05 avril 2016

Je l’appelais Monsieur Cocteau, de Carole Weisweiller

Adaptation de Bérengère Dautun ; mise en scène de Pascal Vitiello; avec Bérengère Dautun et Guillaume Bienvenu.
Mais ce « JE SUIS » qui est-ce donc ? Pas de réponse, surtout pas. Pourquoi sur l’affiche le nom de Cocteau est-il énorme et en rouge? Pardonnez-nous chers daltoniens, mais le rouge est ici à l’honneur et Bérengère porte une robe de cette couleur genre Chanel, ou peut-être même signée de l’illustre maison, qui l’habille parfaitement alors qu’elle déploie des gestes de danseuse classique accompagnés d’une voix à la musicalité fascinante. Elle s’assoit côté jardin dans un fauteuil en osier, l’homme devenu un partenaire plus que touchant et efficace la rejoint, se cache derrière le rideau central, blanc et très minimaliste, sur lequel surgissent des projections parfaitement choisies. Et surtout une musique au piano dont on ne vous dira pas qui l’a signée ; cela tiendrait d’une stupide leçon que Bérengère n’apprécierait guère. Vous aimerez cette courte pièce et le portrait d’un Cocteau aux yeux si tendres et fatigués. Mais où était donc l’autre Jean (Marais bien sûr) sans qui rien n’aurait été possible ? Il n’est même pas cité…
Carole Weisweiller est l’auteur de cette pièce publiée aux éditions Michel de Maule.

Théâtre Studio Hébertot ; du mardi au samedi à 19 heures, le dimanche à 17 heures. Réservations : 01 42 93 13 04.