11 juillet 2014

Johnny Mangano and his astonishing dog

Texte de Michel Tremblay, adaptation de Marie-Line Laplante
Mise en scène d’Harry Holtzman, avec Catherine Le Goff et Frédéric Tellier
Vous vous êtes dit : pourquoi ce titre dans la langue de Shakespeare, nous sommes chez Molière diantre ! Oui et non car cette pièce chahuteuse est due à un écrivain originaire de la «Belle Province» où nos cousins cultivent ce cynisme, ce réalisme, et un sens de l’absurde qui a fini par nous abandonner presque, mais pourquoi et quand déjà ? Soit un homme, une femme et cette chienne Kiki plus qu’ahurissante, partenaire et remetteuse en question permanente. Notez que Kiki serait la chienne de Johnny, dresseur de canins que Carlotta a dû accepter comme partenaire ou tierce personne. Mais elle est persuadée que cela s’est fait contre son gré. Nous ne vous révélerons rien de plus du scénario que vous pouvez probablement envisager, mais nous tenons à vous dire une fois encore que seule cette salle du paradis, au Lucernaire, pouvait héberger un pareil trio. Les éléments du décor sont fabuleux et drolatiques, les costumes sidérants car ils clignotent et vous frottant les yeux, vous pensez «réveillez-moi, pincez-moi ou faites-moi atterrir si j’ai décollé.» Derrière un faux rideau magique à cour, Lui joue de la musique et fait son numéro de prestidigitateur, caché mais pas en coulisses. Vous aboyez à force de rire. Cela se passe bien sûr, à l’étage supérieur du théâtre, dans la salle du Paradis, cette petite salle au sommet du Lucernaire, qui devient gigantesque tant les hurlements de rire en font éclater les murs. Et vous descendez les trois escaliers avec Lui : pardon avec Elle, et le chien-chien : pardon la chienne de garde qui va faire de votre fin de soirée et de votre nuit un ravissement.
Théâtre Lucernaire, du mardi au samedi à 19 heures, jusqu’au 13 Septembre. Réservations : 01 45 44 57 34 et www.lucernaire.fr