02 mars 2016

Le Chant des coquelicots

Mise en scène : Muriel Corbel et Bernard Colin ; avec : Karine Mazel-Noury et Pierre Deschamps.

Des histoires de guerre bien évidemment, des histoires de France, une histoire d’homme et de femme qui ont quoi donc à faire ensemble, à part… une pièce qui n’a rien d’autre de mieux que d’être donnée une fois par semaine, soit le lundi jour de la lune. La comédienne est en robe écarlate, son partenaire en chemise blanche et pantalon neutre tout-à-fait comme il faut. Et puis leurs façons de raconter, de se raconter, d’envisager la vie à une époque où elle était peu prévisible, voyez guerres ou simples conflits. Lui et Elle, Elle et Lui évoluent de façon si intelligente et si attendrissante qu’on se demande quels si bons maîtres ils ont pu avoir. Est-ce qu’ils dansent ? Non, pas vraiment, c’est mieux encore : ils évoluent de telle sorte que les spectateurs sourient tant ils sont ravis et émus. Vous avez compris que le chant était un champ, et que les jeux de mots ne sont pas de simples formules. Plus les comédiens se parlent plus leurs voix se font chaleureuses, plus la dame nous séduit plus son partenaire nous convainc. Cette petite odyssée nous tourneboule tellement les rapports entre Lui et Elle deviennent fraternels. On n’a pas envie d’imaginer qu’il puisse y avoir une fin. Coquelicot ou cocorico vrai chant du coq ? Allez adorer, pardon admirer ce couple idéal.
Théâtre les Déchargeurs, 3 rue des Déchargeurs, Paris 1er. Jusqu'au 18 avril, le lundi à 19h30. Réservations: 01 42 36 00 50.