07 avril 2014

Variations sur Hiroshima mon amour

Texte de Marguerite Duras, mise en scène de Patrice Douchet
Avec Dominique Journet Ramel. Précisons que Dominique est une dame comme le sont d’autres Claude(s) et Camille(s).
Embrouillaminis dans une mise en scène et en espace multi facettes et encombrées, donc un comble sur cette scène où l’art doit jongler avec, ou se marier à l’essai. Mais il s’agit de variations et Alain Resnais, patron et ange gardien du tout, n’est plus hélas ici-bas. La Marguerite a regrimpé dans les cintres il y a des lustres, elle qui nous renvoyait aux nôtres. Au départ il y a forcément un homme et une femme : avec une initiation pour elle, juste pubère, et une redécouverte pour lui, asiatique initié. Sur le plateau ça s’allume et ça va brûler. Sur l’écran on lit des messages politico-intello-scientifico, et quoi d’autre encore ? Non-non Marguerite, vraie Donnadieu, n’habite pas dans la Somme ; elle vient et revient d’un pays… La comédienne s’active, change drolatiquement de tenues, les éclairages malins interviennent de façon intermittente à jardin et à cour, donc tout fonctionne mieux que très bien, mais pour quelles raisons sortez-vous de ce spectacle en vous frottant les yeux? Ne nous dites surtout pas que devant votre écran ou votre ordinateur chéri vous serez retournés à Hiirrô-shiima et que… « Pourquoi nier l’évidente nécessité de la mémoire ? » telle est la « notice à lire de préférence avant le spectacle » que propose le metteur en scène.
Théâtre Lucernaire du mardi au samedi à 18h30. Réservations: 01 45 44 57 34.