13 juillet 2015

Les fiancés de Loches

Comédie musicale de Georges Feydeau et Maurice Desvallhès, mise en scène et musique d’Hervé Devolder
Il va falloir se réfugier dans des tranchées pour ne pas devenir la cible de rafales de superlatifs.
Ce spectacle se donne dans une salle vraiment royale d’un palais paradisiaque. Versailles n’a qu’à bien se tenir, chers touristes de notre été torride. Quant à la Comédie Française au coin du prestigieux boulevard : loin derrière ! Même si Loches rime avec cloche (voyez « sonnerie de » et également sa version argotique) et encore avec moche, se fiancer c’est promettre de s’unir plutôt rapidement par des liens sacrés et de résister à toute tentation d’où choix de cette ville.
Patronyme d’un des protagonistes : Saint Galmier. Saint Galmier patron de cette autre ville du creux de la France priez pour eux, pour nous et pour tous ! Décors qui vous sidèrent avant de vous ravir quand ils descendent du ciel – pardon : des cintres - jolies portes vitrées qui n’en sont pas forcément, mais seulement des raisons d’entrer ou de sortir après s’être changé en coulisses. Il va sûrement y avoir un entracte dit mon voisin Helvétique donc forcément pratique et rationnel. Non Mademoiselle, non Madame, non Messieurs, non gentils lycéens et lycéennes. Tous ravis. Continuez de jouir de cette avalanche de jeux de mots farcesques et comme dédiés à des faux demi-sourds. Mais « Mettez ça là, on va le trier » est un des conseils que donnent les professeurs d’art dramatique à leurs élèves éperdus. Éperdus vous allez l’être tant tout est parfait : les comédiens-chanteurs et joueurs de musique, les lumières aux couleurs fortes, les costumes d’époque si authentiques qu’ils font rêver et décoller de ce monde pour rejoindre les angelots dodus aux cheveux bouclés du plafond.
Théâtre du Palais Royal jusqu’au 15 août, voir horaires et réservations : www.theatrepalaisroyal.com