissement» a déclaré mon voisin. Le théâtre n’est-il pas aussi fait pour ça ?
Théâtre Tristan Bernard, du mardi au samedi à 21 heures et le samedi à 18 heures. Réservations : 01 42 61 18 00 et 06 07 63 69 83.