13 mars 2015

L’idiot de Dostoïevki, Part. 1

Adaptation et mise en scène de David Goldzahl.
Six comédiens dont certains jouent plusieurs rôles (parfois un homme devient une mère noble : c’est gaguesque mais convaincant) et cela brillamment.
Le prince Mychkine que selon l’auteur on prend pour un idiot est en fait un naïf et, un homme de cœur. On comprend que revenu de Suisse où il a été soigné pour une maladie dont on ne vous dit surtout pas le nom, il se voit moqué par les siens qui ne vivent que par et pour l’argent et le pouvoir. Il y a plusieurs mondes entre le prince qui ne voyage qu’avec un baluchon contenant ses « objets personnels » indispensables et ceux qui l’accueillent en faisant semblant de le recueillir.
Evidemment il tombe sous le charme de la jeune femme séduisante qui en fait est une libertine sans scrupules. Il n’y a pas de fin envisageable pour ce qui s’intitule la part.1 (première partie en français) de ce Dostoïevski joué au premier degré par une équipe dynamique voire très remontée dans un décor rudimentaire mais aux lumières violentes et compliquées ce qui constitue un autre paradoxe, avouez-le !
Attendons la part.2 (en français seconde ou deuxième partie) ? Mais, demanderez-vous, où est passée la Sainte Russie profonde de ce Fédor que nous aimons tant ?
Théâtre des Déchargeurs, jusqu’au 11 avril, du mardi au samedi à 21h30. Réservations : 01 42 36 00 50.