08 février 2015

Le Clochard stellaire

Pièce de Georges de Cagliari, mise en scène de Sara Veyron interprétée par Pierre Margot
Avec, entre autres, des poèmes de René Char, Nazim Hikmet, Antonin Artaud, Pablo Neruda, Louis Aragon, Allain Leprest, mais aussi de Walt Whitman, Andrée Chedid, Junzaburo Nishiwaki, et Georges de Cagliari.
De la folie avant toute chose, et pour cela… des décors avec lumières interstellaires et d’abord une brouette roue en l’air sous laquelle le comédien est renversé et dont il émerge avec peine. Il se retrouvera contre elle à la fin dans une lumière rougeoyante. De petites étoiles dans les cintres, et des feuilles de papiers descendant de ces mêmes cintres. Et ne nous dites pas que cela vous rappelle une certaine autre mise en scène avec un certain Denis Lavant sous des feuilles du genre linges familiaux ou pas, mis à sécher sur un fil plus que symbolique. Ici des symboles il y en a autant que d’images. Et le ciel demeure étoilé, même si le désespoir reste de saison pour un mortel qui ne sait que trop qu’il l’est aussi... et nous de même. Donc ça ne peut que décoller. La voix ou rauque ou céleste du comédien vous y aide. Il reprend sa brouette, jette à terre les livres, ces volumes devenus inutiles ; il repart vers les étoiles, et nous lui en décernons une pour sa performance.
La Manufacture des Abbesses, jusqu’au 28 février, du mercredi au samedi à 19 heures. Réservations : 01 42 33 42 03 et manufacturedesabbesses.com