09 août 2014

Les sept jours de Simon Labrosse si sa vie vous intéresse, de Carole Fréchette

Mise en scène de Cendre Chassanne, avec Nathalie Bitan, Laurent Lévy et Philippe Saunier
« Sept jours c’est vite passé » dit le petit bonhomme à ses spectateurs, à qui il a aussi révélé qu’ « il y eut un jour, il y eut un matin » parodiant qui déjà ? Il n’y aura pas de déjà, le petit bonhomme a commencé à vous séduire et donc à vous perturber. Son problème ? Il est sans emploi ; son camarade Léo, poète, n’arrive pas à écrire comme il le voudrait parce qu’« il pleut des briques sur le monde pourri ». Mais le gars Simon le réconforte. Quant à Nathalie, elle pourrait être la femme dont Simon aurait besoin, lui ce cascadeur, spectateur personnel, finisseur de phrases laissées en suspens, flatteur d’ego, allégeur de conscience, receveur de colis et évidemment « remplisseur de vie ». On se dit très vite que cette semaine-là ne devrait jamais finir tant elle tente de ranger les choses et les gens tout en dérangeant systématiquement tout, et vous pensez… non, vous ne pensez pas Beckett et la clique, mais vous entendez Labrosse dire « Quand un gars a plus rien, il lui reste sa vie. Je veux dire, il peut toujours raconter sa vie ! » Et puis il avoue : « Nathalie, ne t’en vas pas tout de suite ! Je… j’ai besoin de toi… » Aujourd’hui on parle de crise : la leur est aussi métaphysique qu’indispensable. La mise en scène est… non, on ne vous en dira rien avant le huitième jour et on ne passera surtout pas la brosse à reluire. Bien sûr c’ est le fidèle Lucernaire qui cet été est le lieu où vous pouvez aller aimer le théâtre, rire et sortir pour rêver et rire encore.
Théâtre Lucernaire : du mardi au samedi à 20 heures, réservations : 01 45 44 57 34.