14 octobre 2014

La terre s’appelle Pablo

Monologue sur le poète Pablo Neruda, conception et écriture de Luis Del Rio Donoso
Mise en scène et interprétation : Michel Pilorgé
Avec Jean-Luc Tassel : piano et arrangements des thèmes originaux et Christophe Pons : violon.
Tous deux sont étonnants et jouent remarquablement bien ensemble, l’archet du violoniste étant la baguette d’un chef et l’instrument du pianiste tour à tour une aube et une aurore symphoniques. Michel Pilorgé est un raconteur se reposant sur un banc à jardin puis qui vient à l’avant-scène, s’installant parfois au centre sur une chaise, avec à la main le manuscrit, ce texte qu’il dit, lit, interprète, réinvente. Il a de l’empathie, de l’humeur et de l’humour ; mais il est d’abord au service d’un texte qui réinvente son univers. C’est une terre fantastique, préhistorique, aux montagnes violentes qui bordent et définissent son continent. Les spectateurs ont décollé et volent, promus aigles ou rapaces. Cependant que le piano est devenu orgue et le violon un décapeur de cœur humain, parfois mozartien. Et puis voilà que les musiciens se mettent à entonner des chants celtiques. La terre s’appelle ?... Vous jubilez ! On sait qu’il y aura une fin à tout cela mais on ne l’attend pas, on n’en veut pas. On plane encore. Et Neruda qui avoue avoir été «ombre et solitaire» nous confie que vivre, cela veut dire : «parler, lire, écouter, s’épanouir». L’a-t-il écrit en français, lui qui, comme Luis Del Rio Donoso chilien, a choisi la France peut-être comme fille aînée et surtout tant aimée.
Théâtre du Nord-Ouest, lundi 20 octobre à 19 heures et les lundis 10, 17 et 24 novembre à 19 heures. Lundis 1er et 8 décembre à 19 heures. Réservations : 01 47 70 32 75.