04 octobre 2015

Le Chant des Oliviers

Comédie de Marilyne Bal, mise en scène d’Anne Bouvier.
Avec Jean-Claude Dreyfus, Julia Duchaussoy et Frédéric Quiring.
Décor de Sophie Jacob ; costumes : Emilie Sornique ; musique : Hervé Devolder.
Sans lui ce champ serait une sorte de désert, même si ses deux partenaires sont d’excellents comédiens car Jean-Claude Dreyfus est une vraie bête de scène qui a cette qualité insensée de donner l’impression qu’il invente son texte et improvise alors que tant de d’acteurs n’envisagent de dire - parfaitement il est vrai – que celui qu’ils ont appris. Pardon pour ce petit préambule qui nous a paru opportun de vous dédier ici. Mais la pièce demanderez-vous et vous aurez raison de le faire... Donc un certain Jacques qui fut restaurateur et ne bénéficie cependant pas de retraite, vit en Provence dans la maison de Léa, sa fille unique. Stridulez chères cigales sous vos oliviers ! Léa annonce à son père qu’elle va épouser Fahed, cuisinier d’origine libanaise. Nous ne vous avons pas encore dit qu’au centre du plateau il y a une table plutôt gigantesque sous un projecteur qui l’est tout autant. Ce qui va se jouer entre le patriarche et les tourtereaux sera touchant autant que désopilant, funambulesque et vaudevillesque. Bref, cette affaire Dreyfus est assurément splendide. Elle se donne au Splendid, lieu où l’on est si bien accueilli, ce qui pour nous autres spectateurs sensibles est plus qu’important.
Au Splendid, 48 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris, du mardi au samedi à 19 heures. Réservations : 01 42 08 21 93.