12 avril 2017

Marie-Antoinette correspondances privées, d’Evelyne Lever.

Mise en scène de Sally Micaleff, avec Fabienne Périneau.
A jardin un fauteuil, à cour une chaise et une table sur laquelle il y a de quoi écrire, bien sûr à l’ancienne. La comédienne se déplacera continuellement de droite à gauche ou bien se posera au milieu. Elle porte une robe blanche avec dentelles, cheveux pendants, à peine apprêtée. Fabienne Périneau interprète notre dernière reine embastillée à la veille de connaître un destin tragique, la Révolution ayant décidé sa mort. Seule liberté qui lui est accordée, elle peut écrire à des correspondants dont nous ne savons rien. Elle dévoile son intimité quotidienne, et nous livre ce qui ne constitue que des anecdotes de sa vie de femme, de mère et de reine à la cour de France. Elle évoque le roi, les fils qu’elle a donné à la couronne, sa rencontre avec le comte de Fersen qui l’a troublée, et son implication progressive dans les affaires de l’Etat. Ecrit comme un feuilleton télé, la pièce n’en est pas une. Il manque une intrigue vraie susceptible de capter l’attention du spectateur. On a une succession d’évènements auxquels il manque ce qui pourrait exciter l’esprit. Fabienne Périneau semble avoir choisi de jouer son rôle a minima se contentant de nous livrer un cours d’histoire très scolaire. Le Lucernaire a fait un choix qui nous déçoit.
Théâtre du Lucernaire, 53 rue ND des Champs, Paris 6ème. Jusqu’au 7 mai du mardi au samedi à 18h30 et le dimanche à 16h. Réservations : 01 42 22 66 87.