24 avril 2014

L’aide-mémoire, de Jean-Claude Carrière

Mise en scène de Patrick Courtois, avec Guylaine Laliberté et Michel Laliberté
C’est elle Suzanne qui va remettre en marche la mémoire de Jean-Jacques, homme à l’emploi du temps et au mode d’emploi organisés et aux relations amoureuses aussi bien gérées que raisonnables. Elle vient s’installer dans son studio, genre garçonnière, et s’est allongée dans son lit, ayant investi aussi son placard à habits et planté son sac de voyage au milieu de la scène. Que va-t-il lui arriver et que va-t-il leur arriver… l’idée de départ est amusante : donc ce qui pourrait n’être qu’un match deviendra-t-il une love-story ? Allons-nous marivauder ou bien J-J convoquera-t-il les flics pour avoir une certaine paix chez lui ? Ou encore aurons-nous une happy end ? La pièce habile (peut-être même trop puisque si bien ficelée) a des épisodes touchants, surtout quand Elle Lui déclare qu’elle vit en couple avec un homme richissime et avec qui elle a des projets énormes, pour ensuite avouer qu’elle lui a... et c’est un des meilleurs moments de la pièce puisqu’on bascule dans le vrai rêve. Lui va se déboutonner au propre autant qu’au figuré, pour jeter l’éponge, abdiquer et avouer qu’elle a gagné le match : Elle, finaude perturbatrice et perturbée et Lui, mâle finalisé. Présentée en cette saison dans deux théâtres parisiens aux programmations exigeantes, cette pièce touchante, malgré ses rythmes légèrement déconcertants va faire ‘carrière’, c’est sûr à Paris jusqu’au 10 juin et en Avignon à l’Essaïon-Avignon et de nouveau à l’Essaïon-Paris d’octobre 2014 à janvier 2015.
Théâtre Essaïon, lundi et mardi à 20 heures.
Réservations : 01 42 78 46 42.