23 octobre 2015

Nous qui sommes cent

Texte de Jonas Hassen Khemiri ; traduction Marianne Ségol-Samoy ; mise en scène Laura Perrotte.
Avec Caroline Monnier, Laura Perrot, Isabelle Seleskovitch.
Sur le plateau sont posés une petite locomotive rouge qui est un vrai-faux jouet, un pseudo-banc et un nounours petite peluche. S’y trouvent trois jeunes femmes pieds nus, cheveux longs et blonds ramassés en queue de cheval. Leurs robes sont joliment démodées, longues, et ressemblent à des habits de gamines, surtout pas serrées à la taille. Musique déconcertante au départ, mais départ de quoi ? D’une triple confession ? D’un rêve qui n’en est et n’en sera pas un ? Nos trois jolies parlent, se confient, deux d’entre elles s’étreignent gentiment ; l’une d’elle est soudain allongée, une autre a revêtu une longue robe noire de princesse en deuil, ou de diva. Celle-ci chante divinement bien. Où sont-elles et où sommes-nous avec elles ? Non pas encore en Scandinavie où le soleil se lève et se couche à des heures qui ne sont pas tout à fait les nôtres. Cette terre de rêves, de cent rêves certainement, et non pas sans rêves, est sans cauchemars. Tout se veut légèreté. Nos comédiennes, très en symbiose, ont été toutes les trois formées dans le même cours, cela se voit, se sent, s’entend et vous serez vite plus que quelques cents à les adorer et à ressentir une décharge de plus aux Déchargeurs.
Théâtre Les Déchargeurs, du mardi au samedi, jusqu’au 7 novembre. Réservations : 01 42 36 00 50.