<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280</id><updated>2012-01-20T19:14:43.334+01:00</updated><title type='text'>de jardin à cour</title><subtitle type='html'>Aller au théâtre, toutes sortes de théâtres, ceux où de jeunes auteurs se sont nommés Ionesco, par exemple. Privilégier les lieux où on est véritablement accueilli pour y partager et prolonger la joie éprouvée, départ d’un bouche-à-oreille. Nous souhaitons le faire écran-à-écran.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://marieordinis.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>835</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7081283292627031813</id><published>2012-01-20T19:13:00.005+01:00</published><updated>2012-01-20T19:14:43.339+01:00</updated><title type='text'>Phèdre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;de Racine&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Mise en scène : Ophélia Teillaud et Marc Zammit&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Scène nue, pas de décor, aucun accessoire, seuls des carrés de lumières blanches rejoints par d’autres colorées avec trajectoires élaborées. Les actes se concluent par des bruits effroyables, apocalyptiques, à s’en boucher les oreilles. Mais on est au royaume des dieux d’un Olympe impitoyable. Des costumes simples d’une grande beauté (un brin nipponne) mettent en valeur les corps des quatre comédiennes. Tour à tout hiératiques et frénétiques, elles décrètent être hallucinées par des passions charnelles. On aimerait les croire. Le parti-pris de mise en scène mais d’abord la façon de nous dédier les vers de Racine choisie par Ophélia Teillaud et Marc Zammit est aussi rationnelle que redoutable: les voix et les mots claquent. Mais alors tendresse, émotion, et cette fragilité de nous autres qui sommes et voulons demeurer humains, Racine ne s’en serait-il donc jamais soucié ?&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre Mouffetard&lt;/b&gt;, jusqu’au 25 février, du mercredi au vendredi à 20h30, samedi à 17 h et 21h, dimanche à 15h. Réservations : 01 43 31 11 99 et www.theatremouffetard.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7081283292627031813?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7081283292627031813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7081283292627031813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/phedre.html' title='Phèdre'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2369338986396803212</id><published>2012-01-19T12:16:00.000+01:00</published><updated>2012-01-19T12:16:22.791+01:00</updated><title type='text'>Le premier</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d’Israël Horovitz&lt;br /&gt;Adaptation et traduction de Claude Roy, mise en scène de Léa Marie-Saint Germain, joué par&lt;br /&gt;les comédiens de la Compagnie des Aléas.&lt;br /&gt;Une ligne blanche genre large bande de scotch est collée à l’avant de la scène. Derrière, en diagonale, quatre jeunes gens et une jeune femme tentent de passer devant celui ou celle d’avant, sortes des chevaux libérés de leurs starting-blocks ou encore ces élèves zélés qui autrefois, lorsque le maître (ou la maîtresse) posait une question pour voir s’ils avaient « suivi », levaient frénétiquement le doigt et criaient « preum’s » !&lt;br /&gt;Ces comédiens pharamineux jouent des caractériels, foutraques, sur un rythme endiablé - puisqu’il est probablement bon qu’un démon soit là. Léa Marie-Saint Germain et sa troupe ont une énergie divinement ravageuse. La dame en rouge et vert aux cheveux sagement enchignonnés et boucles d’oreilles distinguées, mais qui pourrait être aussi une… se fait refiler comme un ballon de volley par ces messieurs déchaînés. Mais la musique de Mozart est là, suave et divine puisque pour Horovitz lui seul est le premier.&lt;br /&gt;La fin ? Ils sont maintenant alignés face à nous, la ligne blanche et plastique a été découpée en cinq morceaux, on ne vous dira surtout pas comment parce que c’est une performance plus que surréaliste. Eugène Ionesco revendiquait une certaine paternité d’Horovitz, mais pour nous ce serait tout aussi bien ‘inverse-réciproque’ et sans la moindre récupération.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Les Déchargeurs&lt;/b&gt;, les lundis à 21 h 15, jusqu’au 27 février. Réservations : 01 42 36 70 56 et lepolepresse@gmail.com&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2369338986396803212?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2369338986396803212'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2369338986396803212'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/le-premier.html' title='Le premier'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2872567421243248209</id><published>2012-01-16T13:25:00.006+01:00</published><updated>2012-01-16T13:28:43.447+01:00</updated><title type='text'>Une scène, de Diastème</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec Andréa Brusque et Julien Honoré, &lt;br /&gt;mise en scène de l’auteur&lt;br /&gt;Lui et Elle: comédiens charmants, beaux, touchants, et une scène : celle qu’ils se font, assis côte à côte sur des chaises face public et où trois fois gentiment l’un fera basculer et tomber l’autre au plancher. Parce que « l’amour est une aventure ». « Je ne veux pas de scène »… « Tu fais quoi demain matin ? »… « Ta mère, pourquoi je la connais pas ? ». « Je ne sais pas ce qu’est une vie normale ». Musique : ‘Je t’ai dans la peau’. « Les femmes sont prévisibles » et puis « mon cœur, mon amour, ma femme ». « Tu crois que je déteste les comédiens ? » Noir. Il y aura des tangos ravageurs et puis encore d’autres noirs. « Tu veux que je fasse des claquettes ? ». Tous deux tournent autour de la table centrale, mais elle, montée dessus : « Mon cœur est une forteresse impénétrable » et « Je préfère la déception au mensonge ».&lt;br /&gt;«Tu m’as trompé combien de fois ? » Musique. La comédienne faisant mine de répéter son texte est devenue somnambulesque. Lui ressort des coulisses. Face à nous tous deux côte à côte sont accrochés à leurs portables. Sa réplique à lui : « Excusez-moi, elle est sortie ?». Devinez ce qu’elle demande de son côté ? Re-noir puis fin. &lt;br /&gt;Ce spectacle aussi étrange que court percute.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Ciné 13 Théâtre&lt;/b&gt;, du mercredi au samedi à 19h. &lt;br /&gt;Réservation : &lt;a href="http://www.cine13-theatre.com/" target="_blank"&gt;www.cine13-theatre.com&lt;/a&gt;/, 01 42 54 15 12&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2872567421243248209?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2872567421243248209'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2872567421243248209'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/une-scene-de-diasteme.html' title='Une scène, de Diastème'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4401385388400616118</id><published>2012-01-15T10:55:00.000+01:00</published><updated>2012-01-15T10:55:32.047+01:00</updated><title type='text'>Le Bourgeois Gentilhomme de Molière</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mise en scène de Marcel Maréchal&lt;br /&gt;Non, le comédien principal n’a pas choisi d’être affublé d’un &lt;i&gt;ptit-marcel&lt;/i&gt;, il s’est ensatiné dans un sous-vêtement rutilant sur lequel il a revêtu un manteau genre ‘de cour’ constellé de reproductions de cartes postales en noir et blanc avec photos de la Tour Eiffel et autres lieux pour touristes à la queue-leu-leu dans la capitale. Pari gagné ? Ce Maréchal nous voici a décidé que tout est clowneries, cirqueries, pirouetteries, avec parfaites turqueries au final. Pourquoi s’est-il entre-temps fait une tête de Kadhafi sous un bonnet idoine? L’équipe étonnante aux costumes chatoyants évolue en chaussures aux pointes rebiquantes. Stop ! Sifflet d’arbitre pour une fausse mi-temps : monsieur M-M a décidé de jouer les gardiens de but si-et-quand ça lui chante. Heureusement sa moitié est là : Madame Jourdain, Agnès Host, pieds sur terre et à la voix de stentor quand celle de son conjoint trémole. L’équipe des comédiens qui récupèrent tous plusieurs rôles avec accents du Périgord ou d’ailleurs est rapataplante. Mentions spéciales ? la Marquise dont notre bourgeois gâteux et amoureux, redevenu un bébé bouche plus que bée, est une &lt;i&gt;p..ain&lt;/i&gt; surtout pas respectueuse dans un costume serré trop blanc et à la diction qu’une Dalida n’aurait pas reniée. L’homme le plus redoutable, son amant et son ‘coach’ est un quasi Karl Lagersfeld. Vous avez dit pantalonnade ?&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre 14&lt;/b&gt;, jusqu’au 25 février, mardi, mercredi, jeudi à 19h, matinée samedi à 19h. Réservations : 01 45 45 49 77&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4401385388400616118?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4401385388400616118'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4401385388400616118'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/le-bourgeois-gentilhomme-de-moliere.html' title='Le Bourgeois Gentilhomme de Molière'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4510864320768865570</id><published>2012-01-12T12:21:00.001+01:00</published><updated>2012-01-12T12:22:22.793+01:00</updated><title type='text'>Lo Speziale</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;opéra bouffe de Goldoni, musique de Haydn&lt;br /&gt;Adaptation, direction musicale et piano : Andrée-Claude Brayer, &lt;br /&gt;mise en scène Anne-Marie Lazarini&lt;br /&gt;Les qualificatifs sont parfois trop faibles pour dire la joie qu’offre un spectacle, mais ravissement est le mot qui vient à l’esprit dès les premières minutes de cet opéra-bouffe « &lt;i&gt;presque pochade mais avec de réelles qualités dramaturgiques&lt;/i&gt; » selon la metteur en scène, donc burlesque et satirique. Soit Venise telle qu’en elle-même : le décor est à la fois réaliste, stylisé et « &lt;i&gt;posé sur la mer &lt;/i&gt;» d’une ville « &lt;i&gt;qui ne repose sur rien&lt;/i&gt; » selon Jean-Pierre Vernant cité par Anne-Marie Lazarini. Elle a demandé à François Cabanat de réaliser ce décor et on jubile : au jardin un pont où sont installés cinq musiciens, à la cour l’étal pléthorique de l’apothicaire, ce &lt;i&gt;speziale&lt;/i&gt;, plus quelques bancs transbordables que les comédiens déménagent, et sur lesquels ils montent puis en descendent symboliquement. Dans ce décor la mise en scène est résolument sobre, les déplacements également, mais musiciens et acteurs-cantateurs et cantatrice font décoller le tout en permanence. L’intrigue est simplette ; Griletta ravissante jeune pucelle mais vraie rouée et ce trio d’hommes qui la convoitent : son barbon de tuteur d’abord, l’employé de celui-ci et un riche prétendant. Lequel obtiendra sa main ? Pas celui auquel vous pensiez, bien sûr (quoique…), mais au fait est-ce important ? Les musiques que vous dédient les cinq musiciens, les voix des quatre interprètes aussi excellents comédiens que chanteurs, le travail qu’ils ont accompli et les talents de toute la troupe vous étonneront : une fois encore le verbe est faible.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre Artistic Athévain&lt;/b&gt;s jusqu’au 26 mars, lundi, mardi, samedi à 20 h 30, mercredi, jeudi à 20 h, vendredi à 19 h et dimanche à 16h. Réservations : 01 43 56 38 32. &lt;br /&gt;Reprise le 29 juin au Festival d’Auvers-sur-Oise.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4510864320768865570?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4510864320768865570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4510864320768865570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/lo-speziale.html' title='Lo Speziale'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-412284996736975588</id><published>2012-01-06T19:15:00.000+01:00</published><updated>2012-01-06T19:15:57.285+01:00</updated><title type='text'>Premier combat, Jean Moulin.</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mise en scène Christian Fregnet, avec Valéry Forestier et Christian Julien.&lt;br /&gt;Le titre de la pièce est celui du livre de Moulin (1899-1943) prince des Résistants dont de Gaulle a loué la force de caractère, la clairvoyance et l’énergie. Le rôle de cet homme plus qu’héroïque a été tenu au cinéma par Charles Berling et Francis Huster perpétuels jeunes premiers à la voix et la présence fascinantes. Valéry Forestier leur emboîte le pas avec finesse, tendresse et détermination, face à Christian Julien qui joue en force, habilement et très ‘physiquement’ le rôle du tirailleur sénégalais compagnon de cellule du résistant condamné au pire, la veille de sa tentative de suicide.&lt;br /&gt;A l’avant-scène un grillage sépare les spectateurs des comédiens pendant toute la durée de la pièce : vous pensez d’abord « grille de zoo ». Récupérant les lumières des projecteurs c’est un écran irritant, mais une fois les lumières devenues plus neutres il émeut singulièrement. &lt;br /&gt;Les partenaires nous parlent, se font écho mais ne dialoguent pas vraiment. Projeté sur le rideau de fond, des chiffres indiquent les heures matérialisant le compte-à-rebours. Des « tinc-tinc-tinc » genre bruits de cloches ponctuent le tout. Les dates ? Encore et toujours un certain 15 juin 1940 dont il ne se remettra pas.&lt;br /&gt;Côté cour, ce préfet très apprécié, en poste aux quatre coins de la France énumère ses engagements : « J’ai été soldat pendant la grande guerre… La France s’est écroulée… ». Il ôte puis ré-endosse régulièrement, systématiquement, sa veste d’uniforme aux revers brillants.&lt;br /&gt;A jardin le Sénégalais se fait la barbe, ouvre un sac dont il extrait ses ‘effets’ indispensables, puis se recouche sur ou sous une couverture marronnasse d’époque dont on suppose qu’elle n’a pas dû souvent passer chez le teinturier.&lt;br /&gt;Jean Moulin a tenté de s’ouvrir la gorge: « J’ai perdu beaucoup de sang ». Le huit juillet suivant il est dans un train l’emportant en Allemagne où il mourra d’épuisement devançant la solution finale. Sur le plateau notre Sénégalais s’est de nouveau allongé. Noir…&lt;br /&gt;Ce spectacle dérangeant se donne au Lucernaire.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/b&gt;, jusqu’au 25 février, du mardi au samedi à 18 h 30. Réservations : 01 45 57 34&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-412284996736975588?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/412284996736975588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/412284996736975588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/premier-combat-jean-moulin.html' title='Premier combat, Jean Moulin.'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4458445012975773246</id><published>2012-01-04T18:09:00.004+01:00</published><updated>2012-01-04T18:10:32.311+01:00</updated><title type='text'>Richard III n’aura pas lieu, ou scènes de la vie de Meyerhold</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Matéi Visniec.&lt;br /&gt;Mise en scène de David Szulman.&lt;br /&gt;Le titre est un clin d’œil : vous pensez à cette guerre qui selon Giraudoux n’aura pas lieu d’être ; Visniec vous a mis le grappin dessus et, intrigué, vous effectuez votre première pirouette. La vaste scène du Théâtre 13 est mise à nu : aucun élément de décor mais des câbles, des échelles et des murs bruts. Un homme assis dans un fauteuil somnole au centre du plateau : tout peut commencer. L’homme est ce Meyerhold comédien féru de Tchekhov mais qui, lui tournant à moitié le dos, inventera cette « biomécanique » qui fait de l’acteur un clown, silencieux ou pas, un pantin à la gestuelle explicite, et d’autres extra-terrestres qui dénoncent les fausses folies et les vraies déviances. Les soviétiques ayant décidé que Gorki est le seul bon auteur à avoir prôné le réalisme socialiste déclarent que Meyerhold est un déviationniste. Ils le feront exécuter par leur police secrète à l’âge de soixante-six ans.&lt;br /&gt;L’homme (Volodia) sort de son fauteuil sur les planches pour vociférer, expliquer ce qu’il attend du comédien longiligne aux cheveux de sirène qu’il a choisi pour jouer le monarque shakespearien en passe de devenir un monstre avec ou sans bosse. Il étreint sa femme au visage effaré et au ventre énorme, parturiente aux délais de gestation dépassés, qui hurle à tout va. Autour d’eux évolue une douzaine de personnages, dont une secrétaire avec machine à écrire portable et à l’ancienne au patronyme tchékhovien. Ils et elles entrent, se racontent, font semblant de faire leur autocritique, sortent en courant pour laisser la place à ce généralissime encasquetté aux moustaches si reconnaissables qui fume une pipe énorme et fait un numéro chaplinesque : la salle éructe et le message passe à tous les niveaux. Visite du père de Volodia qui lui, plon-plon, ne fait pas son autocritique. Mais vodka ! &lt;br /&gt;Et puis la prison. Le rideau de fer du théâtre a scindé la scène en deux. Volodia à l’avant-scène est allongé sur un lit de prison ; le gardien obtus qui le veille, homme d’une campagne profonde, parle de son cheval à lui. Le royaume de cet ahuri est effectivement une toute petite écurie. Coups donnés dans le rideau de fer, tout rebascule. L’épouse de Volodia a fini par mettre au monde devant nous un enfant âgé d’une dizaine d’années, ce camarade-homme-nouveau avec une couronne qui va aller insolemment dire leur fait à tous ces adultes largués. Re-vodka ! Mais tous ont fini de danser, rire et chanter. Tableau final : à l’arrière-plan la quinzaine de comédiens est alignée et Volodia à l’avant-scène a les yeux bandés. &lt;br /&gt;Ces comédiens étonnants formés par le metteur en scène sont une équipe soudée. Le spectacle d’une heure et demie sans temps morts, mais ponctué par des musiques nobles et belles est jubilatoire. Camarades-futurs-spectateurs, un tel adjectif du genre ‘convenu’ vous semble-il trop politiquement correct ?&lt;br /&gt;Allez vite redécouvrir Visniec.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre 13 / Jardin&lt;/b&gt;, 103 boulevard Auguste Blanqui, jusqu’au 12 février, mardi, jeudi, samedi à 19h30 ; mercredi, vendredi à 20h30, dimanche à 15h30. Réservations : 01 45 88 62 22&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4458445012975773246?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4458445012975773246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4458445012975773246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2012/01/richard-iii-naura-pas-lieu-ou-scenes-de.html' title='Richard III n’aura pas lieu, ou scènes de la vie de Meyerhold'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5547989623627671834</id><published>2011-12-18T21:21:00.001+01:00</published><updated>2011-12-18T21:21:31.414+01:00</updated><title type='text'>Terminus Matsushima</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; 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Il arrive de Mitsushima. Sa camarade prétend ne pas savoir où cela se situe. Ils échangent des propos joviaux dignes de pseudo-mondains un poil snobinards, où jeux de mots alternent avec faux-aphorismes et jugements péremptoires concernant leurs soi-disant copains et copines. Arrive Melvin&amp;nbsp;: le trio devisera jusqu’à une fin qui se révèle aussi étrange que forte, car à l’aide d’une quinzaine de pseudo-monologues Gautier s’est mis à dire ce Japon qui le hante depuis qu’il y a été en mission à l’époque du Tsunami. Il y a aimé cette Kayoko qu’il vouvoie, une veuve dont le mari qu’elle aimait tant avait une maîtresse, mais qui va accoucher d’un enfant apparemment ni envisagé ni voulu mais dont il serait le père. Au Japon, pays où une pudeur format XXL est impérative, tout se paye et on n’avoue rien tout de suite parce que ‘ne gêner personne est la règle’. Il y règne ce que les Européens qualifient ‘d’éternelle servilité’. L’enfant à naître risque d’être atteint de malformations. A la séquence quatorze Gautier avoue qu’il aurait dû réfléchir avant, sur sa responsabilité dans cette conception.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quant à Valentine, Gautier aurait pu l’aimer et être aimé d’elle. Mais Melvin la regarde comme une «&amp;nbsp;conquête possible&amp;nbsp;». Les répliques courtes continuent de fuser masquant à peine le désarroi d’êtres de plus en plus largués et qui n’ayant pas toujours le mot juste à leur disposition, utilisent celui d’à côté. C’est étrange et séduisant. Tout s’achèvera en mars 2011 avec l’évocation de cerisiers en fleurs d’un printemps qui survient «&amp;nbsp;comme un défi au malheur&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Evoluant sobrement sur ce très petit plateau, avec pour troisième lieu une sorte de loge côté jardin où Gautier pour ses monologues endosse successivement des uniformes et autres costumes explicites, les trois jeunes et beaux comédiens sont touchants. La mise en scène est simple mais le texte et le propos dérangent puisque comme l’avoue l’auteur, il est question des&amp;nbsp;«&amp;nbsp;valeurs de notre civilisation&amp;nbsp;»&amp;nbsp;et du «&amp;nbsp;grand écart entre plusieurs cultures&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Vous sortirez remué de ce Tsunami-ci&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre Darius Milhaud&lt;/b&gt;, 80 Allée Darius Milhaud, 75019 Paris, le mercredi à 21h15, le jeudi à 19h15. Réservations&amp;nbsp;: 01 42 01 92 26 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5547989623627671834?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5547989623627671834'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5547989623627671834'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/12/terminus-matsushima.html' title='Terminus Matsushima'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-24591266237345797</id><published>2011-12-15T18:32:00.000+01:00</published><updated>2011-12-15T18:32:41.899+01:00</updated><title type='text'>Frédéric Strouck dans French Class</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:TrackMoves/&gt;   &lt;w:TrackFormatting/&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:PunctuationKerning/&gt;   &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;   &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:DoNotPromoteQF/&gt;   &lt;w:LidThemeOther&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt;   &lt;w:LidThemeAsian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;   &lt;w:LidThemeComplexScript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;   &lt;w:Compatibility&gt;    &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;    &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;    &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;    &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;    &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;    &lt;w:SplitPgBreakAndParaMark/&gt;    &lt;w:DontVertAlignCellWithSp/&gt; 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Celle des spectateurs est de fou-rire. Au programme de Frédéric&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;chansons anglo-saxonnes adaptées en français, d’autres écrites sur le thème des Etats-Unis, et encore celles qui mêlent l’anglais et le français, plus des chansons françaises adaptées en anglais ou ayant fait un succès aux Etats-Unis&amp;nbsp;». Merci monsieur le proviseur&amp;nbsp;! Est-il souhaitable de résumer académiquement ce que nous dédie ce Peter panesque Mister Strouck et de vous citer les titres des airs et mélodies avec ou sans textes ambitieux et ravageurs qui vous font chantonner sous la douche depuis de jolies lurettes&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Voua avez donc dit Mireille Mathieu, Régine, Sylvie Vartan, Claude François, Aznavour, Nougaro, Polnareff, Michel Legrand&amp;nbsp;; et outre-mer ou océans&amp;nbsp;: Presley, Sinatra &lt;i&gt;and co&lt;/i&gt; que Frédéric nous dédie. Clignant de son œil facétieux Strouck, à la voix remarquablement modulable, chante, mime, commente, re-chante et enchante. Au fond de la scène un large écran où s’affichent les textes et les paroles de ces &lt;i&gt;must&lt;/i&gt;, mais aussi de ces &lt;i&gt;gags&lt;/i&gt;. Tout peut y être aussi décalé que gaguesque. Accessoires rigolos, parfois pléthoriques, fumées qui font mine de tout brouiller. Débrouillez-vous avec ce scénario dont nous avons eu la tentation d’imaginer qu’il a été inspiré par ses parents à ce jeune Fredo incernable. «&amp;nbsp;Tu ne sais pas ce que tu veux faire plus tard&amp;nbsp;? Bon, ton premier atout sera impérativement…&amp;nbsp;» Et ces géniteurs de l’expédier dans un monde anglo-saxonnant pour l’y coincer un temps et l’initier voire l’addicter à la langue de Shakespeare, la seule, la vraie, rapide et forcément destinée à nous submerger tous. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La French Class est mise en scène par Sophie Tellier et Olivier Podesta.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre des Blancs Manteaux&lt;/b&gt;, du lundi au mercredi à 21 heures, le dimanche à 16 heures. Réservations&amp;nbsp;: 01 48 87 15 84&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-24591266237345797?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/24591266237345797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/24591266237345797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/12/frederic-strouck-dans-french-class.html' title='Frédéric Strouck dans French Class'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1209784392169391265</id><published>2011-12-12T12:33:00.002+01:00</published><updated>2011-12-12T12:33:56.487+01:00</updated><title type='text'>Chat en poche</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; 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L’histoire est plus que bien connue: soit un jeune homme, charmant au demeurant, mais pris pour un ténor renommé par le richissime Pacarel, marchand de sucre qui souhaite promouvoir sa fille à la voix forcément suave. Celle-ci, pseudo-faustienne, a re-composé un opéra mettant Gounod dans le coup&amp;nbsp;: vous vous sentez un peu largués&amp;nbsp;? Normal, le but de Feydeau n’est-il pas de vous interloquer en permanence&amp;nbsp;? Lui se frotte les mains en coulisses, dans des loges, voire au premier balcon des théâtres qu’il chérit&amp;nbsp;et où il sait que son public va jubiler. Pour ce spectacle Nathalie Hamel a réuni les comédiens avec lesquels elle aime travailler et auxquels elle donne remarquablement le ‘la’.&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Guettez les reprises prochaines de ce spectacle&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1209784392169391265?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1209784392169391265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1209784392169391265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/12/chat-en-poche.html' title='Chat en poche'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1449681754756047250</id><published>2011-12-07T19:06:00.003+01:00</published><updated>2011-12-12T12:34:25.204+01:00</updated><title type='text'>L’écume des jours</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Boris Vian&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mise en scène Béatrice de La Boulaye, adaptation Judith Davis&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec Blandine Bury, Hubert Delattre, Cindy Doutres, Romain Vissol, Nicolas Guillot, Marie Hennerez. Piano et bruitages&amp;nbsp;: Pierre Gascoin. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;D’après ce roman qui à sa parution fit un joli flop, bien qu’à la grande époque de Saint-Germain-des-Prés Boris était partout à la fois.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Un piano bien sur, et au centre de la scène des coffres-cubes aux couleurs primaires recouverts de plastique. Les comédiens s’y installent ou se jettent dessus. Eux sont en collants à rayures&amp;nbsp;; se déshabillant et se rhabillant ils arborent des tenues aux vestes dont les manches se détacheraient facilement. Les comédiennes ont d’abord leur brochure à la main, pour nous faire comprendre qu’on est en répétition&amp;nbsp;; la vie n’étant que cela puisque la mort serait la première vraie mise en scène de l’existence. Ce roman (soixante-huit chapitres soit deux cents pages) a été écrit à l’âge de vingt-cinq ans par un Boris qui sentait qu’il ne vivrait pas très longtemps. Sur les planches ça danse et ça swingue&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;love is love&amp;nbsp;» façon Beatles&amp;nbsp;; s’ensuivent des bruitages drus. Accessoires archi-colorés et de plus en plus de déguisements aussi grotesques que rocambolesques. A l’arrière-plan un demi-écran&amp;nbsp;de cinoche, Vian ayant disparu des nôtres après son passage dans une de ces salles obscures où il aimait se retrouver face à un certain lui-même. Mais «&amp;nbsp;La noce ce sera demain&amp;nbsp;» n’est-ce pas&amp;nbsp;? Trois couples faits, à faire ou seulement ébauchés. Et puis, partenaire d’un des jeunes messieurs, cette jolie Chloé dont un demi- poumon est envahi par un nénuphar, plante se développant si vite à la surface de l’eau des choses et qui la neutralisera&amp;nbsp;: elle meurt face à nous. «&amp;nbsp;Elle était si douce&amp;nbsp;»…. Remballez maintenant les qualificatifs que les amoureux et sectateurs enfiévrés de Vian mais aussi ses détracteurs acharnés déversent&amp;nbsp;; ils n’ont probablement pas compris qu à côté de ses manipulations jouissives de la langue française, la tendresse était son mode d’emploi autant que sa feuille de route.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Comédiens avenants, mise en scène avec trouvailles. Forcément ça pétarade un peu&amp;nbsp;:« rapataplan&amp;nbsp;» dans cet ex-Théâtre du Tambour Royal.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre de Belleville&lt;/b&gt;, du mardi au samedi à 21 heures, dimanche à 18 heures. Réservations&amp;nbsp;: 01 48 06 72 34&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1449681754756047250?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1449681754756047250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1449681754756047250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/12/lecume-des-jours.html' title='L’écume des jours'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3638886740256961981</id><published>2011-11-27T18:21:00.000+01:00</published><updated>2011-11-27T18:21:25.953+01:00</updated><title type='text'>Bistro !</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; 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&lt;/span&gt;France tonitruaient réclamant leur combientième verre d’alcool fortissime à des serveurs qui, selon eux, lanternaient… &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Bistro est une pièce malicieuse écrite et mise en scène par des dames, où trois personnages sur quatre sont féminins, et où l’homme qui les escorte sur les planches est&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;plutôt épisodique, un brin farfelu, cependant que le musicien au piano mène la danse, même quand il ne joue pas de son instrument, car bien que&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;muet, ses mimiques à elles seules sont une vraie partition.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et c’est parti… Donc une dame brune et en robe, une dame blonde, cheveux très courts et en pantalon, une troisième gracieuse qui pourrait être leur marraine&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;dans un bar dont un aigle&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;à deux têtes orne le comptoir. L’établissement va fermer, il faut donc déménager. Ce que vos comédiens se mettent à faire dans tous les sens du terme.&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Et quand on doit évacuer les objets qui ont ponctué votre vie, les femmes, convenez-en, au cours de ce recensement à rebours, sont reines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Musique&amp;nbsp;!&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;Ils chantent. Nostalgie&amp;nbsp;? Même pas&amp;nbsp;: chez les Ruskoff,&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;n’est-ce pas, on passe du rire aux larmes en un clic. Déclaration de principes ou&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;d’amour&amp;nbsp;:&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;«&amp;nbsp;Cher Fred, je vous aime beaucoup&amp;nbsp;». Laquelle des trois lui a dit cela&amp;nbsp;? Fred&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Elle me prend pour un photographe&amp;nbsp;». &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Et Fred encore&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Je suis célibataire&amp;nbsp;» Ah bon&amp;nbsp;? Il&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;est sorti, elles restent. Quelques noirs. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il et elles chantent. Une d’elles monte sur un tabouret au milieu de la scène. «&amp;nbsp;Y a pas de mal à se faire du bien&amp;nbsp;». Ils chantent ensemble à nouveau, de plus en plus&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;ravissamment ce qui constitue une progression dramatique pour une pièce qui ne veut pas vraiment en être une, mais dont nous aimerions que vous disiez à vos amis qu’elle est un divertissement au sens le plus exigeant du terme, servi par une équipe de comédiens convaincants. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le Théâtre de l’&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Œuvre&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;a un choix de programmation exigeant et une fois encore il nous charme.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre de l’Œuvre,&lt;/b&gt; du mardi au samedi à 21 h, matinées samedi à 18h30 et dimanche à 15h30. Réservations&amp;nbsp;: 01 44 53 88 88&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3638886740256961981?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3638886740256961981'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3638886740256961981'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/bistro.html' title='Bistro !'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2518702009172906987</id><published>2011-11-26T10:01:00.000+01:00</published><updated>2011-11-26T10:01:05.269+01:00</updated><title type='text'>Le Horla</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;!--[if gte mso 9]&gt;&lt;xml&gt;  &lt;w:WordDocument&gt;   &lt;w:View&gt;Normal&lt;/w:View&gt;   &lt;w:Zoom&gt;0&lt;/w:Zoom&gt;   &lt;w:TrackMoves/&gt;   &lt;w:TrackFormatting/&gt;   &lt;w:HyphenationZone&gt;21&lt;/w:HyphenationZone&gt;   &lt;w:PunctuationKerning/&gt;   &lt;w:ValidateAgainstSchemas/&gt;   &lt;w:SaveIfXMLInvalid&gt;false&lt;/w:SaveIfXMLInvalid&gt;   &lt;w:IgnoreMixedContent&gt;false&lt;/w:IgnoreMixedContent&gt;   &lt;w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;false&lt;/w:AlwaysShowPlaceholderText&gt;   &lt;w:DoNotPromoteQF/&gt;   &lt;w:LidThemeOther&gt;FR&lt;/w:LidThemeOther&gt;   &lt;w:LidThemeAsian&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeAsian&gt;   &lt;w:LidThemeComplexScript&gt;X-NONE&lt;/w:LidThemeComplexScript&gt;   &lt;w:Compatibility&gt;    &lt;w:BreakWrappedTables/&gt;    &lt;w:SnapToGridInCell/&gt;    &lt;w:WrapTextWithPunct/&gt;    &lt;w:UseAsianBreakRules/&gt;    &lt;w:DontGrowAutofit/&gt;    &lt;w:SplitPgBreakAndParaMark/&gt;    &lt;w:DontVertAlignCellWithSp/&gt; 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Cela vous séduira puisque la nouvelle de Maupassant devenue pièce de théâtre destinée à nous faire &lt;i&gt;«&amp;nbsp;passer plus d’un frisson dans le dos&amp;nbsp;» &lt;/i&gt;selon l’auteur est l’histoire de cet homme qui pense être devenu fou quand il découvre qu’un être immatériel et fantomatique a investi son existence, faisant de lui un personnage double ou dédoublé. Celui qu’il nomme le Horla, grignotant son univers, le guette sous son toit. Quand pour raser son brin de barbe matinale il se regarde dans un miroir il est seul, mais celui qui le hante fait que pour survivre, il s’est mis à tenir un journal où il nous livre jour après jour les ultimatums de cet être-là. Sur le plateau Jérémie Le Louët a installé des objets-gadgets anecdotiques qu’il manipule et déclanche. Les lumières clignotent et s’affolent, des bruits atroces de bombardements&amp;nbsp;vous secouent: de quoi vous rendre sourd à vie. Des voix- off intempestives sont souvent plus off que off. Le comédien à la présence troublante et aux yeux énormes (hors normes&amp;nbsp;?) les utilise professionnellement. Il se donne à fond. Et que dire de la petite sueur coulant sur sa joue droite à son mi-parcours&amp;nbsp;? Nous dédiant les musiques qu’il aime, il chante avec elles. Puis tout se débande avec des comptes à rebours à régler d’urgence pour ne pas re-basculer…sculer…sculer..sculer. Des bruits de plus en plus tonitruants et puis l’inévitable incendie final Victime du Horla, le manipulateur-manipulé soupire: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Comme ce fut long&amp;nbsp;!&amp;nbsp;».&lt;/i&gt; Mais cette folie-là ne dure qu’une heure dont vous émergerez en titubant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre Mouffetard&lt;/b&gt;, du mercredi au samedi à 19 heures. Réservations&amp;nbsp;: 01 43 31 11 99&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2518702009172906987?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2518702009172906987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2518702009172906987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/le-horla.html' title='Le Horla'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4533903987574090801</id><published>2011-11-19T15:49:00.002+01:00</published><updated>2011-11-19T15:50:19.371+01:00</updated><title type='text'>Bal-Trap</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Xavier Durringer&lt;br /&gt;Mise en scène d’Eve Weiss, avec Laurence Collard, Caroline Valmont, Letti Laubies et Anne de Rocquigny (en alternance) Christophe Petit et Ludovic Pinette (en alternance). Le musicien est Séverin Dupouy.&lt;br /&gt;Un club de nuit, un musicien sur un mini-podium. Matin pour petite fin de partie ou peut-être le début d’une autre. Deux couples : jolies blondes et leurs partenaires respectifs qui savent que pour emballer une femme il faut d’abord la faire rire et qu’après on peut tout tenter et tout réussir. Donc Gino et Lulu, Bulle et Muso se seraient rencontrés comme par hasard et échangent des cigarettes, se mettent à raconter puis à se raconter. Ça s’emberlificote vite et joliment. Notez qu’on est à une époque où l’important est d’abord de « &lt;i&gt;faire &lt;/i&gt;» l’amour quitte à ce que les femmes « &lt;i&gt;tombent &lt;/i&gt;» enceintes. Décolletés vertigineux, shorts ravageurs mettant en valeur leurs cuisses pulpeuses, elles se redessinent la bouche avec un rouge à lèvres intempestif et évoquent fièrement leurs multi-avortements : quelle revanche ? &lt;br /&gt;Précarité des échanges amoureux mais sexuellement indispensables : Hôtel Machin, chambre 53 ou même 54 ?&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Je t’aime, fous le camp !&lt;/i&gt; », mais aussi : « &lt;i&gt;Embrasse-moi !&lt;/i&gt; ». Lui s’exécute mais Elle: «&lt;i&gt;Pourquoi tu gardes les yeux ouverts ?&lt;/i&gt;»&lt;br /&gt;Les nôtres restent écarquillés parce qu’Eve Weiss signe une mise en scène diaboliquement divine, cependant qu’un certain ‘&lt;i&gt;lait de la tendresse humaine&lt;/i&gt;’ fait que Durringer nous attendrit. « &lt;i&gt;Je t’aime, un peu, beaucoup, tendrement, passionnément, à la folie&lt;/i&gt; ». Lui et Elle -mais lesquels - une fois encore l’un contre l’autre. La lumière baisse. Et bingo ! c’est remarquablement bien joué.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre Les Déchargeur&lt;/b&gt;s à 20 heures, du mardi au samedi ; réservations : 08 92 70 12 28&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4533903987574090801?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4533903987574090801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4533903987574090801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/bal-trap.html' title='Bal-Trap'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6012190199780901853</id><published>2011-11-16T20:37:00.004+01:00</published><updated>2011-11-16T20:38:50.635+01:00</updated><title type='text'>Le Vicaire</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Rolf Hochhuth&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Traduit de l’allemand par F. Martin et J. Amsler&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Adaptation et mise en scène de Jean-Paul Tribout, assistant : Xavier Simonin.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec Claude Aufaure, Mathieu Bisson, Emmanuel Dechartre, Eric Herson-Macarel,Laurent Richard, Xavier Simonin et Jean-Paul Tribout.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Le titre original de la pièce était&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;i&gt;Le lieutenant&lt;/i&gt;&lt;b&gt;,&lt;/b&gt; mais avec cette oeuvre provocatrice qui dans sa version intégrale dure huit heures on n’en est pas à un paradoxe ou à une approximation près. Sept personnages masculins&amp;nbsp;: soit le Pape, un nonce &lt;i&gt;(ambassadeur du Saint Siège «&amp;nbsp;accrédité auprès des États&amp;nbsp;»)&lt;/i&gt; , un cardinal, un Père général et un certain Fontana et son fils Richard, témoins emberlificotés de cette saga qui les dépasse, et puis ce Gerstein coincé entre eux tous, avec sa croix gammée sur le bras. Jean-Paul Tribout dans sa note d’intention dit vouloir &lt;i&gt;«&amp;nbsp;faire entendre au mieux toutes les nuances, tous les arguments antagonistes de la pièce, défendre tous les personnages, éviter à toute force la caricature, la dramatisation excessive, le pathos&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Il s’en tire parfaitement, épaulé par ses excellents camarades-comédiens. Sa mise en scène est sobre, ses décors le sont également. Mais l’intrigue&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Sa Sainteté Pie XII aurait parfaitement failli à son rôle de souverain pontife en ne dénonçant pas la Shoah, c’est à dire le massacre programmé des Juifs dont il avait une parfaite connaissance grâce à ses multiples et subtiles antennes. Se réfugiant dans son rôle de diplomate - conciliateur, il n’aurait entrepris aucune sorte de croisade et laissé se perpétrer des atrocités qu’aujourd’hui on ne connaît que trop. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La vérité&amp;nbsp;? L’auteur, personnage difficilement cernable à l’époque où il a écrit la pièce, semble avoir été manipulé, récupéré ou missionné par les services soviétiques dont il s’est fait le porte-parole ou peut-être même l’agent. Ceci expliquant cela.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;C’est dommage car il fait de ce personnage évanescent selon lui, quoique parfaitement interprété par Emmanuel Dechartre, un pape dont tous les travaux historiques récents démontrent amplement qu’il fut tout le contraire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre 14,&lt;/b&gt; jusqu’au 31 décembre, mardi, vendredi, samedi à 20h30, jeudi à 19h, matinée samedi à 16h. Réservation&amp;nbsp;: 01 45 45 49 77&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6012190199780901853?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6012190199780901853'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6012190199780901853'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/le-vicaire.html' title='Le Vicaire'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4945864632098008032</id><published>2011-11-11T18:10:00.005+01:00</published><updated>2011-11-17T19:03:57.762+01:00</updated><title type='text'>Urgent crier !</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Textes d’André Benedetto, adaptation et mise en scène de Philippe Caubère&lt;br /&gt;Accompagné par Jérémy Campagne à la guitare. &lt;br /&gt;Donc Caubère jouerait Benedetto ? Il ne le joue pas, il le devient, parce qu’il l’est d’emblée. Sur la feuille de route de ce comédien multi-facettes figure: fasciner. Urgent crier est le titre&amp;nbsp; du premier recueil de poèmes de ce ‘poète, acteur et démiurge’ qu’il a ‘admiré et adoré’.&lt;br /&gt;Benedetto ? Zoom-arrière : débuts au festival qui deviendra off à Avignon dans ce Théâtre des Carmes installé dans un lieu anciennement religieux, soit ce premier pseudo-sacrilège mais avec consécration en vue. A Avignon Caubère a été une sorte de pape. A la Maison de la Poésie (ex-théâtre Molière) à Paris il raconte,&amp;nbsp; ressuscitant Benedetto avec cet accent méridional&amp;nbsp; plus qu’intempestif mais si parfait et qu’il n’abandonnera qu’à la toute fin, tout cela accompagné de mimiques et de gestuelles résolument gauches. Vous aviez donc dit fasciner ?&lt;br /&gt;C’est fait puisque la salle vibre. Le guitariste qui joue rarement mais infiniment bien de son instrument, apparaît et réapparaît derrière ses micros and-Co. Vers la toute fin nous avons droit à une séquence flamboyante, rock-and-rollesque avec marées de fumées. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Maison de la Poésie&lt;/b&gt;, du mercredi au samedi à 20 heures, dimanche à 18 heures. Réservations : 01 44 54 53 00 et &lt;a href="http://www.maisondelapoesieparis.com/"&gt;www.maisondelapoesieparis.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4945864632098008032?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4945864632098008032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4945864632098008032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/urgent-crier.html' title='Urgent crier !'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8434895940931503944</id><published>2011-11-04T18:50:00.003+01:00</published><updated>2011-11-04T18:51:28.191+01:00</updated><title type='text'>Louise aux spectres rouges</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d’Emilie Sandre&lt;br /&gt;Mise en scène Emilie Sandre&lt;br /&gt;Cette Louise Michel est la saga d’une révoltée dès la naissance qui ne saura jamais lequel des seigneurs de ce château où elle est née est son père. Elle portera le patronyme de sa mère qui y était servante. Ecartelée entre deux mondes, consciente de l’être, elle veut établir ou rétablir un certain ordre, ou même l’Ordre. Point c’est tout.&lt;br /&gt;Emilie Sandre nous propose et nous impose cette femme pléthorique et dérangeante, « engagée » auriez-vous dit autrefois ? Pouah, quel vieil euphémisme.&lt;br /&gt;Sur la scène deux femmes et deux hommes. Madame Mère quasi-cacochyme est à l’arrière-plan et sa fille face à nous est d’abord dos au public. Les hommes confidents ou compagnons d’armes de Louise auxquels l’auteur rend hommage interviennent généreusement dans cette saga résolument didactique. Emilie Sandre ne donne pas dans la demi-mesure. &lt;br /&gt;Mais quand on aime on ne compte pas. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/b&gt;, dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8434895940931503944?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8434895940931503944'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8434895940931503944'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/louise-aux-spectres-rouges.html' title='Louise aux spectres rouges'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8596964648768540364</id><published>2011-11-03T17:43:00.002+01:00</published><updated>2011-11-03T17:43:45.646+01:00</updated><title type='text'>L’apprentie sage-femme</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d’après Karen Cushman&lt;br /&gt;Adaptation Philippe Crubézy, mise en scène Philippe Prader&lt;br /&gt;Interprétation Nathalie Bécue&lt;br /&gt;La Morveuse est une adolescente qui a perdu ses parents, c’est-à-dire ses moyens et même aussi ses raisons de vivre. Elle erre à la recherche mais de qui ou de quoi ? Une femme, la Pointue, la recueille et la surnomme Cafard. Termes crus, qualificatifs agressifs, langue étrange dans une traduction qui dérange. Très vite la comédienne seule en scène raconte et résume, puis devient tous les personnages auxquels elle a été confrontée. Elle se démène, arpentant généreusement la scène de ce Paradis qu’elle transforme un peu en salle de gymnastique.&lt;br /&gt;Donc la Pointue va permettre à sa recrue d’être une sous-sage-femme retroussant ses manches pour extirper de la femme - à son corps parfois défendant - « poussez, poussez, poussez ! » hurle-t-elle… ce petit amour de jolie chair fraîche dont les vagissements viennent faire écho aux hurlements de la parturiente.&lt;br /&gt;« Sssavez… » est le tic récurrent qui permet à la comédienne de mettre et re-mettre son public dans la confidence. La voilà qui se met à nous confier l’histoire d’une vache vêlant avec pour bilan deux veaux sortis pattes les premières.&lt;br /&gt;Mais en toile de fond il y a le village « où j’aimais bien vivre » avec ses senteurs pas toujours ragoûtantes, ses paysages dignes de peintres impressionnistes ou pas, mais aimés ; un village qui veille sur elle et sur nous aussi. L’écriture de Karen Cushman (et sa bonne traduction) colorée, charnelle plus que sensuelle, &lt;b&gt;nous sidère comme le fait une fois de plus Nathalie Bécue.&lt;br /&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/b&gt;, salle le Paradis, jusqu’au 31 décembre. &lt;br /&gt;Du mardi au samedi à 19 heures. Réservations : 01 45 48 91 10&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8596964648768540364?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8596964648768540364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8596964648768540364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/lapprentie-sage-femme.html' title='L’apprentie sage-femme'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2695021447001011884</id><published>2011-11-03T12:41:00.001+01:00</published><updated>2011-11-03T12:42:06.125+01:00</updated><title type='text'>Journal d’un curé de campagne</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Georges Bernanos&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Adapté et joué par Maxime d’Aboville&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Tentures noires, au centre de celle du fond un crucifix. A jardin une table vieillotte avec dessus un bougeoir et sa bougie. Derrière : un siège que le comédien déplacera jusqu’au centre de la scène. A cour un prie-Dieu. Mais si ce décor dans lequel évolue Maxime d’Aboville est minimaliste c’est tant mieux car ce sont sa silhouette autant que sa voix jeune, mélodieuse mais fragile aux intonations claires qui vous vont vibrer. Sa respiration devenue difficile le rend pathétique ; son regard, ses gestes sont courts ; il a des tics, crispe ses mains sur un mouchoir dont il se sert de plus en plus fréquemment. Jeune homme pudique puisque formaté au séminaire, il est très atteint par la maladie dont il sait qu’elle va l’emporter vite.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce jeune curé au « triste visage jaune » a décidé de « &lt;i&gt;noter au jour le jour, avec une franchise absolue, les très humbles, les insignifiants secrets d’une vie d’ailleurs sans mystère&lt;/i&gt; » soit ce qu’il « &lt;i&gt;confie au Bon Dieu presque chaque matin sans honte&lt;/i&gt; ». Il finira par sourire avant de mourir après sa traversée. Mais quelle traversée, et que fut-elle ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Nous sommes dans le nord de la France et le jeune abbé a avoué que sa paroisse était « &lt;i&gt;dévorée par l’ennui&lt;/i&gt; ». Bien sûr des notables devraient l’aider : sa situation financière comme celle de tous les membres du clergé est plus que précaire, mais Jésus est né dans une étable, n’est-ce pas ? Monsieur le Comte et son épouse pourraient - devraient - le soutenir, mais rien n’est vraiment simple dans cet Artois profond. Notre jeune curé a d’autres vrais amis, prêtres côtoyés dans son enfance, vivants ou non. Cependant Madame la Comtesse qu’il veut ramener à la vraie foi car le salut de son âme en dépend, meurt trop vite. Mais alors le bien et le mal ? «&lt;i&gt; La réflexion est un alibi par rapport à la prière &lt;/i&gt;»… et puis « &lt;i&gt;tout est grâce &lt;/i&gt;».&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La chandelle qu’il a allumée brûle fidèlement, des noirs ont mis fin aux épisodes voulus par Bernanos, mais le jeune homme s’est éteint et le comédien nous lit sa dernière lettre…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Ce spectacle, Dieu merci, est repris une fois encore à Paris.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre La Bruyère&lt;/b&gt;, dimanche à 16 h et lundi à 19 heures jusqu’au 16 janvier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Réservation : 01 48 74 76 99 &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2695021447001011884?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2695021447001011884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2695021447001011884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/11/journal-dun-cure-de-campagne.html' title='Journal d’un curé de campagne'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7039493352777888005</id><published>2011-10-30T21:35:00.000+01:00</published><updated>2011-10-30T21:35:20.591+01:00</updated><title type='text'>La Ballade de la geôle de Reading</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d’Oscar Wilde&lt;br /&gt;Avec Jean-Paul Audrain, au piano Monica Molinaro&lt;br /&gt;Au départ une musique tendre et réconfortante d’Erik Satie. Devant son piano, dos au public Monica nous fait aimer sa longue natte féerique et son profil gracieux quand elle se tourne vers l’homme venu investir la scène côté cour. Ils vont se partager Oscar mais le plus wildien des deux ne sera pas forcément celui sur lequel vous auriez misé. La musicienne nous convie à des envolées lyriques, romantiques, tendres ou cocasses selon ses compositeurs de dilection. Son partenaire, concentré, calme, presque recueilli, souhaite nous faire re-découvrir un Oscar à l’intelligence fulgurante mais en danger d’être détruit par le passage à vide de cette prison, « &lt;i&gt;caveau du désespoir&lt;/i&gt; » dont il n’émergera pas indemne, mais : « &lt;i&gt;qui a vécu plus d’une vie doit éprouver plus d’une mort&lt;/i&gt; ».&lt;br /&gt;Les musiques se succèdent et on aime les jolis gestes de Monica prenant ses partitions pour les déposer élégamment sur le haut du piano ; quant à son dernier « morceau » elle nous le joue… sans partition. &lt;br /&gt;Cependant ce Wilde devenu notre Wilde est de plus en plus lucide et métaphysique. Sa poésie musicale est lumineuse et ses paradoxes apparemment imposés, incontournables, se révèlent nécessaires et salvateurs. Jean-Paul Audrain et Monica Molinaro vous prendront tous deux par la main et par le cœur.&lt;br /&gt;Que tenter de vous dire de plus ? Allez aimer cette Ballade au Théâtre du Nord-Ouest.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/b&gt;, dans le cadre du cycle Sartre, Camus De Gaulle et la politique.&lt;br /&gt;Jusqu’au 31 décembre. Dates et réservations : 01 47 70 32 75 et www.theatredunordouest.com&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7039493352777888005?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7039493352777888005'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7039493352777888005'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/la-ballade-de-la-geole-de-reading.html' title='La Ballade de la geôle de Reading'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3141686250551682323</id><published>2011-10-30T12:25:00.001+01:00</published><updated>2011-10-30T12:26:36.102+01:00</updated><title type='text'>L’importance d’être Wilde</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Philippe Honoré&lt;br /&gt;Mise en scène de Philippe Person, avec Anne Priol, Emmanuel Barroyer, Pascal Thoreau.&lt;br /&gt;A jardin un canapé rouge et convivial, mais à cour des chaises noires : soit les deux pôles de la vie d’Oscar. Pile : l’aisance, le charme, le prestige et le confort de l’écrivain reconnu, homme chatoyant à l’élégance provocatrice, sorte de prince (n’a-t-il pas été prénommé Oscar en l’honneur de son parrain le roi de Suède) et dont les mots d’esprit insensés, provocateurs fusaient en permanence. Face : le tribunal et la prison, lieux d’un exil lent bien que d’une durée de deux ans, mais parfaitement mortifère. &lt;br /&gt;Musique irlandaise. Ils sont&amp;nbsp; trois sur scène, deux hommes : Oscar et son jeune amant Bosie, et la tonique Mrs Wilde, épouse et mère admirable mais qui selon lui deviendra « &lt;i&gt;difforme et les traits tirés &lt;/i&gt;» sans jamais trahir l’homme qu’elle aime et admire. Pour éviter d’entendre dire du mal de son mari, Constance Wilde s’expatriera. &lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Chaque homme tue ce qu’il aime &lt;/i&gt;» est une référence à la geôle de Reading où Oscar prisonnier, pieds entravés, autorisé quelques instants chaque jour à contempler «&lt;i&gt; la petite tente bleue qui est le ciel pour les prisonniers &lt;/i&gt;», côtoya ce Charles qui allait être exécuté pour avoir égorgé sa femme. Petit à petit ce spectacle qui se veut « multiforme », partition brillante et rapide composée d’épisodes de pièces côtoyant des extraits de contes de l’auteur -&amp;nbsp; entrecoupée d’aphorismes cocasses et de confidences des&amp;nbsp; hommes remarquables qui ont eu la chance de le rencontrer - devient plus philosophique puis pathétique. Le rythme se ralentit. Wilde considère qu’après l’épisode de la prison son existence a culbuté, ce que l’auteur nous fait parfaitement sentir.&lt;br /&gt;« &lt;i&gt;Le péché &lt;/i&gt;»…&amp;nbsp; « &lt;i&gt;La moitié de l’humanité ne croit pas à Dieu&lt;/i&gt; »… « &lt;i&gt;J’ai assez vécu &lt;/i&gt;».&lt;br /&gt;Depuis longtemps la salle a cessé de rire, et l’émotion des spectateurs fait écho à la consternation d’Oscar. &lt;br /&gt;Les trois comédiens touchés et touchants servent brillamment le texte remarquablement intelligent de Philippe Honoré.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/b&gt;, du mardi au samedi à 20 heures, le dimanche à 17 heures. Réservations : 01 42 22 26 50&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3141686250551682323?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3141686250551682323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3141686250551682323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/limportance-detre-wilde.html' title='L’importance d’être Wilde'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4640878931311197255</id><published>2011-10-26T17:04:00.001+02:00</published><updated>2011-10-26T17:05:09.887+02:00</updated><title type='text'>Une Autre Vie</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Brian Friel&lt;br /&gt;Texte français de Alain Delahaye, mise en scène de Benoît Lavigne avec Marie Vincent et Roland Marchisio&lt;br /&gt;L’homme et la femme ne sachant pas qu’ils ont Tchekhov pour père ont pris leurs distances avec lui peut-être parce qu’ils sont ses enfants plus que naturels. L’auteur de la pièce est un de ces Irlandais prompts à foncer dans des canulars leur permettant de s’inventer des existences prestigieuses pour finir par se prendre les pieds dans leurs délires et ne plus savoir qui ils sont vraiment, mais ils assument. L’auteur russe et son délicieux récupérateur sont tous deux très croyants. Après celle que nous vivons, il existe pour eux une autre vie à laquelle, absous pour les erreurs dont ils auront payé le prix sur terre, ils seront enfin conviés. &lt;br /&gt;Une fenêtre colorée et kitsch tout dans les cintres à jardin ; non loin une horloge est accrochée dont les aiguilles fonctionnent, notez-le. Sur la scène une table à jardin, une autre à cour et un long panneau bleuâtre qui masque la sortie. Une femme en large robe beige et lunettes écrit. Arrive un homme trop bien habillé avec chapeau qui tient à la main un étui pour violon. Ils se présentent : elle c’est Sonia et lui André. Lequel des deux dit «&lt;i&gt;Je vais prendre le dernier tram&lt;/i&gt;» et mentionne ses engelures ? Mais puisqu’ils sont dans un bistrot moche de Moscou, ils se mettent à manger et boire : soit des soupes et ces fioles de whiskey, pardon de vodka, qu’ils lampent. Elle confie qu’elle est la propriétaire d’un grand domaine qu’elle gère courageusement et impeccablement. Il sort son petit violon et fait mine de se préparer à en jouer, expliquant qu’il est un musicien à la renommée internationale. Elle se met à parler du pauvre Oncle Vania et de sa Natacha. Ils se confessent l’un à l’autre : « &lt;i&gt;j’ai un aveu à vous faire&lt;/i&gt; ». Ils lèvent leurs verres, trinquent et retrinquent. Elle : «&lt;i&gt; vous me rappelez Oncle Vania &lt;/i&gt;» et puis aussi « &lt;i&gt;Je devrai rentrer chez moi demain matin&lt;/i&gt; ». Puis ils se tombent un peu dans les bras. Mais comme dans un soufflé, tout retombe. Lui n’est pas un violoniste internationalement acclamé et veuf inconsolable mais un musicien de rue qui fait la manche ; quant à son épouse… elle n’est pas disparue comme il l’avait prétendu et son fils…heu, est à l’infirmerie de la prison. Côté Sonia et son prestigieux domaine : « &lt;i&gt;André, je vous ai dit un mensonge …une petite fiction&lt;/i&gt; ». Ils s’étreignent, mais après leurs aveux et échanges d’adresses ils se font une simple bise sur la joue, elle remet son joli manteau avec col de fourrure et sa toque puis sort : « &lt;i&gt;Adieu André&lt;/i&gt; ». Il se frotte le front comme s’il émergeait d’un rêve, sourit largement et la musique finale est suave. La pièce, confondante d’intelligence, de drôlerie et de tendresse est servie par deux comédiens rares. Marie Vincent a une présence et une liberté de gestes fascinantes dignes de ses plus prestigieuses marraines de théâtre. Roland Marchisio résolument plon-plon ressemble parfois à l’incontournable Jean-Laurent Cochet avec une étincelle dans l’œil. La mise en scène de cette pièce brillamment traduite par Alain Delahaye est drôlatique. Les spectateurs comblés ont l’œil humide, mais dans la sainte Russie on passe du rire aux larmes en un clin de cet œil-là et en Irlande on finit la soirée verre en main, au son de petits violons dont des gamins jouent de façon sidérante. C’est ce genre de grâce que nous vous souhaitons à la sortie de ce spectacle donné à une heure séduisante dans un lieu qui l’est infiniment.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre La Bruyère&lt;/b&gt;, du mardi au dimanche à 19 heures. Réservations : 01 48 74 76 99 et 0 892 787 785 – www.theatrelabruyere.com&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4640878931311197255?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4640878931311197255'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4640878931311197255'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/une-autre-vie.html' title='Une Autre Vie'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-217727018402435344</id><published>2011-10-20T19:08:00.000+02:00</published><updated>2011-10-20T19:08:09.970+02:00</updated><title type='text'>Marie Tudor</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Victor Hugo&lt;br /&gt;Mise en scène de Pascal Faber&lt;br /&gt;Pièce plus que pseudo-historique où il est question de pouvoir, de passions et d’amours extra-conjugales sulfureuses ou encore incestueuses avec au centre deux couples : Marie et Fabiani, Gilbert et Jane, tous nobles mais confrontés à de moins nobles - mais qu’est ce que la noblesse ? - avec aux aguets de redoutables comparses manipulateurs. Si Marie est reine d’Angleterre, l’univers est méditerranéen car un « &lt;i&gt;damné italien&lt;/i&gt; » a « &lt;i&gt;ensorcelé &lt;/i&gt;» la souveraine. Cette pièce, Hugo trentenaire l’a écrite la même année que Lucrèce Borgia. Jean Vilar, re-découvreur de pièces touchantes et étonnantes l’a fait aimer à nouveau en 1954. Pascal Faber veut la traiter comme «&lt;i&gt; un véritable drame policier populaire, un thriller décomplexé&lt;/i&gt; ». Donc la vie… la mort, mais entre les deux ? et puis le désir de vengeance d’êtres blessés. Il a choisi des comédiens extrêmement touchants - mention particulière pour Sacha Petronijevic qui joue parfaitement les ignobles- qu’il fait évoluer dans des costumes et des décors aussi simples qu’astucieux aux couleurs flamboyantes, passion oblige. &lt;br /&gt;Conviez les gens que vous aimez à aller découvrir ce spectacle qui touche.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/b&gt;, jusqu’au 27 novembre, du mardi au samedi à 21heures 30, dimanche à 15 heures. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-217727018402435344?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/217727018402435344'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/217727018402435344'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/marie-tudor.html' title='Marie Tudor'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7459338603722757017</id><published>2011-10-17T12:10:00.002+02:00</published><updated>2011-10-17T12:12:36.576+02:00</updated><title type='text'>La mort de Néron</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Félicien Marceau&lt;br /&gt;Mise en scène de Romain Martin avec Eliezer Mellul.&lt;br /&gt;Félicien Marceau à l’âge de 43 ans a voulu ce monologue exploratoire aussi diabolique que divin mettant en scène un Néron destiné à être empereur, qui aimait se prendre pour un comédien, voire un philosophe, un poète, un musicien et qui mourra à 31 ans dans les circonstances que l’on connaît &lt;br /&gt;Marceau les ressuscite, et cela donne : «&lt;i&gt;il y a eu une époque où je faisais le bien &lt;/i&gt;» … «&lt;i&gt;je me suis marié trois fois&lt;/i&gt;»… «&lt;i&gt;j’ai horreur des femmes enceintes&lt;/i&gt;», «&lt;i&gt;je l’ai tuée&lt;/i&gt;» et «&lt;i&gt;je me suis marié avec un homme&lt;/i&gt;» et encore «&lt;i&gt;pourquoi me haïssent-ils ?&lt;/i&gt;» «&lt;i&gt;n’avez-vous jamais eu envie de tuer ?&lt;/i&gt;» «&lt;i&gt;j’aime tout de l’acteur&lt;/i&gt;»… «&lt;i&gt;j’aurais pu avoir la foi&lt;/i&gt;». «&lt;i&gt;on est toujours en retard&lt;/i&gt;»…. «&lt;i&gt;c’est pourquoi j’ai tué ma mère&lt;/i&gt;»… et encore «&lt;i&gt;cet enfant que j’ai été&lt;/i&gt;»…&lt;br /&gt;Au centre du plateau un canapé recouvert d’un tissu noir où on découvre l’homme allongé. « &lt;i&gt;J’aime tout de l’acteur&lt;/i&gt; ». Comédien à la voix et à la présence singulières Eliezer bouge remarquablement et chante comme Néron l’aurait&amp;nbsp; probablement fait ; sa voix est très belle. Félicien : «&lt;i&gt;Les&amp;nbsp; gens préfèrent les va-t-en-guerre…&lt;/i&gt; » Mais Néron sur sa couche : «&lt;i&gt;Je suis fatigué, je voudrais dormir&lt;/i&gt;». «&lt;i&gt;Tout ce qu’il me reste…&lt;/i&gt;» : se détruire ? A la main droite il a un poignard et au final arrive son « Qualis artifex pereo ! » à la traduction difficile.&lt;br /&gt;Les trois vrais derniers coups sont frappés par son partenaire - régisseur et metteur en scène. Une fois de plus Eliezer Mellul nous sidère.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/b&gt;, dans le cadre de la saison Camus, Sartre, De Gaulle et la Politique. Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7459338603722757017?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7459338603722757017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7459338603722757017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/la-mort-de-neron.html' title='La mort de Néron'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3413360427185311666</id><published>2011-10-17T11:47:00.002+02:00</published><updated>2011-10-17T11:47:56.976+02:00</updated><title type='text'>La confession du pasteur Burg</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Jacques Chessex&lt;br /&gt;Mis en scène par Didier Nkebereza, avec Frédéric Landenberg&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Texte forcément mieux que bien écrit puisque dû à un auteur confirmé: considérez ses Prix Goncourt, Jean Giono et encore celui de la Langue Française. Chessex est également membre du jury du Prix Médicis.&lt;br /&gt;Son comédien occupe un espace où il bouge parfaitement et où il s’abolit pour nous dire son mal de vivre en tant que protestataire protestant et perpétuel lutteur du genre luthérien. &lt;br /&gt;L’argument ? Geneviève, mineure, est une jeune catéchumène, fille d’un riche commerçant débauché. Pour elle le pasteur n’éprouve forcément que dégoût au départ : mais il finira très vite par tomber sous son charme et la « souiller »… pourquoi et comment ?&lt;br /&gt;Frédéric Landenberg est ce pasteur parfois clownesque à force d’en faire plus que beaucoup. Il nous gratifie d’une performance d’acteur.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;b&gt;La Manufacture des Abbesses&lt;/b&gt;, du mardi au samedi à 19 heures &lt;br /&gt;Réservations : 01 42 33 42 03&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3413360427185311666?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3413360427185311666'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3413360427185311666'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/la-confession-du-pasteur-burg.html' title='La confession du pasteur Burg'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5170396870717673115</id><published>2011-10-13T10:38:00.000+02:00</published><updated>2011-10-13T10:38:08.450+02:00</updated><title type='text'>Chroniques d’une haine ordinaire</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Texte de Pierre Desproges, avec Christine Murillo et Dominique Valadié.&lt;br /&gt;Mise en scène de Michel Didym.&lt;br /&gt;Bien sûr c’est une référence à la « chronique de la haine ordinaire » cette série d’émissions radiophoniques dérangeantes et que nous avons adorées dans les années…Le metteur en scène dit s’être mis à aimer furieusement Desproges le jour où il a découvert ses textes dans une librairie de théâtre. &lt;i&gt;Furieusement &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;haine&lt;/i&gt;: ces termes ne doivent pas vous décourager d’aller à la Pépinière découvrir dans un décor surréaliste tant il est stylisé, un spectacle qui fait salle comble depuis sa première.&lt;br /&gt;Il console de toutes les prétentions racoleuses que proposent cette saison-ci de jeunes et forcément beaux comédiens et comédiennes jaillissant d’une boîte dont ils sont persuadés qu’elle est de Pandore et qui se voient propulsables à des zéniths médiatisables. Christine Murillo et Dominique Valadié sont la preuve que dans ce métier prétendument de saltimbanques seuls le travail et l’honnêteté comptent. &lt;br /&gt;Catapultueuses, avec leur joli petit piano-ami à l’appui dont elles jouent alternativement et parfaitement, elles nous convient à une nouvelle rencontre d’un personnage amoureux fou de sa langue. Elle a fait de lui un évacuateur de clichés genre idées pondues dans un poulailler industriel où la volaille n’aura pas assez de centimètres carrés pour devenir ce qu’elle ne sera jamais avant qu’on la plume pour la rôtir afin de nous la servir formatée mais sans aucun fumet. Faux-aphorismes, calembours à rebours, repos ! Mais Desproges sur le qui-vive veille : « Si Dieu existe, pourquoi mon magnétophone est-il en panne ? » Tendresse de Christine et Dominique et leur adoration pour ce dénonciateur des … des… et&amp;nbsp; le trou&amp;nbsp; ?… elles font mine de ne plus savoir qui ou quoi, et de ne pas vouloir qu’il y ait des rappels à la fin d’un spectacle qui arrive tellement trop tôt. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;La Pépinière Théâtre&lt;/b&gt; : 01 42 61 44 16, du mardi au samedi à 21 heures, samedi à 16 heures. &lt;br /&gt;Réservations : 08 92 70 77 05 et www.theatrelapepiniere.com&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5170396870717673115?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5170396870717673115'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5170396870717673115'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/chroniques-dune-haine-ordinaire.html' title='Chroniques d’une haine ordinaire'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5143689609957493472</id><published>2011-10-10T10:29:00.002+02:00</published><updated>2011-10-10T10:30:50.515+02:00</updated><title type='text'>L’Ombelle du trépassé</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Jean Lambert-wild et Yann-Fanch Kemener&lt;br /&gt;Direction et scénographie Jean Lambert-wild &lt;br /&gt;Au milieu de la scène une très haute colonne emberlificotée dans un tissu brillant, avec au sommet un homme debout, d’abord dans le noir « &lt;i&gt;épiant le crépuscule de ce monde épuisé&lt;/i&gt;». Notre comédien parle et chante en français, en langue bretonne et de plus en plus fort. « &lt;i&gt;Je vous vois&lt;/i&gt; » « &lt;i&gt;Je me vois&lt;/i&gt;»…Les lumières et les bruits peuvent décliner ou bien devenir intenses. Il évoque des «&lt;i&gt; droits de l’homme submergé&lt;/i&gt; ». Il hurle parlant d’une vie qui serait un «&lt;i&gt; festival de l’inutilité &lt;/i&gt;». Il tourne et re-tourne sur son perchoir pour stylite et convoque aussi des « &lt;i&gt;cris perdus dans une montagne de mots&lt;/i&gt; » et encore «&lt;i&gt; celui qui est prisonnier de la terre&lt;/i&gt; ». &lt;br /&gt;Nous emmenant dans son voyage, il philosophe. Devenus les confidents nécessaires du poète qui a pour mission de transmettre puisqu’il sait qu’il est sur sa voie-à-lui, nous autres dans la salle louvoyons un peu et sourions. Il peut aussi décider qu’il est « &lt;i&gt;prisonnier de la terrible montagne des mots&lt;/i&gt; », et donc que « &lt;i&gt;cela pourrait durer encore…&lt;/i&gt;» Est-ce lui qui a dit çà ou nous qui l’avons pensé ? &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Maison de la Poésie&lt;/b&gt; jusqu’au 30 octobre, du mercredi au samedi à 20 heures, &lt;br /&gt;Dimanche à 16 heures. Réservations : 01 44 54 53 14&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5143689609957493472?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5143689609957493472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5143689609957493472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/lombelle-du-trepasse.html' title='L’Ombelle du trépassé'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-9197326311862198710</id><published>2011-10-07T22:40:00.000+02:00</published><updated>2011-10-07T22:40:00.713+02:00</updated><title type='text'>Peter Pan</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;spectacle musical de Guy Grimberg,&lt;br /&gt;Adaptation par Martine Nouvet de l’œuvre de James Matthew Barrie.&lt;br /&gt;Comment décrire l’atmosphère qui régnait à Bobino ce mercredi après-midi-là où des centaines de petits garçons et de petites filles après avoir hurlé de rire ou de peur : (le capitaine Tic avec son horrible main droite à crochet …vous vous souvenez ? ou Peter Pan un poignard à la main) finissaient par s’asseoir sur les genoux de leurs papas-mamans tellement bouleversés d’avoir découvert un Peter Pan séduisant dans une mise en scène ébouriffante. Avec décors ravissants, étranges et toujours renouvelés : donc rideau et découverte d’un nouveau paysage, avec des rochers immenses, des escaliers gigantesques, un vrai bateau, une cabane que les comédiens construisent sur scène et dont la cheminée émet vite de la fumée ; on est perpétuellement bouche bée. Re-rideau et nouveaux paysages de rêves, effets plus que spéciaux. Les comédiens suspendus dans les cintres volent au milieu de nuages tout en dansant. Un autre paysage est en vue. Magie d’une mise en scène et d’une technique impeccables, chorégraphies gracieuses, chants, combats, danses avec pirates et peaux rouges terrifiants…Tout avait commencé dans un salon aux meubles bourgeois et coquets avec une cheminée et un vrai feu : ambiance tendre et familiale, et l’histoire se conclura dans le même décor.&lt;br /&gt;Une bande de jeunes comédiennes jouent tous les rôles masculins, ceux de sales gamins entre autres et d’enfants perdus. Wendy Darling et sa mère sont ravissantes, le père de famille est touchant, les quinze comédiens sont tous aussi remarquables les uns que les autres, et l’homme qui présente l’histoire ressemble à un professeur à lunettes bien rassurant. &lt;br /&gt;Ce spectacle pour tous âges proposé par la compagnie &lt;b&gt;&lt;i&gt;C’est pour de rire&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, patronné par une douzaine de revues et journaux plus une chaîne de télévision est un enchantement. &lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bobino&lt;/b&gt;, tous les samedis et tous les jours de vacances scolaires à 14 heures. &lt;br /&gt;Réservations sur billeterie@bobino.fr et 08 2000 9000&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-9197326311862198710?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/9197326311862198710'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/9197326311862198710'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/peter-pan.html' title='Peter Pan'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1655585221952845846</id><published>2011-10-05T19:06:00.002+02:00</published><updated>2011-10-07T22:41:11.611+02:00</updated><title type='text'>Madame de…Vilmorin</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d’Annick Le Goff et Coralie Seyrig d’après les entretiens d’André Parinaud&lt;br /&gt;Avec Coralie Seyrig&lt;br /&gt;Sur la scène côté jardin un long fauteuil est recouvert d’un tissu avec fond azuréen et fleurs pour Versailles génération Louis Quinze. Le long&amp;nbsp; pan d’une demi-tenture aux motifs identiques descend des cintres et au centre du plateau un fauteuil pour enfant ou peut-être même pour poupée est recouvert d’un même tissu : notez qu’il ne sera jamais utilisé par la comédienne. Est-ce la part de rêve de la petite fille qu’a été et veut rester cette rebelle alias Louise de… ? A cour un piano devant une longue plante verte. Coralie Seyrig en gracieuse tunique soyeuse s’y installe pour nous y dédier des musiques dont elle sait que nous les aimerons.&lt;br /&gt;« Ce qui me touche… ? » L’univers de Louise pudique ou ludique: ses amours, ses admirations pour des écrivains - Fénelon, Bossuet et Paul Féval - ses tendresses,&amp;nbsp; ses demi - tendresses et aussi ses doutes. « J’ai imaginé ma vie ». Mais cette vie-ci elle l’aime, peut-être parce que « ma mère avait énormément d’aplomb, et que « mon père…une merveille » était ce botaniste issu d’une très bonne famille. Elle sourit. Coralie est devenue Louise.&lt;br /&gt;« Et puis des hommes sont entrés dans ma famille ». « J’ai passionnément aimé »…&lt;br /&gt;Elle s’assoit, se rassoit dans son fauteuil bleu,&amp;nbsp; reprend sa longue cigarette dont la fumée est pour elle un parfum nécessaire qui le devient pour nous, chère et élégante grande grand-maman.&lt;br /&gt;« Il me faut une heure pour m’habiller ». « Le bonheur ne m’a jamais intéressée ». « Je n’aime pas le&amp;nbsp; roman » … «&amp;nbsp; Ce qui me touche ? » Donc, ceux qui l’ont touchée… on en connaît la jolie liste. Installée dans son grand fauteuil, elle allume une bougie. « J’ai passionnément aimé »… Saint Exupéry, Jean Cocteau, et cet homme exquis, hongrois, qui a été son époux. « C’est par dépit que je me suis mariée ». Il y en eut bien d’autres et puis à l’âge mûr, ce sera Malraux.&lt;br /&gt;« La vie a été bonne pour moi ». « J’aime&amp;nbsp; plaire ». « Tout ce que je fais vient de moi ». « Et puis j’ai écrit des livres ». « Donc, Madame de…est-ce que ça plaira ? » « Tout ce que je fais vient de mon imagination ». &lt;br /&gt;Coralie va à son piano et nous retournons à nos&amp;nbsp; rêves.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Petit Montparnasse&lt;/b&gt;, du mardi au samedi à 19 h, matinée dimanche à 15 h&lt;br /&gt;Réservations : 01 43 22 77 74 et résathéâtre : 0892 707 705&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1655585221952845846?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1655585221952845846'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1655585221952845846'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/10/madame-devilmorin.html' title='Madame de…Vilmorin'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3255183144747588222</id><published>2011-09-29T18:17:00.000+02:00</published><updated>2011-09-29T18:17:05.006+02:00</updated><title type='text'>Le Horla</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;de Maupassant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Avec Florent Aumaître, mise en scène Slimane Kacioui&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Sur l’affiche c’est un Horla à la bouche entrouverte, aux yeux écarquillés de dément hirsute, aux mains folles, mais sur la petite scène de ce théâtre chaleureux entre une chaise pour salle d’attente de médecin et un unique tréteau orphelin qui ne pourra donc servir à rien, le comédien a adopté la coupe de cheveux et la moustache distinguée de l’auteur. Il en a la silhouette et porte un costume clair et sage, avec gilet s’il vous plait. Bruits étranges . Commence une énumération de dates successives mais qui devient un compte à rebours : 16 mai… l’homme a pour unique accessoire un calepin où il note ce qui lui arrive : « je suis malade ». Il a l’air raisonnable, sa voix qu’il module étonnamment est chaude, on l’aime d’emblée, d’autant qu’il éprouve l’adoration de l’élégant Maupassant pour les mots qui sont ses raisons de vivre, et qui deviendront celles de survivre. Assez vite cela dérape : « je deviens fou ». Le 14 juillet il décide que « la lumière est une illusion, le bruit est une illusion », et puis selon lui Dieu n’est qu’une légende. Le 19 juillet : « je ne suis pas fou », mais peu après il y a : « le règne de l’homme est fini » et&amp;nbsp; aussi: « il faisait bon, il faisait triste ». Un 14 août il aimerait « aller cueillir des fraises et les manger ». Le 18 août il est de nouveau question d’un « problème de folie ». Puis mention est faite de ce Horla, double maléfique qui le guette et le dépossède de lui-même : « je pense qu’il était la mort ». Alors « le tuer » ? Il s’enfonce dans une forme de démence qui le rend de plus en plus las mais toujours plus fascinant. Arpentant le plateau, il a posé sa veste bien comme il faut sur le dos de la chaise, repris son carnet. Le Horla est probablement un démon ; quant au diable, c’est l’enfer, donc le feu. Mais « le règne de l’homme est fini ». Tout se termine par un incendie, qu’il a souhaité et organisé. Il soupire « comme ce fut long ! ». Jolies lumières.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Il y avait eu au cinéma un Horla avec le redoutable Laurent Terzieff. Il y a maintenant cette pièce avec un metteur en scène inspiré et son comédien sidérant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br style="font-family: Verdana,sans-serif;" /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre Les Feux de la Rampe&lt;/b&gt;, 2 rue Saulnier, Paris-9ème, du mardi au samedi à 19 heures, Réservations : 01 42 46 26 19&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3255183144747588222?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3255183144747588222'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3255183144747588222'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/le-horla.html' title='Le Horla'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1903059581179922540</id><published>2011-09-25T19:32:00.002+02:00</published><updated>2011-09-25T19:33:22.333+02:00</updated><title type='text'>La nuit dernière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;de Christian Morel de Sarcus, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Mise en scène : MAG&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Eliane s’adresse à son époux&amp;nbsp; Pierre du Hourdel dont elle a décidé de divorcer : « &lt;i&gt;je veux récupérer ma liberté&lt;/i&gt; »; il lui demande : «&lt;i&gt;quels sont mes torts ?&lt;/i&gt;»; elle répond : « &lt;i&gt;d’exister&lt;/i&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Cette dernière nuit ressemble à une « Cerisaie » picarde dans une demeure qui va être vendue, donc désavouée et où est organisé un dernier feu d’artifice pour des mondains. Pour elles et eux la vie n’est&amp;nbsp; qu’« &lt;i&gt;une suite de consommations, de bons moments&lt;/i&gt; ». Pierre, écrivain tourmenté qui les côtoie pour mieux les fuir, se réfugie dans son bureau, avec un revolver dans le tiroir de sa table de travail. Au téléphone il appelle au secours un prêtre ami, lequel n’est pas joignable. Père de famille, il évoque sa jeunesse soit échecs, espoirs, folie et frustrations : « &lt;i&gt;ma jeunesse ! brûlante, désespérée, un désert de chair&lt;/i&gt; » et entretient une relation fusionnelle avec Laure sa fille qui lui avoue «&lt;i&gt; je crois que je te ressemble, je suis dans ce désert de chair. Mais en fille &lt;/i&gt;». Elle dit encore à son père « &lt;i&gt;tu ne t’aimes pas, voilà tout&lt;/i&gt; ». Lui à qui son fils Bernardin déclare qu’ « &lt;i&gt;il n’y a pas de futur pour un écrivain, c’est maintenant ou jamais&lt;/i&gt; », l’accuse de n’être qu’un petit camé. La suite ? Pour Pierre du Hourdel et dans le désordre cela donnerait encore : Dieu, le monde et moi ou&amp;nbsp; mort par suicide ; et la tentation de commettre un crime à cause des femmes qu’il faut «&lt;i&gt; marier vite, puisqu’elles sont toutes élevées de la même façon, ni pour être heureuses, ni pour rendre heureux&lt;/i&gt; ». Que dire de l’irruption de ce Polichinelle en costume ad hoc, ajoutant une dimension de plus, s’il en fallait, à cette pièce à l’écriture superbe ? Il est le seul vrai partenaire métaphysique et caustique ou même le double nécessaire d’un Pierre qui aurait peut-être aimé l’avoir eu pour fils ou pour partenaire. S’ensuivent des ‘coups de théâtre’ et l’expression est faible !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Œuvre plus que dérangeante dans un lieu théâtral qui ne l’est pas moins, servie par une étonnante équipe de comédiens.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/b&gt;, dans le cadre du cycle Sartre, Camus, de Gaulle et la politique, jusqu’au 31 décembre ; voir dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1903059581179922540?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1903059581179922540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1903059581179922540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/la-nuit-derniere.html' title='La nuit dernière'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4675041268703233982</id><published>2011-09-24T09:46:00.003+02:00</published><updated>2011-09-25T19:07:55.286+02:00</updated><title type='text'>La Papesse américaine</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;adaptation de Robert Poudérou d’un pamphlet d’Esther Vilar&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Mise en scène de Thierry Harcourt, avec Nathalie Mann&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;La reprise de ce spectacle donné à nouveau au festival d’Avignon cet été avec un rare bonheur, se fait à Paris dans un des théâtres qui prennent des risques programmant des auteurs contemporains qui dérangent, voyez&amp;nbsp; Louis-Ferdinand Céline ou Stefan Zweig.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Quid de cette papesse Jeanne des années 850 ? Déguisée en homme, cardinal puis pontife suprême, elle aurait malencontreusement accouché en public d’un enfant dont le concepteur serait un homme d’église. Sacrilège, enfer et damnation ! L’Antéchrist n’est pas loin. Evoquant cette légende, ceux qui haïssent l’Eglise Catholique Romaine jubilent depuis douze siècles et tant d’auteurs nous ont donné leur version de l’imposture. Robert Poudérou, certainement ‘engagé’, a aimé adapter ce pamphlet d’Esther Vilar, auteur allemande de pièces, romans et essais qui interpellent. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Une Jeanne américaine, vient d’être élue pontife suprême : nous sommes en 2040.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Mais le Christ dans tout cela, Jésus de son vrai nom? Auriez-vous tonitrué ou déliré quand on vous catéchisait&amp;nbsp; parce que vous vous disiez que cet enfançon-roi avait dû, comme les autres, salir ses couches, se mettre les doigts dans le nez et qu’adolescent il aurait pu avoir des… pulsions?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Sacrilèges et insolences de sale gamin. Le défi de la Papesse américaine du 21ème siècle est d’un autre ordre ; elle nous convie à réfléchir aux anciennes frustrations des femmes mais nous confie aussi ses vérités, ses doutes. Et d’abord elle juge que le Christ ne pouvait être qu’ « &lt;/span&gt;&lt;i style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;athée…tout du moins agnostique. Vous voyez un croyant se prétendre le fils de Dieu ?&amp;nbsp; Il aurait eu trop peur de sa vengeance &lt;/i&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;». Nathalie Mann, aussi élégante dans sa longue robe noire que dans sa tenue blanche papale avec ou sans tiare, vous dérangera.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;Théâtre Essaïon&lt;/b&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;, jeudi, vendredi, samedi à 20 heures, jusqu’au 14 janvier. Réservations : 01 42 78 46 42&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4675041268703233982?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4675041268703233982'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4675041268703233982'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/la-papesse-americaine.html' title='La Papesse américaine'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7679109614768209753</id><published>2011-09-21T11:11:00.004+02:00</published><updated>2011-10-03T17:14:27.955+02:00</updated><title type='text'>Les Troyennes</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;d’Euripide, adaptation de Jean-Paul Sartre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Mise en scène de Céline Bédéneau, assistée de Lucien Czarnecki&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec Antoinette Guédy, Ophélia Grimm, Marine de  Guouvello, J-D Petlletier, Romain&amp;nbsp; Martin, Isabelle Ehrard, Ionna Jarda,  Marine Delors, Eve Aziza, Elodie Lamda, Béatrix Malhis, Jessica Perrin.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Quatorze personnages dont trois masculins, soit le dieu Poséidon juché sur un escalier arborant un masque genre « d’époque » qui donne le coup d’envoi et sera là pour épiloguer et ordonner la fin d’un match-séquence atroce, et deux Grecs du genre génocideurs parfaitement ignobles. En 1965 Sartre règle des comptes dont il est très probablement persuadé qu’ils sont aussi les siens puisque ce sont ceux de sa génération. Donc, nous avons Poséidon, la vieille reine Hécube, Cassandre la fille de cette dernière dont les prédictions sont sinistres. Andromaque veuve d’Hector, également fils d’Hécube, tient son petit Astyanax&amp;nbsp; dans les bras ; il lui sera arraché pour être supprimé. Mais «&lt;i&gt; où mène la mort terrestre ?&lt;/i&gt; » demande sa mère. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Massacre prévisible de ces veuves de guerriers abandonnées des dieux puisque leurs hommes n’étant plus là, elles sont vouées à devenir des esclaves, des zombies, bref du bétail.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;En longues tuniques aux couleurs tendres ou vives, ces jolies jeunes femmes véhémentes scandent leur texte douloureux, mais évoluent et dansent avec grâce. Elles se font plaquer au sol violemment par leurs tortionnaires qui réapparaissent régulièrement sur le plateau en claquant de leurs mini-bottes. Gémissantes elles sont alors réveillées par la redoutable et impériale douairière Hécube qui arpente la scène canne à la main. Il y a, dieux merci, cet épisode onirique où Euripide - alias Jean-Paul - demande à ses choristes de revivre un épisode où elles auraient été toutes vraiment heureuses : c’est une jolie bulle à l’avènement lent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Rythmes, ruptures de rythmes, sons, musiques, mouvements, déplacements sont intéressants, la mise en espace et les lumières sont belles. Les comédiens sont touchants. L’utilisation de l’escalier central de cette scène étrange est une fois encore capitale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/b&gt;, dans le cadre de la saison Camus, Sartre, De Gaulle et la Politique, jusqu’en décembre 2011. Dates et réservations : www.TheatreDuNordOuest.com et 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7679109614768209753?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7679109614768209753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7679109614768209753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/les-troyennes.html' title='Les Troyennes'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1902864606812586331</id><published>2011-09-18T21:23:00.000+02:00</published><updated>2011-09-18T21:23:13.821+02:00</updated><title type='text'>Fant@smes de demoiselles,</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;de René de Obaldia&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Adaptation et mise en scène : Pierre Jacquemont&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Avec Manon Landowski, Isabelle Ferron, Pierre Jacquemont, Laurent Conor&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Au piano: Raphaël Sanchez et Thierry Boulanger ; accordéon et percussions: Stéphane Puc.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;L’auteur aime qu’on présente ainsi sa pièce: « Femmes faites ou défaites cherchant l’âme sœur ». L’adaptateur et metteur en scène ajoute qu’elle relève d’un music-hall imaginaire et que la scénographie qu’il a voulue est « &lt;i&gt;conçue comme un espace de transformations à vue : châssis coulissant latéralement d’une coulisse à l’autre pour permettre ainsi des escamotages, apparitions et disparitions de personnages et accessoires&lt;/i&gt; ». Pourquoi vous communiquer tout cela, comme si on vous priait d’attacher vos ceintures ? Pour décoller plus vite et nous retrouver décalés plutôt que calés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Le rêve, la fantaisie, le plus que surréel, l’absurde salvateur, une tendresse insensée à peine narquoise mais en première ligne, une dérision et un humour co-fondateurs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Quatre comédiens aux physiques plus que contrastés: une jeune dame svelte, une autre plus imposante, deux messieurs l’un corpulent, l’autre plutôt moins, mais un quatuor qui chante à nous ravir.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Donc ces encore demoiselles, secrétaires rêvassant près de leurs patrons-cadres seraient en quête du seul véritable homme de leur vie. Ce pourrait être lui ou encore ces trente-six autres tous forcément plus irrésistibles les uns que les autres… et quid d’ « &lt;i&gt;un malabar, un mutant sexy, un bel officier &lt;/i&gt;» plus un curé aguichant prêt à se défroquer et encore et aussi un… ? Tournez manèges à défaut de ménages. Au&amp;nbsp; réveil ? Non, ne vous réveillez surtout pas si vite. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Ce rêve de spectacle que signe un monstre plus que délicieusement sacré qu’est Obaldia se donne au &lt;b&gt;Théâtre 14&lt;/b&gt; jusqu’au 22 octobre, les mardi, vendredi, samedi à 20h 30, les mercredi et jeudi à 19 h et le samedi à 19 h. Réservations : 01 45 45 49 77.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: Verdana,sans-serif; font-size: small;"&gt;Il se joue ensuite dans le cadre du Festival René de Obaldia au &lt;b&gt;Théâtre Ranelagh&lt;/b&gt; du 26 octobre au 19 novembre, du mercredi au samedi à 19h. Réservations : 01 42 88 64 44&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1902864606812586331?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1902864606812586331'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1902864606812586331'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/fantsmes-de-demoiselles.html' title='Fant@smes de demoiselles,'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5440656129681344321</id><published>2011-09-17T11:15:00.001+02:00</published><updated>2011-09-17T11:15:34.881+02:00</updated><title type='text'>L’Italienne</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Pièce d’Eric Assous&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec Astrid de Saint Exupéry et Eric Rolland, mise en scène de David Garcia.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;En ce début de saison Les Conjoints d’Eric Assous à l’affiche au Théâtre Tristan Bernard est qualifié par la critique du Figaro de « &lt;i&gt;comédie sentimentale de la rentrée&lt;/i&gt; », qui a « &lt;i&gt;tous les ingrédients du succès &lt;/i&gt;». Et à la charmante Manufacture des Abbesses David Garcia met amoureusement en scène cette Italienne qui est ce que nous avons vus récemment de plus fin, de plus abouti, de plus tendre, bref de plus bouleversant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Au théâtre une ‘Italienne’, c’est donc une répétition qui n’en est pas vraiment une parce que les comédiens débitent le texte sans le jouer, techniquement, pour la mémoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Au centre de la scène deux fauteuils plus qu’ordinaires et contigus jouent au canapé. À jardin et à cour des panneaux évoquent vaguement le monde extérieur. Le metteur en scène ne s’encombre pas de détails et nous y sommes immédiatement sensibles parce qu’il se concentre sur les comédiens, le texte et son auteur qu’il aime.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;La situation de départ ? Franck, auteur, metteur en scène et également comédien a engagé une jeune actrice, Muriel, pour jouer le rôle féminin de sa plus récente pièce, une catharsis : en effet il vient de rompre avec celle qui. . bref, celle que… Muriel en quête de rôles n’a pu qu’accepter.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Tout ce qui semblait si clair et bien défini au départ va basculer heureusement et vous n’y verrez que du feu ; ça ne sera pas vaudevillesque. Quand la jeune femme est-elle la comédienne en répétition, quand devient-elle si, très, ou trop proche de son partenaire-et-patron ? Elle entre, sort de scène, ré-entre, re-sort, encore et encore. Qui est-elle à chaque fois : le personnage, la comédienne, la partenaire ou plus encore ? Seul, Franck est au téléphone avec une maîtresse ; Muriel entre et à sa demande elle lui raconte ce qu’il en est de ses rapports chaotiques ou précaires avec son homme. On enchaîne, on reprend… La mise en scène les fait se tomber dans les bras, mais le metteur en scène avoue avoir demandé à ses comédiens de « &lt;i&gt;dire des mots et de penser l’inverse &lt;/i&gt;». «&lt;i&gt; La femme dit qu’elle part mais veut être retenue et l’homme veut qu’elle reste mais fait tout pour qu’elle parte&amp;nbsp; parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement&lt;/i&gt; ». On sait de moins en moins s’ils répètent ou s’ils ne jouent plus. Eux non plus, et tout cela jusqu’à la fin de la pièce qu’on souhaite voir arriver de plus en plus tard, tant elle fascine et vous prend aux tripes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Astrid de Saint Exupéry, jeune comédienne gracieuse est une ingénue bouleversante aux yeux de rêve ; son partenaire Eric&amp;nbsp; Rolland, carré, au bon charisme se veut rassurant, mais il se laisse joliment&amp;nbsp; perturber pour notre grand plaisir. On voudrait que la pièce ne se terminât jamais.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;La Manufacture des Abbesses&lt;/b&gt;, jusqu’au 8 octobre, du mardi au samedi à 19 heures. Réservations : 01 42 33 42 03&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5440656129681344321?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5440656129681344321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5440656129681344321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/litalienne.html' title='L’Italienne'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1933978026190912260</id><published>2011-09-06T10:46:00.001+02:00</published><updated>2011-09-06T10:46:26.627+02:00</updated><title type='text'>Une infinie tendresse</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Herman van Veen&lt;br /&gt;Spectacle musical avec Herman van Veen et Edith Leerkes&lt;br /&gt;Comment vous dire l’admiration que nous avons ressentie pour l’équipe qui propose ce spectacle plus qu’abouti et qui, ‘cartonnant’ depuis des décennies, s’est donné, se donne et continuera de le faire en Europe et ailleurs.&lt;br /&gt;Départ vers l’infini : les yeux bleu-nord d’Herman sont couleur vagues de mers&amp;nbsp;&amp;nbsp; calmées, mais sa voix de cantateur est celle d’un incantateur.&lt;br /&gt;Sur le front il arbore ces rides indiennes qui font de lui un sage et pourtant pas une minute il ne se la… joue.&lt;br /&gt;Il se colle sur le nez un pétale de rose qui lui fera une bille de clown, car il en est un effectivement maîtrisant son corps mieux qu’un acrobate. Comédien, musicien, c’est un chanteur classique à la voix étonnante ou suave qu’il module idéalement. Le jazz ou Sinatra ? O.K. Empoignant son violon il devient tzigane endiablé ou archange mozartien ; et quand il s’installe au piano ça tonitrue. Il joue de la guitare, de plusieurs harmonicas presque en&amp;nbsp; même temps, siffle mieux qu’un bon merle et quand, dans ses sortes de didascalies ou parenthèses tendres, il nous parle de sa vie ou de celle des humains qu’il aime, admire, c’est avec un sourire presque ironique. Il s’exprime en une excellente demi-douzaine de langues et on a l’impression qu’il réinvente chacun de ces mots qui sont notre premier héritage, une raison d’exister, une fois sortis de l’enfance… mais pourquoi au juste… on y était si bien ! « &lt;i&gt;Papa… Maman …mais vous dormez ? Ah bon, ce n’est pas grave, je vais dormir aussi&lt;/i&gt; ». Sa fascinante partenaire à la guitare est Edith Leerkes : trépidante, pieds nus, silhouette réconfortante, cheveux généreux, énergie redoutable et en phase avec cet Herman métaphysique qui nous dédie un « &lt;i&gt;lait de la bonté humaine &lt;/i&gt;» selon Shakespeare.&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Espace Pierre Cardin&lt;/b&gt;, les 15, 16 et 17 septembre à 20h30. Réservations : 01.42 65.27.35&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1933978026190912260?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1933978026190912260'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1933978026190912260'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/09/une-infinie-tendresse.html' title='Une infinie tendresse'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5430573121787539446</id><published>2011-08-12T13:44:00.002+02:00</published><updated>2011-08-12T13:46:28.366+02:00</updated><title type='text'>Les Folies Amoureuses</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;de Jean-François Regnard&lt;br /&gt;Mise en scène&amp;nbsp; de Nelly Morgenstern&lt;br /&gt;Donc ce Regnard dont Voltaire disait tant de bien et surtout qu’il ne fallait pas le comparer à Poquelin parce qu’alors ce dernier …&lt;br /&gt;Albert, veuf d’âge mûr pour l’époque, homme qui « &lt;i&gt;n’a ri de sa vie&lt;/i&gt; »&amp;nbsp; sans postérité et dont le mépris pour les femmes est évident souhaite se prolonger grâce à Agathe, la ‘pupille’qu’il va épouser. Obsédé par les serrures et les grilles il la séquestre dans son château .&amp;nbsp; « &lt;i&gt;Je soupire près de vous plus que je ne respire &lt;/i&gt;»&amp;nbsp; lui avoue-t-elle. Au fait, a-t-elle seulement seize ans ? Mais elle sait parfaitement ce qu’elle veut et s’est éprise d’Eraste après avoir ressenti d’abord pour lui de la sympathie. Ce fringant-ci est peut-être aussi émoustillé par sa future dot. Quant à Lisette, servante d’Agathe, femme de tête et de tempérament elle aussi, et Crispin valet d’Eraste et ex-militaire du genre aventurier, ils ont vite craqué l’un pour l’autre. Pour arriver à ses fins Eraste, devenu flagorneur, fait&amp;nbsp; semblant d’être en admiration devant Albert. De son côté, pour s’en sortir Agathe décide de simuler la folie. Elle joue les hystériques, chante, danse et déclare à Albert « &lt;i&gt;Tu n’es et ne seras qu’un sot toute ta vie &lt;/i&gt;». Déguisée en vieille,&amp;nbsp; courbée, elle&amp;nbsp; chevrote&amp;nbsp; «&lt;i&gt; A vingt-sept ans, j’avais déjà quatorze enfants&lt;/i&gt; »…horreur,&amp;nbsp; Albert ! elle ne serait donc plus pucelle ? La voici encore déguisée en guerrier. Après avoir demandé l’aide et l’avis d’Eraste le barbon, jette l’éponge. Agathe tombe dans les bras de son amoureux : « &lt;i&gt;Je mets entre vos mains mon sort et ma vie &lt;/i&gt;» . Et Albert conclut :&amp;nbsp; «&lt;i&gt; Sexe maudit, je te rends à jamais au diable qui te fit.&lt;/i&gt; » &lt;br /&gt;Ne pas se borner à résume la pièce sans rien dire de la mise en scène, en espace, en lieu, en gloire&amp;nbsp; qui nous a été offerte&amp;nbsp; cet été dans la cour intérieure de ce gracieux et somptueux Hôtel Gouthière : les comédiens, tous percutants, y investissent les portes et les fenêtres, apparaissent derrière les vitres à tous les étages et surtout là où on ne les attend pas. Certains apparaissant assis sur les hauts murs ou les terrasses des immeubles mitoyens, jambes dans le vide, à en donner le vertige. Vertige et folies, donc…&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le Théâtre du Nécessaire&lt;/b&gt; a fait très fort en programmant du 9 juillet au 9 août 2011 cette pièce dans le cadre de la huitième édition des Nuits d’été, à Paris, dans le dixième arrondissement. Guettez&amp;nbsp; des reprises. www.nuitsdete.f &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5430573121787539446?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5430573121787539446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5430573121787539446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/08/les-folies-amoureuses.html' title='Les Folies Amoureuses'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3608131902790845493</id><published>2011-08-12T13:38:00.005+02:00</published><updated>2011-08-12T13:43:01.777+02:00</updated><title type='text'>Brassens n’est pas une pipe</title><content type='html'>&lt;div style="font-family: Verdana,sans-serif; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Conception et mise en scène Susana Lastreto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Avec François Frapier, Hélène Hardouin, Susana Lastreto, Annabel de Courson, &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Jorge Migoya&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;Tout ce que Georges B. est et n’est pas forcément, voire même plus encore ! La gracieuse et pulpeuse meneuse de jeu, Susana Lastreto, vous prend par la main : l’homme étrange et pléthorique, cet obstiné au parcours abasourdissant nous a ‘laissé’150 chansons, mais elle nous demande de lui pardonner de n’en avoir choisi qu’une quinzaine parmi les plus connues pour ce spectacle généreux. Ses quatre camarades et elle-même chantent, disent, racontent, endossent des costumes ludiques et se couvrent de chapeaux rigolos ; les musiciens empoignent leurs instruments, en jouent avec fougue, brio et tendresse. Ils font&amp;nbsp; participer le public qui scande avec jubilation « &lt;i&gt;quand on est con on est…&amp;nbsp; con !&lt;/i&gt; ». Depuis la coulisse Susana décide que Georges B. aurait pu écrire pour Johnny H. et cela donne un épisode rock farfelu. Mais jamais les textes de Brassens ne sont dénaturés,&amp;nbsp; son ou plutôt ses messages passent , car&amp;nbsp; tous ont ‘rendez-vous avec vous’. François Frapier, barbu, est devenu le frère cadet ou le neveu de Georges à qui il s’est mis à ressembler, pipe au bec ou pas. Annabel de Courson est une compositrice, musicienne et comédienne d’un dynamisme époustouflant au piano, bandonéon et percussions. Son camarade compositeur Jorge Migoya au piano est aussi&amp;nbsp; percutant qu’elle, et sur scène, a une étonnante présence. Hélène Hardouin, comédienne-chanteuse est pétulante et jubilatoire. Susana mène la danse, raconte, commente encore et encore, nous fait rire. Mine de rien on est là depuis… combien de temps déjà ? On aimerait que cela dure, mais il faut une fin. On ne vous dit pas quel choix est le leur car il est difficile, tant les textes de Georges B. à la moralité foudroyante sont des épisodes parfaitement organisés et&amp;nbsp; en boucle. Comment la souriante Susana boucle-t-elle la sienne ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size: small;"&gt;&lt;b&gt;Théâtre 14 Jean-Marie Serreau&lt;/b&gt;, dans le cadre des dix ans du Festival En Compagnie(s) d’été jusqu’au 27 août à 20h30. Réservations : 01 45 45 49 77&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3608131902790845493?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3608131902790845493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3608131902790845493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/08/brassens-nest-pas-une-pipe.html' title='Brassens n’est pas une pipe'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4949457195714093250</id><published>2011-08-07T17:15:00.000+02:00</published><updated>2011-08-07T17:16:13.373+02:00</updated><title type='text'>Au bonheur des hommes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;cabaret satirique et musical&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Textes de Jean-Marie Lecoq, musiques de Clarisse Catarino, avec Véronique Ataly, Christian Gaïch, Jean-Marie Lecoq et le groupe Djazz’elles : Clarisse Catarino accordéon et chant, Eva Slongo violon et chant, Anne Gouraud-Shrestha contrebasse et chant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Rassurez-vous, les deux comédiens et la comédienne chantent aussi remarquablement, a cappella, et à plusieurs voix.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Du cabaret ? plutôt du music-hall, voyez ancienne et magistrale tradition avec séquences décapantes et bonhomie constante, le tout sur un rythme trépidant. Satires, railleries, traits d’esprit, faux-aphorismes, et des gags-blagues. De l’inventivité, de la dérision, de l’auto-dérision aussi et des indispensables bouffées surréalistes. Des personnages archi-farceurs, eux manipulateurs ou manipulés et elle fausse nunuche ; des accessoires pour piste de cirque, plus la grande poubelle verte pour immeuble ordinaire, régulièrement trimballée sur les planches et dont sont extrais successivement des dizaines d’objets hétéroclites.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les musiciennes revêtues de robes gracieuses et multicolores pour « romanichelles » classieuses, s’affublent de masques de petits cochons quand elles passent la tête par trois trous percés dans une grande nappe à carreaux rouges et blancs. Changements de costumes : les comédiens en blouses blanches sont devenus le personnel d’un hôpital ; pourquoi demanderez-vous ? Parce qu’il est question de soigner une humanité en danger de succomber aux agressions que sont la sottise ordinaire, le consensus, la propagande, la langue de bois avec ses félins domestiques habituels, artistes de complément et autres techniciens de surface, plus ce qui est coté en bourse et encore le FMI, les ex G8, les OGM, les cartes de séjour en danger d’être périmées… Mais alors c’est la faute au pétrole !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le monde va donc à vau l’eau? Notre pays peut-être aussi : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nicolas t’as du boulot !&lt;/span&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Nous ne vous dirons rien du décor non plus que de ce pseudo-demi-rideau constitué de dizaines de bouteilles plastiques d’eau minérale vides enfilées sur des cordelettes. Derrière, les trois comédiens apparaissent en casquettes et « petits marcels » : forcément le monde ouvrier m’sieu-dames ! Les lumières deviennent très coloriées elles aussi. Sur la scène de nouveau ça danse et ça chante, les musiciennes ‘font’ dans un style tzigane parfait. Et puis, au public de les rejoindre pour chanter ces comptines franchouillardes que nous aimons, nous qui avons « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;du bon tabac dans notre tabatière&lt;/span&gt; » et aussi qui aimons « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;danser la Carmagnole&lt;/span&gt; ». Et ça repart. Les spectateurs aux visages radieux hoquètent de rire jusqu’à la fin quand l’équipe pétaradante et fantasque et son redoutable chef Jean-Marie Lecoq nous réconfortent en nous souhaitant cinq milliards d’années d’existence encore. Banco !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21h30, jusqu’au 9 octobre. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4949457195714093250?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4949457195714093250'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4949457195714093250'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/08/au-bonheur-des-hommes.html' title='Au bonheur des hommes'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7693092226457448431</id><published>2011-08-01T10:50:00.001+02:00</published><updated>2011-08-01T10:52:54.301+02:00</updated><title type='text'>Autour de la Folie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt; Avec Arnaud Denis, textes de Maupassant, Flaubert, Shakespeare, Michaux…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Lumières Laurent Béal&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Deux chaises face à face, l’homme descendu du fond de la salle est monté sur la scène et s’y exprime en anglais. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;What is real and what is not real ? &lt;/span&gt;», il parle de « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;medical définition &lt;/span&gt;» et d’une éventuelle « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;médication &lt;/span&gt;».  Pieds nus il est vêtu de blanc : chemise et pantalon de coton. Il s’est assis sur la chaise côté cour, sa jambe gauche tremblote et il semble être soumis à l’interrogatoire d’un psy-quelque chose : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vivais comme tout le monde&lt;/span&gt; » …  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous n’avez pas l’air de comprendre&lt;/span&gt; » « J’ai peur de tout ». Très vite des bruits affolants, la lumière vacille, il est face public. Musique pour film d’horreur et puis… noir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Arnaud Denis qui dit vouloir défendre des textes charpentés, subtils et poétiques, est d’abord synonyme de tonus, mais surtout d’efficacité et d’énergies peu communes. Il bondit et rebondit, accroche le spectateur, le met mal à l’aise, le fait vibrer, vivre, revivre et remonter à l’assaut des médiocrités, des choses non faites et non dites par tant de camarades moins jeunes mais prestigieux qui sont censés servir le théâtre, vivre par et pour lui. Il a choisi des textes de Maupassant : « Lettres d’un fou », des extraits de Flaubert : « Mémoires d’un fou »,  et puis encore Michaux, Shakespeare, Karl Valentin.  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi es-tu né ?&lt;/span&gt; »… « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu es libre parce que tu as une âme &lt;/span&gt;». Le voilà affublé de chaînes qui cliquent à tout va  et le relient au décor.  Il transpire, hurle, a des gestes violents. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Prend garde à toi, tarentule noire &lt;/span&gt;». Il s’allonge, halète.  Pendant les noirs les deux chaises du début ont été remplacées par des petites miniatures, genre jouets d’à peine dix centimètres. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt; Hier, mon père m’a écrit &lt;/span&gt;»… « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La crampe de l’écrivain&lt;/span&gt; », mais… rue du Cherche-midi, dans un « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;café à oiseaux&lt;/span&gt; ». Et puis il hurle : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quitter la vie par la mort…&lt;/span&gt; ».  Noir encore. Le re-voilà avec un long bâton lui confisquant les bras et un air de crucifié. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mes bras paralysés&lt;/span&gt; »… « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne parlez-pas de ma colonne vertébrale &lt;/span&gt;».  Il a hurlé encore. Re-noir. Cette dernière fois il est assis sur une vraie chaise,  chante tendrement et rit. Et Francis Blanche est là : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ça tourne pas rond dans ma p’tite tête, des fois j’ai des drôles d’idées.&lt;/span&gt; Valses de Vienne, merci Monsieur Freud qui étiez autrichien, n’est-ce pas ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Inutile de recourir à des adjectifs superlatifs pour vous dire un bien infini de ce spectacle donné au Lucernaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 20 heures jusqu’au 16 octobre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Réservations: 01 45 44 57 34 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7693092226457448431?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7693092226457448431'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7693092226457448431'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/08/autour-de-la-folie.html' title='Autour de la Folie'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1058103320917417756</id><published>2011-07-27T18:38:00.001+02:00</published><updated>2011-07-27T18:40:29.739+02:00</updated><title type='text'>Les Alchimistes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Kathleen Cromie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Traduction de l’anglais Claire Duvivier&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène Stéphanie Campion&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Avec Zoé Besmond de Senneville et François Rimbau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Cette pièce qui fait se rencontrer Jeanne d’Arc et Jean Moulin à la veille de leur mort respective s’intitule ‘Communion of Saints’.Le titre français nous fait passer de la notion de communion et de sainteté à celle d’alchimie quand le résistant français héroïque s’adressant à Jeanne condamnée par l’Eglise pour alliance avec le diable et à la veille de périr sur le bûcher lui déclare : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Vous n’êtes pas une sorcière, vous êtes une alchimiste&lt;/span&gt; ».  Il dit encore « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ceux qui croient en Dieu sont plus dangereux que ceux qui n’y croient pas&lt;/span&gt; »… mais que ne dira-t-il pas !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Début avec détonations,  Lui sous un chapeau et dont l’ego semble vite hyper-dimensionné et Elle en tunique et pantalon, large ceinture et chaussures pour randonneuse. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis le prisonnier qui occupe cette cellule, vous êtes sainte Jeanne d’Arc&lt;/span&gt; »… « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vous êtes une vision de la France qui survit &lt;/span&gt;». Le ton est donné et la confrontation touchante jusqu’à en être désopilante de ces deux personnages-héros et héroïne se fera sur fond de séquences de musiques suaves, classiques ou non, ou encore intempestives du genre pour films. Il y aura même du jazz. Jean Moulin qui joue le prof à l’occasion (parce que son père était professeur d’histoire) : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ça c’est du jazz &lt;/span&gt;». Jeanne n’est même pas interloquée, elle est parfaitement ailleurs. Noirs, détonations. Leurs relations se font plus chaleureuses, ils se tombent dans les bras, s’embrassent très tendrement. Jeanne : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne peux pas vous protéger &lt;/span&gt;». Lui l’interroge impudiquement sur ses rapports avec son propre corps. Elle ne semble pas concernée. Nouveaux bruits d’avions, elle est seule et va rechercher la bougie qu’elle tenait à la main au début de la pièce, la rallume, s’assoit. Lui soudain dévale sur le dos des escaliers côté cour et se retrouve à ses pieds. Avant que tout ne se termine, il y aura eu des très jolis moments : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quand avez-vous ressenti la présence de Dieu ?&lt;/span&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dans cette très grande salle la mise en scène est succincte et le décor avec matelas évoquant peut-être aussi le divan d’un psychanalyste est minimaliste. Les déplacements des interprètes le sont tout autant. Que penserez-vous de ce parti-pris ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Zoé Besmond de Senneville, charmante jeune comédienne est une Jeanne d’Arc attendrissante, parfois au ‘premier degré ’mais toujours sans complaisance. Face à elle François Rimbau faisant mine d’être presque empêtré dans ce que l’auteur et la metteur en scène font de ‘son’ Jean Moulin, s’emballe par moment...&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, cycle Sartre Camus De Gaulle et la politique. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1058103320917417756?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1058103320917417756'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1058103320917417756'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/les-alchimistes.html' title='Les Alchimistes'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2878516124064465183</id><published>2011-07-26T09:41:00.001+02:00</published><updated>2011-07-26T09:42:29.806+02:00</updated><title type='text'>L’insomnie du Prince de Conti</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Libre adaptation du « Traité de la Comédie et des spectacles » de Conti&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Gabriel Debray et Vincent Viotti&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;On connaît le rôle du Prince de Conti (1629-1666) dans la carrière et la vie du jeune Molière (1622-1673) qu’il avait connu au Collège de Clermont et qu’il invita à séjourner avec son « Illustre Théâtre » à Pézenas, et dont il patronna la compagnie vers1650 quelques années avant de le désavouer, sous l’influence de l’abbé Rouquette. Conti était un libertin fort peu croyant que l’ecclésiastique, le sachant atteint de la syphilis voulut remettre à temps dans le droit chemin et fit adhérer aux recommandations d’une église qui excommuniait les théâtreux. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour changer leurs moeurs et régler leur raison, les Chrétiens ont l’église et non pas le théâtre&lt;/span&gt; ». Il est «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; intrigues scandaleuses&lt;/span&gt; » et  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout y respire l’impureté&lt;/span&gt; ». Donc Dieu, le diable, la miséricorde et l’hypocrisie. Sur la scène, installé en biais un vaste lit d’époque Louis XIV stylisé, avec petites fleurs de lys peintes sur son montant face public et ses tentures obligées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Musique d’époque également, lumières: le personnage qui y est installé entre coussins et draps, est effectivement la proie d’une succession de mini-cauchemars dont il émerge de plus en plus perplexe. Donc les pièces de ce Jean-Baptiste, son aîné de peu… et soudain le voila devenu  tour à tour Arnolphe interrogeant Agnès, Agnès elle-même, Tartuffe faisant sa déclaration scandaleuse à Elmire, et Dom Juan avouant son imposture à Sganarelle qui en est à la fois aussi conscient qu’effondré .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Vincent Viotti tournaille dans le lit, se gratte, prend un flacon, en boit le contenu, s’éponge le visage, s’assoit, se lève, descend sur la scène. Il est en chemise mi-longue puis endosse une veste élégante et encore un long manteau noir de cérémonie. Il se recouche pour empoigner ce large cahier qui est son testament, il y écrit, nous lit les choses généreuses qui y figurent rendant ce personnage complexe et fascinant. Il tire les quatre rideaux les uns après-ou-avant les autres, et s’adresse à nous depuis l’avant-scène. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;N’est-ce pas une chose honteuse d’honorer les comédiens de votre approbation et de vos applaudissements en frappant des mains que vous venez d’élever pour invoquer le nom de Dieu ? &lt;/span&gt;». « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Fuyez les théâtres…Fuyez.&lt;/span&gt; » Lui-même quitte le plateau. Le comédien maîtrise si bien le texte et le rôle, qu’après avoir vu la pièce assis côté jardin, nous avons eu envie de la revoir, côté cour cette fois, et qu’elle nous a fascinés plus encore. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Depuis sa création saluée par Gilles Costaz dans l’&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Avant-Scène Théâtre&lt;/span&gt; en janvier 2009 ce spectacle se redonne régulièrement. Il vous est proposé à Paris dans le cadre des Nuits d’Eté de ce lieu somptueux qu’est l’Hôtel Gouthière.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Hôtel Gouthière&lt;/span&gt;, 6 rue Pierre Bullet, Paris-10ème, métro Château-d’Eau.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Jusqu’au  9 août, mardi, mercredi à 20 heures, samedi et dimanche à 18 heures. Réservations : 01 46 36 11 89&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2878516124064465183?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2878516124064465183'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2878516124064465183'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/linsomnie-du-prince-de-conti_26.html' title='L’insomnie du Prince de Conti'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5833110866168490335</id><published>2011-07-20T18:46:00.001+02:00</published><updated>2011-07-20T18:48:13.050+02:00</updated><title type='text'>Caligula</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;d’Albert Camus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène de Jean-Luc Jeener&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;L’auteur est servi par une équipe réduite de comédiens. Camus nous propose un anti-héros à l’ego surdimensionné, un fantasque aux débordements mal maîtrisés, un étrange philosophe souvent dépassé par ses raisonnements et largué par leurs formulations. Le comédien qui l’interprète, crâne lisse, présence raide, a le regard ironique d’un gamin prolongé qui nous dédie un texte qu’il articule très habilement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Caligula, jeune empereur, n’a surtout pas pris « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;la voie qu’il fallait&lt;/span&gt; » ; il n’accédera pas à cette lune qu’il convoite et qui est probablement sa seule vraie moitié. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Selon lui il n’y a « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;rien dans ce monde ni dans l’autre qui soit à ma mesure&lt;/span&gt; » ; quant à l’impossible «  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;je l’ai cherché aux limites du monde, aux confins de moi-même &lt;/span&gt;».  Mais aussi « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ce qu’il y a de meilleur en moi, c’est  la haine&lt;/span&gt; » puisque « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vivre, c’est le contraire d’aimer&lt;/span&gt; ». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ses jeunes ou moins jeunes camarades patriciens dont il fait systématiquement exécuter les proches (« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tue-le lentement pour qu’il se sente mourir&lt;/span&gt; ») sont incarnés dans cette mise en scène par un personnage unique, et Cæsonia qui se satisfait d’être la vieille maîtresse de Caligula ayant pris le relais de la défunte Drusilla, la sœur et vraie passion de l’empereur incestueux, est une femme angoissée au regard tendre. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Poignardages à l’arrière-plan. Noirs. Hurlements en coulisses. Des conjurés viennent de décider qu’il fallait supprimer ce monstre qui vient d’étrangler Cæsonia, après avoir avoué « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vis, je tue, j’exerce le pouvoir délirant du destructeur auprès de quoi celui du créateur paraît une singerie&lt;/span&gt; ». A terre, Caligula mortellement poignardé hoquette et râle : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis encore vivant&lt;/span&gt; ». Fin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le texte original de la pièce a été condensé à l’aide de coupures le rendant plus percutant encore mais peut-être plus surréaliste qu’existentiel. Il est servi par Benoît Dugas, Caligula dérangeant. Olivier Bruaux est un étonnant Chéréa qui a décidé que son empereur doit disparaître et le lui fait savoir. Cédric Grimon touche dans le personnage d’Hélicon que l’empereur aime et auquel il peut se confier. Jean-Dominique Peltier, patricien, est convainquant. Boris Ibanez  très tendre et vibrant jeune Scipion et Laurence Hétier en Cæsonia vous troubleront. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre de la saison Camus, Sartre, De Gaulle et la Politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5833110866168490335?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5833110866168490335'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5833110866168490335'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/caligula.html' title='Caligula'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6524290672141241450</id><published>2011-07-15T16:07:00.001+02:00</published><updated>2011-07-20T18:49:04.776+02:00</updated><title type='text'>Molière sur le divan</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;d’après Molière et Freud (comédie monstre)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ecriture et mise en scène de Michelle Brûlé, scénographie et costumes de Claire Chérel  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le titre, ce &lt;span style="font-style: italic;"&gt;d’après Molière et…&lt;/span&gt; racole un peu, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à côté de Molière et de Freud&lt;/span&gt; aurait envoyé aux catacombes ce spectacle que votre arrière-grand-mère qui en cachette de ses parents avait lu Freud aurait qualifié de ‘tordant’. Tordant parce que présentant des ‘tordus’ n’est- ce pas ? Ces obsédés libidineux, névrosés et autres hyper-hystériques démasqués par ce Sigmund que leur descendance a découverts en classe de philosophie terminale mais que Poquelin nous avait fait fréquenter au lycée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La compagnie Malomains, (applaudir frénétiquement et comme devant un musée faire une queue insensée pour, à leur sortie de scène, pouvoir serrer celles des comédiens) nous offre un divertissement en noir et blanc. Donc blancs : les panneaux d’étoffe derrière lesquels gesticulent systématiquement des médecins aux silhouettes noires avec becs de faucons et nez pour médecins moliéresques reniflant la pestilence de leurs patients. Ils sont six comédiens: un monsieur d’âge respectable, tenue blanche mi-uniforme d’infirmier, mi-salwar kamiz, plus un jeune homme à cheveux longs au visage mélancolique pour Saint-Suaire, et quatre femmes qui gigotent : mère, fille, sœur, belle-mère ou tante, visiblement toutes très atteintes. Mène la danse la soubrette Toinette en courte robe noire, tablier et dessous blancs, voix et sourire gracieux. La mayonnaise prend avant même sa première moutarde.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La table centrale : divan du psy, est revêtue de nappes soyeuses ; défricotées l’une après l’autre, une d’entre elles passera au rouge. Les messieurs, en caleçons et torses nus s’y feront fricoter, l’homme aux cheveux longs y hurle, gémit, et les dames en robes avec hauts en dentelles de même. Le jeune homme triste aux cheveux longs tousse, hurle, et derrière les panneaux-pendrillons ça s’embrasse et ça s’embrase.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;« Marier ma fille à son médecin » : cher vieil Argan  allez donc consulter pendant que nous hurlons de rire, et ne vous inquiétez surtout pas, votre catharsis est tout-à-fait envisageable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Quand Claire Chérel, directrice artistique, scénographe et meneuse de jeu fait mine de rendre son tablier, nous sommes au tapis et ravis comme vous le serez aussi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt;, jusqu’au 27 août, du mardi au samedi à 18h30. Réservations 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6524290672141241450?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6524290672141241450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6524290672141241450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/moliere-sur-le-divan.html' title='Molière sur le divan'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7258087583553025537</id><published>2011-07-09T15:40:00.004+02:00</published><updated>2011-07-09T15:43:33.002+02:00</updated><title type='text'>L’asticot de Shakespeare</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;De et avec Clémence Massart, mise en scène de Philippe Caubère&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;A mi-pente de la butte Montmartre, on se croirait à Avignon- off : en cette soirée tiède les spectateurs attendent dans la rue tant la salle d’accueil du théâtre est exiguë…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Accordéon en main, Clémence visage de clown très blanc aux sourcils circonflexes déboule dans un costume évoquant un asticot ; anneau plus anneau plus anneau gigantesquement grossis et avec cette queue qui gigote sur le sol. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis la mère Asticot&lt;/span&gt; » ou serait-ce  «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; je suis l’amer asticot &lt;/span&gt;» ? Asticot : mot grotesque mais plutôt rigolo ; la bestiole l’est moins qui, au cimetière, a vite fait de vidanger des cadavres infiniment bénis en vue de leur parcours dans l’au-delà.  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ne  chantez pas la mort, c’est un sujet tabou&lt;/span&gt; » mais «l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;a mort est la sœur de l’a-m-eu-eu-eur&lt;/span&gt;», pardon Clémence serait-ce «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’am-ou-ou-our&lt;/span&gt;»? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Un métronome clapote sur une des petites tables et autres mini-meubles où sont déposés les accessoires de Clémence, sortes d’instruments pour salle d’opération et qu’elle manipule avec la conscience professionnelle d’une infirmière-major. Cela prend un certain temps mais ses changements de costumes, de voix, d’identités, de parcours sidèrent. Elle est un homme souvent, soit ce philosophe au charabia et aux propos abscons, donc mortels (ne pas le nommer) qui font hurler de rire. De Sacha Guitry, avec de très grosses lunettes, elle restitue la voix grésillante. Elle est un temps de Gaulle pour une déclaration forcément mondiale et une Sarah Bernhard claudiquant à la chaussure droite trop lourde, plus cet homme de la Canebière pour partie de cartes. Elle est hallucinante tant  tout ce qu’elle fait est juste. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais Shakespeare ? Clémence maîtrise un anglais qui devrait rendre suicidaires des contingents de profs ordinaires. Femme à transformations elle est archi- chaplinesque. Dans la salle, des silences étranges : les spectateurs sidérés retiennent leur souffle. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais c’est la fin, soit Clémence sur fond de musiques polyphoniques. Sa collaboratrice, femme du genre discrète et stylée qui lui a parfois donné la réplique depuis la coulisse et l’ a aidée à endosser ses grands manteaux a disparu. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce que chante cette fois-ci Clémence qui a réintégré sa tenue insectoïde, c’est : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; I can’t get no satisfaction &lt;/span&gt;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Nous autres spectateurs sortons certes médusés mais plus que satisfaits du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Montmartre-Galabru&lt;/span&gt; où ce spectacle dérangeant et jubilatoire se donne jusqu’à la fin juillet, les jeudi, vendredi et samedi à 21h30. Réservations : 01 42 23 15 85&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7258087583553025537?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7258087583553025537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7258087583553025537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/lasticot-de-shakespeare.html' title='L’asticot de Shakespeare'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1879661790407761643</id><published>2011-07-07T13:18:00.000+02:00</published><updated>2011-07-07T13:19:14.969+02:00</updated><title type='text'>L’Île des Esclaves</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Marivaux&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène Christian Huitorel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La pièce est tellement astucieuse et puissante que pour tenter d’en dire du bien on accumulerait trop d’adjectifs louangeurs. Nous avons aimé l’étudier au lycée ; la retrouver nous réjouit. Elle est d’autant plus actuelle que le clivage entre gens de pouvoir et ces autres qui en sont pratiquement dépourvus - bien qu’ils ne s’en rendent pas vraiment compte - est flagrant et sinistre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Soit une île qui pourrait être celle où Shakespeare, naufrage aidant, fait atterrir ses personnages d’une Tempête : une terre cernée par ces parenthèses que forme la mer qui l’entoure, un lieu enclavé où tout devient possible.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Cinq personnages : l’aristocrate Iphicrate et son valet Arlequin, Euphrosine et sa servante Cléanthis, plus un meneur de jeu : Trivelin. Ancien esclave, il est devenu le maître souverain de cette île mais aussi l’arbitre de conflits qu’il ne tolère plus. Il redistribue les cartes: Iphicrate endossera l’habit d’Arlequin, qui endossera celui de son patron. Arrivent deux dames : Cléanthis servante et Euphrosine sa patronne une authentique aristocrate. Elles aussi échangeront leurs rôles mais Euphrosine est plutôt une Frosine pour un Harpagon moliéresque et cette mise en scène nous mène trop souvent dans le monde d’un vaudeville ordinaire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le décor existe à peine : des pneus ici et là, dont on ne comprend pas ce qu’ils évoquent ou convoquent, et dont les comédiens ne se servent qu’à demi. Au départ, des chants d’oiseaux mais vite des bruits trépidants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le metteur en scène et ses camarades veulent-ils rendre la démarche de l’auteur plus que très accessible, du genre ‘actuelle’ ? Il nous semble qu’ils s’engouffrent dans une impasse. Les comédiens disent leur texte comme s’ils n’y comprenaient pas grand-chose, leur gestuelle étant aléatoire. Le charme et la grâce de Marivaux en pâtissent infiniment .Vers la fin, des musiques frénétiques mettent le spectateur plus mal à l’aise encore et c’est bien dommage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21h30. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1879661790407761643?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1879661790407761643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1879661790407761643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/lile-des-esclaves.html' title='L’Île des Esclaves'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7170070958731234401</id><published>2011-07-05T10:13:00.004+02:00</published><updated>2011-07-05T17:58:20.168+02:00</updated><title type='text'>D’un côté à l’autre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;d’Anne Coutureau&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Spectacle écrit pour l’Atelier du Théâtre Vivant&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Une petite demi-douzaine de femmes la soixantaine - ou plus- larguées sur le vaste  plateau vont et viennent,  l’air égaré ; que cherchent elles? Elles ont des jupes très courtes et des tenues  pour collégiennes des années cinquante avec socquettes sous leurs sandales, et on soupçonne qu’elles sont pour la plupart grand-mères, ou arrière-grand-mères. La première à descendre l’escalier menant à la scène est une caricature de danseuse classique bien raide qui ne peut plus esquisser que quelques pas, toujours les mêmes et faire volte-face pour recommencer. Elle ne parlera que peu. Une autre à la voix claire monologue ; cela donne toutes les dix minutes : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Charlotte c’est ma fille, Charlotte  est venue me chercher ...Va dire à Charlotte...Il me faut les  horaires de bus… elle va prendre l’autre bus, elle va pas se tromper…Elle s’est pas trompée de bus…Charlotte revient…Elle est où Charlotte ? J’ai mis la robe bleue à Charlotte sous le cerisier…Je suis prête, Charlotte va venir me chercher ! &lt;/span&gt;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Donc rapports mère-fille, nostalgie de l’enfance dans laquelle ces dames, Alzheimer aidant, sont retombées.  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vais  faire dodo dans la grande chambre dans la nouvelle maison &lt;/span&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Une autre femme arpentant la scène gesticule frénétiquement. Une autre encore, septuagénaire aux  cheveux permanentés, mais en débardeur hurle. Et puis toutes se mettent à gémir.  Grognements, noirs brusques pendant lesquels on les entend se démener. Déplacements et entassement de chaises toutes différentes qu’elles effectuent à cour puis à jardin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Où est-ce qu’on est ?&lt;/span&gt; » « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On va se baigner &lt;/span&gt;». Elles montent et redescendent les marches.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Que c’est beau, c’est beau, la vie ! &lt;/span&gt;» chante Jean Ferrat,  mais l’électrophone années cinquante déraille-raille-raille.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Episode suivant : les femmes sont totalement recouvertes de couvertures par l’homme à barbe sympathique qui a déshabillé une des mémés laquelle, nue, s’est caressé le ventre : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; j’ai pensé que ça ferait du bien au bébé … je l’ai senti, il a bougé &lt;/span&gt;». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Un noir de plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les femmes re-gémissent, mais le barbu et la femme en jean qui s’avère être la doctoresse responsable de cette maison, auront eu un épisode où seuls, ils se seront ‘exprimés’. Cela donne  pêle-mêle : «  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le chômage, le cancer, la guerre… L’homme n’est que passions…Vous avez fait de la passion une pathologie…Je veux aimer mais je ne veux par souffrir…L’amour, la douleur…pas de transcendance possible…Mais le vrai risque d’aimer…survivre ?&lt;/span&gt; »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Vous pensez: pseudo-aphorismes, truismes. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’homme chaleureux à la courte barbe : «  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ma femme est morte : elle est là, elle me parle, on vit ensemble&lt;/span&gt; ». Il embrasse la doctoresse sur le front. Un long temps : elle &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;a fermé les yeux. Les femmes se réveillent: « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;On est où ?&lt;/span&gt; » Ne rien vous dire de la séquence finale . Mais saluer la dignité et la conscience professionnelle de l’équipe : les comédiens et leurs partenaires non professionnels, tous d’une grande honnêteté et générosité, même si nous avons eu l’impression de regarder un reportage-télé destiné, au final, à collecter des fonds pour ces maisons de retraite où le personnel généreux mais insuffisant est bien souvent  mal rémunéré.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Anne Coutureau nous étonne et nous perturbe une fois de plus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre de Sartre, Camus, De Gaulle et la politique, &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;jusqu' au 2 octobre. Dates et réservations : 01 47 70 32 75 et &lt;a href="http://www.theatredunordouest.com/"&gt;www.TheatreDuNordOuest.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7170070958731234401?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7170070958731234401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7170070958731234401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/dun-cote-lautre.html' title='D’un côté à l’autre'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-204488964135163585</id><published>2011-07-03T08:24:00.005+02:00</published><updated>2011-07-03T08:27:57.888+02:00</updated><title type='text'>Par la fenêtre ou pas !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; de Pierre Notte&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène de Antoine Humbert assisté de Raphaëlle Spagnoli&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pas de « Petites dames (remontant) vers le nord » mais dans le compartiment d’un train ordinaire des voyageurs, vrais partenaires ou faux couples, d’âges divers, venus d’horizons et milieux différents qui ont choisi Venise pour destination. Ils souhaitent y vivre ou revivre des idylles. Le sémillant contrôleur en uniforme SNCF les a pris en charge, mais son métier est à risques, puisqu il peut se faire  récupérer par un ou plusieurs d’entre eux et se voir décrété leur confident, la nuit ou à tout autre moment de leur mal-être.  Pour se tirer d’affaire il a décidé de s’affaler à terre ou de tomber dans les pommes à chaque fois.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Pièce truculente, surréaliste à en donner le tournis, elle a peut-être été inspirée à l’auteur par des comédiens en cours de formation qu’il sait si bien observer ; peut-être aussi par les ‘impros’ au départ de ces créations dites collectives qui nous ont valu, entre autres, les pièces de Shakespeare.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ces jeunes gens et jeunes filles qui se confient deux par deux ou un par un cernés par un projecteur, ont l’impression que leurs parents d’abord, leurs partenaires ou conjoints et éventuellement le monde entier se sont souvent ‘foutus’ d’eux. (Pierre Notte est responsable de ce jubilatoire « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’existe, foutez-moi la paix &lt;/span&gt;»). Chacun tente de faire le point tandis que le train les emporte. Il calera en Suisse, vrai no man’s land, pays de lacs trop tranquilles qui en mai est encore sous la neige. Tout s’y fige, donc… pause.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Chaque personnage se raconte et  re-raconte ses rêves, ses regrets ; tous ont  des obsessions, des univers prosaïques, drôlatiques ou les deux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mais côté mise en scène : ça bouge vite, utilisation de coffres empilés, désempilés,  ré-empilés devenant  le bar du train et aussi les toilettes du compartiment où chacun et chacune ose se confesser. Des sacs de voyage, cuir et faux-cuir, auquel chacun est attaché contiennent les réponses aux questions qu’ils n’osent pas toujours se poser et qui se matérialiseront sous forme de copeaux noirs jonchant le plateau ou atterrissant dans la salle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ça s’emballe, outre le contrôleur une fois de plus K.O. allongé à l’avant-scène, la diva  pharamineuse en jupe à cascades de volants qui mène le jeu se retrouve au tapis et s’y fait enjamber par une jeune partenaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Antoine Humbert qui co-signe la mise en scène délirante avec Raphaëlle Spagnoli joue cette  immense « Vénitienne »  bête de scène réjouissante aux sourcils clownesques et lèvres quasi-bogdanoffiennes qui en fait quinze tonnes mais chante à ravir. Ses camarades de la «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Simone et compagnie&lt;/span&gt;» sont tous au diapason. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Manufacture des Abbesses&lt;/span&gt;, jeudi, vendredi, samedi à 21 heures. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les dimanches à 17 heures. Jusqu’au 31 juillet.  Réservations: 01 42 33 42 03 et &lt;a href="http://www.manufacturedesabbesses.com"&gt;manufacturedesabbesses.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-204488964135163585?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/204488964135163585'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/204488964135163585'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/07/par-la-fenetre-ou-pas.html' title='Par la fenêtre ou pas !'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5591558078623503584</id><published>2011-06-30T11:36:00.001+02:00</published><updated>2011-06-30T11:37:50.319+02:00</updated><title type='text'>Les mains sales</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de Jean-Paul Sartre&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène de Geneviève Brunet et Odile Malet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;A la fin des années 1940, après le tremblement de terre de la seconde guerre mondiale, tous les intellectuels avec dans le peloton de tête des écrivains: romanciers et dramaturges, se firent un devoir de prendre parti et de proclamer que la vérité ne pouvait être que dans un camp. D’où controverses, règlements de comptes et remises en question. ‘Engagés’, ils l’étaient en permanence au bord d’un volcan peu destiné à s’éteindre, du moins le pensaient-ils. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Jean Cocteau a contribué à la première mise en scène de cette oeuvre ambitieuse et forcément un peu bavarde tant il est vrai qu’au siècle dernier une pièce de théâtre devait durer plusieurs heures ; l’auteur risquait de « meubler », ce qui est le cas ici. Soit un texte parfois encombré d’aphorismes simplets, de formules qui se voudraient percutantes mais se révèlent déraisonnables jusqu’à en devenir dérisoires. Mais il y a cette belle histoire d’amour pour joli couple. Elle, c’est Jessica, jeune femme de cet Hugo, honnêtement fanatique et voué à la ‘bonne ‘cause ; et c’est forcément elle qui fera tout sombrer dans le mélodrame. Ordre et désordre : des habits et des sous-vêtements jonchent la scène, les comédiens les ignorent, les enjambent. Encombrement de valises qu’ils ouvrent frénétiquement, chaises sommaires et affreux tabourets. Une machine à écrire, objet plus que symbolique, n’est surtout pas d’époque et deux personnages pour BD, ridicules et odieux, sont les gardes du corps de cet Hoederer qui a pris le pouvoir au sein de son parti et dont le cynisme sidère.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Jean-Luc Jeener est un comédiens singulier, donc rare parce qu’on ne peut le comparer à aucun autre. Sa présence, ses gestes, son regard clair et dérangeant, la façon dont il évolue sur les planches, sa voix légère ou de stentor, métallique ou chaleureuse et sa diction magistrale en font une ‘bête de scène’. Il est Hoederer , personnage dont le jeune Hugo, devenu son secrétaire dans le but de le neutraliser, donc de le supprimer - parti et cause obligeant - tombera sous le charme. Ses camarades et partenaires sont tous très étonnants.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre de la saison Camus, Sartre, De Gaulle et la Politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations: 01 47 70 32 75 et &lt;a href="http://www.theatredunordouest.com"&gt;www.TheatreDuNordOuest.com&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5591558078623503584?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5591558078623503584'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5591558078623503584'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/les-mains-sales.html' title='Les mains sales'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6820165681996222687</id><published>2011-06-30T11:30:00.002+02:00</published><updated>2011-06-30T11:34:13.711+02:00</updated><title type='text'>La Poudre aux yeux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;d’Eugène Labiche&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;par la Compagnie de la Pléiade, mise en scène de Nathalie Hamel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Quel bon choix que celui de cette Pléiade… le terme  pléiade, au sens le moins noble du terme, n’implique-t-il pas une groupe important de personnes ce qui est le cas de cette distribution, certains rôles étant joués en alternance par plusieurs comédiens ? Donc vous qui avez vu la pièce aurez envie de la revoir tant vous l’avez aimée version un , et de l’adorer une fois de plus, version deux ou deux-bis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Deux familles de bourgeois plutôt très moyens et moyennement cossus. Chez les Malingear, Monsieur est médecin sans clientèle, son épouse est une ambitieuse déçue, donc possible-ou-future affabulatrice. Chez les Ratinois, Madame est tout aussi frustrée car Monsieur  n’est qu’un confiseur qui se prétend gros raffineur pour se faire mousser quand il le faut. Pourquoi le faudrait-il au juste ? Parce que son fils Frédéric Ratinois, jeune avocat sans causes, est amoureux d’Emmeline Malingear  et qu’il faut bluffer la famille de cette charmante dont l’éducation n’a pas été très poussée. Par radinerie ? Non… par bon sens, ou sens bourgeois de la mesure lequel fait vivre et même survivre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les Malingear, donc, se sont mis en relation avec les Ratinois puisque demande en mariage il y a. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;« Ah... ce bon Malingear, cet excellent Ratinois ! ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ca implose et puis ça explose. Ce n’est pas tellement le fait que le couple Ratinois - ou serait-ce le couple Malingear ?- décrète que l’autre est composé de « gens trop élevés pour nous » mais… saprelotte c’est la dot ! Comment l’évaluer hé-hé… et la verser, ou alors décommander le mariage et se consoler en disant « Nous avons visé trop haut » ? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Gasconades, imbroglios, embrouillaminis, surenchérissements, « sorties cérémonieuses » comme nous l’indiquent les didascalies, et apartés où la vérité explose  « quand le faux a l’air vrai » .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ouf ! heureusement chez les Ratinois il y a l’Oncle Robert (catapultueux Bernard Maltère). D’accord, il arbore des boucles d’oreilles, mais son bon sens est plus que renversant. Il sera le déflagrateur de tout ce flafla-là.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mais alors Emmeline et Frédéric ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ne vous inquiétez pas pour eux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Une fois encore Nathalie Hamel et ses comédiens de dilection et de prédilection  vous déménagent, dans une mise en scène caracolante.                                                                                                                           &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;"&gt; Dans le cadre de l’Estival de Ménilmontant, au Théâtre de Ménilmontant&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, 15 rue du Retrait, métro Gambetta , du mardi 12 juillet au samedi 16 juillet à 20h45, dimanche 17 juillet à 15h.  Réservations : 01 46 36 98 60 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6820165681996222687?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6820165681996222687'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6820165681996222687'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/la-poudre-aux-yeux.html' title='La Poudre aux yeux'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7808877428079180833</id><published>2011-06-29T17:32:00.000+02:00</published><updated>2011-06-29T17:33:22.819+02:00</updated><title type='text'>Les Bonnes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Jean Genet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène de Serge Gaborieau et Armel Veilhan&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Avec Marie Fortuit, Odile Mallet, Violaine Phavorin&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Décor sobre sur fond sombre avec porte- fenêtres, éléments du genre paravents qui se déploieront pour devenir un placard-garde-robes. D’abord un étrange sommier à jardin et un sommier étrange à cour qui  reliés, constitueront un second lieu dans l’espace scénique.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Au centre du plateau une moquette rouge sang et à l’avant-scène deux petits tapis blancs sur lesquels des objets parlants proviennent de la cuisine ordinaire de cette maison que Monsieur - amant de Madame -  a quittée et pour cause : la cadette Claire et sa sœur aînée Solange, domestiques de Madame, à coup de lettres anonymes l’ont fait condamner et emprisonner.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La suite: démasquées, les sœurs tentent de se débarrasser de leur maîtresse à l’aide d’un tilleul empoisonné qu’elle ne boira pas mais que l’une d’elles finira par absorber. La mort est enfin au rendez-vous. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Symétrie, asymétrie, dissymétries, enchevêtrements de personnalités, usurpations d’identités et névroses ou psychoses avec discours plus ou moins délirants qui remettent tout en question: donc cet existentialisme dont nous nous réveillons ‘ interpellés’ au vingt-et-unième siècle ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dans cette distribution Claire et Solange (voulues vieilles et moches par l’auteur) sont jolies et sveltes, l’une aux cheveux courts, l’autre aux cheveux plus longs, s’empoignent, se jettent tout ce qu’elles peuvent à la figure. Chorégraphie baroque voyez séance de gymnastique aux allures d’entraînement pour catch féminin, mais pour nous c’est une catharsis : « C’est moi que tu vises à travers Madame »…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Musiques simples pour débuts de cauchemars&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Deux jeunes comédiennes virtuoses, et Madame Royale : Odile Mallet, si redoutablement belle qu’elle rafle la mise dès qu’elle paraît et ouvre la bouche pour détruire tout sur son passage : « Vous êtes un peu mes filles » dit-elle aux sœurs. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, jusqu’au 27 août, du mardi au samedi à 19h. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7808877428079180833?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7808877428079180833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7808877428079180833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/les-bonnes.html' title='Les Bonnes'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8163284252372672009</id><published>2011-06-26T18:05:00.005+02:00</published><updated>2011-06-26T18:09:41.412+02:00</updated><title type='text'>== COMMUNIQUE DE PRESSE ==</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Après un an d’attente qui ont mis en difficulté les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tréteaux de France&lt;/span&gt;, mon successeur pour diriger ce Centre Dramatique National atypique vient d’être désigné. Il s’agit de ROBIN RENUCCI.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Parmi les 44 postulants qui ont répondu à l’appel à candidature, le jury du Ministère de la Culture a retenu, dans une courte liste, 7 candidats. Après concertation, le Ministre, Frédéric Mitterrand, vient de choisir Robin Renucci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Je me réjouis de cette nomination que, d’ailleurs, je souhaitais vivement. En effet Robin Renucci est le plus qualifié (en raison surtout de son aventure corse de l’Aria) pour continuer l’aventure initiée il y a 50 ans par Jean Danet et poursuivie depuis 10 ans par moi-même. Son projet s’inscrit dans la continuation des pionniers de la décentralisation théâtrale : Maurice Pottecher, Michel Saint-Denis, Jean Dasté, Hubert Gignoux, Gabriel Monnet... et du théâtre populaire comme Jean Vilar l’a si bien illustré.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Bien sûr le projet du nouveau directeur des Tréteaux de France, qui se fonde et se réclame de cet héritage, est de l’inscrire avec énergie dans la réalité artistique, sociale et culturelle de notre temps et des années à venir. Bref les Tréteaux de France sont en de bonnes et vigoureuses mains.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Je souhaite bon vent  et bonne route à l’ami Robin Renucci et aux&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Tréteaux de France&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;Marcel Maréchal&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;24 juin 2011&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8163284252372672009?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8163284252372672009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8163284252372672009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/communique-de-presse.html' title='== COMMUNIQUE DE PRESSE =='/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3702053478371497504</id><published>2011-06-26T17:58:00.004+02:00</published><updated>2011-06-26T18:01:50.250+02:00</updated><title type='text'>Discours sur le bonheur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;d’Emilie du Châtelet&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène de Béata Nilska, avec Edith Vernes et Sylvain Begert.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Emilie a probablement écrit ce texte après que Voltaire, son amant, l’ait quittée et avant qu’elle ne tombe éperdument amoureuse de ce jeune officier trentenaire, futur père de sa fille dont la naissance causera sa propre mort à l’âge de quarante-trois ans. Voilà pour l’histoire. Donc un discours sur le bonheur? Ce serait plutôt : « bonheur … mode d’emploi » à consulter et re-consulter sans modération.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ce que vous verrez au Lucernaire vous fera tomber amoureux-fou de cette femme hardie et tendre qui tente de définir ce qu’est une vie rendue invivable par le jugement des autres et leurs préjugés, mais surtout par vos propres lucidités tardives, vos certitudes, vos impatiences, vos doutes récurrents, et notre amour-propre à tous, mais aussi nos joies. Donc le pouvoir des sens, avec au menu toutes sortes de gourmandises et de désirs souvent décalés, assouvis ou non, qui sont le lot commun de l’homme et de la femme. Méli-mélo ? Non. Emilie donneuse de leçons de bonheur ? Surtout pas. Dans son discours parfois véhément l’humour côtoie une lucidité et une tendresse infinies mais maîtrisées. Madame du Châtelet est Edith Vernes dans une robe d’un gris suave qui met en valeur sa taille et sa silhouette. Ses déplacements, ses jolis gestes, son occupation de la scène dans un décor avec objets et accessoires raffinés sont étonnants. Musiques nobles et voix ‘off’: celle de Voltaire d’abord (Philippe Person tonique) et celle de Danielle Lebrun (une Madame du Deffand qu’elle connaît si bien pour l’avoir souvent incarnée au théâtre) à l’ineffable rosserie, qui décrète qu’Emilie est une personne peu féminine, suprêmement laide, mal dans sa peau, ce qui explique sa rage de manier trop de langues, vivantes ou pas, de traduire des auteurs latins majeurs - Newton inclus - et d’être une vraie mathématicienne &lt;span style="font-style: italic;"&gt;cum&lt;/span&gt; physicienne: défi relevé, messieurs les scientifiques machistes ! Edith Vernes est troublante et vers la fin ses légers effondrements parfaitement programmés attendrissent. A ses côtés Longchamp est le domestique à peine dissimulé derrière le rideau de fond qui, en son absence, ré-investit le plateau pour nous lire les lettres bouleversantes que sa maîtresse a reçues de Voltaire et qu’elle n’a surtout pas rangées. Il ré-installe méticuleusement les objets dans le bureau de Madame. Ses déplacements sont ceux d’un Arlequin dansottant, sourcils levés, et ses mimiques quand il écoute Madame parler sont du genre « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ah bon ? ah ?? ah bien !!!&lt;/span&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Cher Longchamp qu’on embrasserait volontiers, vous faites en sorte que les critiques clamant que les spectacles à un seul personnage sur scène sont les algues vertes du théâtre seront ‘verts de rage’ en comprenant que Madame vous a convoqué pour ne surtout pas y jouer les utilités.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt;, mardi au samedi à 18h30, jusqu’au 2 juillet. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3702053478371497504?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3702053478371497504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3702053478371497504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/discours-sur-le-bonheur.html' title='Discours sur le bonheur'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8172883721486041949</id><published>2011-06-20T18:48:00.001+02:00</published><updated>2011-06-20T18:49:44.374+02:00</updated><title type='text'>Tu m’as sauvé la vie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de Sacha Guitry&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène de Jean-Laurent Cochet, avec Jean-Laurent Cochet, Jean-Pierre Castaldi dans les rôles principaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le spectacle fonctionne à coup de séquences rythmées, ponctuées de musiques gracieuses. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La scène est joliment encombrée: meubles d’époque-Guitry,  pléthore de tableaux aux murs et deux tables, l’une à jardin, l’autre à cour avec sur chacune un téléphone pour dialogues « inter-actifs ». Tout se met à fonctionner en rafales. Donc Monsieur le Baron de Saint-Robert d’âge plus que certain a de plus en plus besoin de l’équipe de ses domestiques: cuisinière, femme de chambre et la clique, mais surtout de son infirmière: hé-oui, Monsieur entend de moins en moins bien. Mais pourquoi admet-il que débarque chez lui un personnage qui lui aurait, parait-il, sauvé la vie : où, quand et comment ? On s’en moque vite tant les circonstances ne sont pour lui que des prétextes à raconter : le baron est de ces mondains qui écoutant avec intérêt ou jubilation seulement ce qu’ils disent d’eux-mêmes sont probablement des misanthropes. Coup de théâtre: le clochard sauveteur et son rescapé se tombent dans les bras. Le baron : « mon sauveur, mon ami, mon enfant ! » Au chapitre suivant l’ex-clochard hébergé par son baron arbore un habit respectable. Au suivant encore l’ex-infirmière est devenue une muse suave mais qui a conservé son accent slave. Quant au suivant ?... La troupe de Jean-Laurent Cochet qui avoue ne faire équipe qu’avec des comédiens qu’il aime infiniment est détonante.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Pépinière Théâtre&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21 heures, samedi: matinée à 16 heures.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations:  01 42 61 44 16&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8172883721486041949?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8172883721486041949'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8172883721486041949'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/tu-mas-sauve-la-vie.html' title='Tu m’as sauvé la vie'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2322684101745950085</id><published>2011-06-20T12:19:00.002+02:00</published><updated>2011-06-20T12:21:20.910+02:00</updated><title type='text'>Tout est bien qui finit bien</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;d’après William Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène de Pierre Beffeyte&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Cette adaptation plus que très libre due à Pierre Beffeyte reprise au Théâtre La Bruyère dont le plateau plus étroit que celui du &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre 14&lt;/span&gt; où nous l’avions découverte, permet une grande proximité avec les comédiens. Leurs déplacements deviennent d’autant plus fascinants. Nous retrouvons des décors séduisants: des toiles de fond poétiques avec trompe-l’œil c’est un rêve. Meubles et accessoires sont aussi somptueux que les  costumes elizabethains classiques: y voir un des  innombrables clins d’yeux que nous adresse l’équipe aux commandes de ce spectacle impertinent, donc jubilatoire. Tout étant décalé, nous décollons et re-décollons évitant de nous demander quel est le propos de cette pièce philosopheuse sans être philosophique, où les femmes ressemblent soit à des matrones, ou à des mégères (apprivoisées ?) ou les deux à la fois, ce qui expliquerait que les hommes jeunes et encore ‘libres’ s’en méfient jusqu’à ce que, comme le jeune Bertrand sidéré par une Hélène qui a jeté son dévolu sur lui,  basculent et capitulent. Les comédiens tous plus généreux les uns que les autres  se rejoignent  sans jamais cabotiner.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre La Bruyère&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21 heures, matinée samedi à 15h30. Réservations : 01 48 74 76 99.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2322684101745950085?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2322684101745950085'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2322684101745950085'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/tout-est-bien-qui-finit-bien.html' title='Tout est bien qui finit bien'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8272142707329705320</id><published>2011-06-16T11:24:00.002+02:00</published><updated>2011-06-16T11:26:41.463+02:00</updated><title type='text'>Le Malentendu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;d’Albert Camus&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène Frank Delage et Anne Barthel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;« Mâle attendu » ou même « entendu », il ne le sera surtout pas: après vingt années d’absence au cours desquelles il s’est marié, Jan, quadragénaire, a décidé d’aller retrouver sa mère et sa sœur Martha dans la modeste auberge qu’elles tiennent en Bohême, mais sans les prévenir ou se faire reconnaître d’elles dans un premier temps. Il sera un simple hôte. Mais les tenancières le droguent puis l’éliminent comme elles ont fait de tous leurs autres clients. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Elles lui font ensuite les poches pour récupérer un argent destiné à leur permettre de fuir vers des contrées chaudes et idylliques. Mère et fille ont ensuite la visite de Maria, désormais veuve de Jan, à qui elles racontent comment elles se sont débarrassées de lui, et puis chacune des deux se suicide. Entre-temps elles ont philosophé un maximum : l’existence, la nécessité de la révolte, la violence, la mort, etc. Cette pièce, décrétée comédie dramatique par son auteur, mais qu’il pensait comparable à une tragédie à l’antique, lui avait été inspirée dans les années 1940 par un fait divers qui l’avait extrêmement perturbé. Depuis, elle a été jouée par des comédiens remarquables: Maria Casarès entre autres. Aussi ambitieuse que déconcertante, parfois même bavarde, voyez mélo et pathos, elle serait difficilement supportable aujourd’hui si la distribution et la mise en scène que nous propose le Théâtre du Nord-Ouest n’étaient pas de tout premier ordre. Dans un décor pour huis-clos, avec des lumières simples mais fignolées, cinq comédiens intenses troublent par leur jeu, leur présence et leur voix. Marie-Véronique Raban compose étonnamment une mère excédée et à la démarche de vieille femme voûtée. Sa fille Martha est Anne Barthel, voix rauque qui prend aux tripes; elle hurle ses désespoirs tandis que Bertrand Monbaylet, victime expiatoire (mais de quoi, et de qui?) touche en jouant un personnage mince puisque plutôt normal. Emilie Duchênoy est sa femme, belle et touchante en amoureuse foudroyée. Mais le personnage-pivot de la pièce Gérard Cheylus est le serviteur stylé, muet, aussi énigmatique qu’omniprésent et qui n’a qu’une réplique: la vraie, la seule, la bonne, à la toute fin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre de la saison Sartre, Camus, De Gaulle et la politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Jusqu’au 31 Décembre 2011. Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8272142707329705320?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8272142707329705320'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8272142707329705320'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/le-malentendu.html' title='Le Malentendu'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1913021348641609675</id><published>2011-06-15T18:28:00.001+02:00</published><updated>2011-06-15T18:28:59.047+02:00</updated><title type='text'>La nuit dernière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Christian Morel de Sarcus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Cette pièce, plus que dérangeante (Dieu merci !) dans une mise en scène qui évolue très étonnamment se donnera le 18 juin à 14h30 au Théâtre du Nord-Ouest. Allez ou retournez l’y aimer. Elle sera reprise en automne dans le cycle Sartre, Camus, De Gaulle et la politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, programme et réservations : www.TheatreDuNordOuest.com .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ou appelez le théâtre : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1913021348641609675?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1913021348641609675'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1913021348641609675'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/la-nuit-derniere.html' title='La nuit dernière'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6604791437782372268</id><published>2011-06-14T18:25:00.001+02:00</published><updated>2011-06-14T18:28:57.731+02:00</updated><title type='text'>Le bal de Ndinga</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Tchicaya U Tam’si&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène et interprétation Pascal Nzonzi&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Lumières intenses, le comédien à la présence et au physique saisissants est au coeur de la scène, sa voix grave ou  tendre peut devenir colossale  « Reviens, nous danserons !».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Vêtu d’une chemise et d’un jean bleu-électrique, assis sur un  banc modeste, il y devient  pêle-mêle tous les personnages de ce récit, publié sous forme de nouvelle et à quatre voix  n’utilisant que très peu  d’accessoires pour qu’on  identifie bien chacun. Porté au théâtre pour la première fois il y a un quart de siècle, à chaque reprise ce bal sidère un public tous âges confondus, car c’est une épopée semblable à toutes celles qui depuis l’antiquité ont été contées par les anciens des familles, au sens vaste du terme. Sage Monsieur Ndinga ? peut-être pas …et puis tellement habité par son désir de cette Sabine : cela vaut mieux pour nous puisqu’il remet tout en question. Philosophe, il l’est certainement car il a pressenti les répercussions fatales de la décolonisation du Congo belge, ayant évalué les vrais enjeux et défis de la décolonisation . Soif inextinguible de pouvoir chez des êtres à l’ego démesuré . Que dire de la vraie liberté ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dansant, chantant, investissant avec bonheur l’espace scénique Pascal Nzonzi fait sien l’univers des phrases et des mots incantatoires de U Tam’si.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Et puis « Il y a eu une furieuse émeute après », « Je courais… » « Où est-il donc passé ? ». Tout a basculé, n’est-ce pas Messieurs Lumumba et Tshombé? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Un certain bal… mais c’en est  fini puisqu’une vraie balle vient de neutraliser Ndinga. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Pascal Nzonzi habite les mots de U Tam’si qu’il qualifie « de sang frais »; qu’il ne nous en veuille pas si dans l’écho nous entendons « de français ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Maison de la Poésie&lt;/span&gt;, jusqu'au 3 juillet, du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Réservations : 01 44 54 53 00 et www.maisondelapoesieparis.com.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6604791437782372268?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6604791437782372268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6604791437782372268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/le-bal-de-ndinga.html' title='Le bal de Ndinga'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5765348956416992417</id><published>2011-06-10T12:23:00.001+02:00</published><updated>2011-06-10T12:25:16.502+02:00</updated><title type='text'>La femme silencieuse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Stefan Zweig en exil à Londres en…1934  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;De Monique Esther Rotenberg , mise en scène de Pascal Elso, avec Pierre-Arnaud Juin, Corinne Jaber et Olga Algazi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;L’auteur justifie le choix de son titre en nous confiant que cette femme est d’abord Lotte, la secrétaire - très stylée et n’intervenant que quand son patron l’y oblige - d’un Zweig en exil volontaire à Londres ; mais aussi Friderike, l’épouse de ce dernier qui ouvre la bouche plus pour distraire l’écrivain que pour commenter l’écroulement proche d’un certain monde, voyez nazisme. Stefan Zweig, lui aussi, se vouera au silence, se suicidant au Brésil un de ses continents de rechange.  Mais en 1934, il travaille à une biographie de Marie Stuart et  le livret qu’il a confié à Richard Strauss est en passe de devenir un opéra comique : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Die Schweigsame Frau&lt;/span&gt; ». Créé en Allemagne en 1935 et vu par des dignitaires nazis il est interdit après trois représentations : origines ethniques des auteurs obligeant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Zweig séduit grâce à ses déclarations à plusieurs tranchants, à ses formules : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aussitôt écrite, une phrase ne nous appartient plus &lt;/span&gt;», « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dans un couple, le mensonge, il n’y a que ça de vrai &lt;/span&gt;», «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; le paradoxe de l‘amour, c’est de pouvoir se libérer de l’autre en se contraignant à vivre avec&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une qualité totalement étrangère à l’amour c’est l’intelligence&lt;/span&gt; ».  Notez que cet « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;aristocrate juif au cœur de l’Europe&lt;/span&gt; » comme le définit Monique Esther Rotenberg n’est pas un dandy à la manière d’Oscar Wilde; pourtant il en a l’élégance, le sens de la formule plus paranoïa, lucidité et désespoir. Sur scène dans un décor réaliste riche et raffiné, Stefan dicte ses textes à Lotte dont la machine à écrire crépite en permanence avec des jolis ‘ding’quand ça va à la ligne. Zweig monologue, elle lui répond de façon pertinente, donc séduisante.  A l’épisode suivant, l’épouse débarque : c’était  elle qui avait choisi Lotte pour être la secrétaire de Stefan. Ils seront trois jusqu’à la fin, épisodiquement, alternativement. Lotte et Stefan, après s’être dit ‘vous’ se disent ‘tu’ ; ils se tombent dans les bras, se font surprendre par Friderike et puis… Lotte s’adressant à Zweig : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu me dictes ?&lt;/span&gt; » et Zweig : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, je te parle&lt;/span&gt; ». Dites à tous ceux qui aiment le vrai-bon théâtre d aller admirer et aimer des comédiens denses dans une pièce intense.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;"&gt;Théâtre du Petit Hébertot&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, jusqu’au 10 juillet, du mardi au samedi à 21 heures, dimanche à 15 heures. Réservations : 01 42 93 13 04.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5765348956416992417?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5765348956416992417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5765348956416992417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/la-femme-silencieuse.html' title='La femme silencieuse'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-359227825625762519</id><published>2011-06-08T10:58:00.002+02:00</published><updated>2011-06-08T11:00:46.021+02:00</updated><title type='text'>La cuisine d’Elvis</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Lee Hall&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène par Régis Mardon, avec Nathalie Mann, Anne Puisais, Pascal Aubert, Benoît Thevenoz.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Donnée récemment aux théâtres des &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Déchargeurs &lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;et du &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Lucernaire&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, la pièce programmée au festival-Off à l’Essaïon-Avignon du 8 au 31 juillet prochains rebondit  d’abord à l’Essaïon de Paris. Crue, cocasse, cruelle, étourdissante, l’énergie de ses  interprètes est bluffante. Surtout et paradoxalement celle du père de famille: vieux-vrai-et-faux-ex-Elvis impotent affalé dans un fauteuil roulant que sa fille relègue à droite et à gauche pendant les deux tiers des treize épisodes ; il se réveille, vous confie face public des choses pseudo-philosophiques inintéressantes, du genre interviews de stars à l’auto-satisfaction comparable à celles de sportifs à l’issue d’un match. L’ambiance est bien celle d’un match : la mère (Mam) qui brandit ses quarante ans rutilants est professeur ; ce n’est pas un bon point pour nous car elle se console d’un choix qui n’en est peut-être pas un vrai, verre à la main en permanence. Face à elle sa fille (Jill), non-encore initiée aux choses de la chair se cherche, grignote beaucoup, fricote des plats réconfortants pour son père (Dad) et remet forcément d’abord en question sa mère. Débarque chez Papa-Maman-et-Fifille un « superviseur de gâteaux », au sex-appeal irrésistible d’un authentique Elvis et qui joue diaboliquement bien de son harmonica. Mère et fille basculent, au propre et au figuré. Frustrations, règlements de comptes, on s’empoigne. Lumières drues, déplacements rapides, noirs brusques, disparitions en coulisses et réapparitions de tous. On enchaîne : donc scènes 10, 11 et cette 12 ; la quasi dernière selon Jill, commentatrice de cette mini-saga, dont on sort  joyeusement épuisé,  c’est à dire heureux. Nathalie Mann est une Mam sexy et spectaculaire qui tient tout à bout de bras. Anne Puisais est sa fille-Jill , mal fagotée, juchée sur des talons démentiels ; rebelle, elle disjoncte parfaitement et en permanence. Benoît Thévenoz est un Elvis junior sexy à vous faire chavirer,  mâle avidement sollicité par ces dames en manque, et qui ne sait où donner de la… tête. Pascal Aubert est le Dad qui émerge aux mauvais moments mais sans qui cette famille plutôt à l’envers n’existerait certainement pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;A l’Essaïon-Avignon&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;, 2 bis place des Carmes, du 8 au 30 juillet.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-359227825625762519?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/359227825625762519'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/359227825625762519'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/la-cuisine-delvis.html' title='La cuisine d’Elvis'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1529927286422702376</id><published>2011-06-04T12:08:00.003+02:00</published><updated>2011-06-04T12:10:42.407+02:00</updated><title type='text'>Saliéri, le mal aimé de Dieu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de et par Jean Hache&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène : Jean Hache et Roland Hergault, avec la voix d’Emmanuel Ray (Mozart).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il y a eu la nouvelle de Pouchkine, et depuis un quart de siècle nous sommes sous le charme de l’&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Amadeus &lt;/span&gt;de Milos Forman ce ‘film-culte’. La pièce de Jean Hache prend magistralement le relais de ces incontournables. Comment un artiste doté par le Créateur d’un talent qu’il a fait fructifier grâce à un travail constant, homme reconnu par ses pairs et par son protecteur le monarque (qui, en terre chrétienne, est aussi lieutenant du Très-Haut) pourrait-il accepter de se faire court-circuiter et coiffer au poteau par un gamin prolongé, facétieux, baroque, mais adulé par ceux qui saluent en lui un génie ? Seigneur où est ta justice ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Jean Hache, dans un costume d’époque dont il se défait pour mieux le ré-endosser, évolue dans un décor ingénieux  mais très réaliste : non pas asile pour personnage nuisible mais simple lieu d’enfermement. Comédien rare à la présence et à la gestuelle fascinantes, il a décidé de nous mettre mal à l’aise face à la moins bonne part de nous même : nos fausses inquiétudes, mais surtout nos simples envies et jalousies.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt; «  Mon Seigneur que j’ai rencontré, révéré, servi, j’ai accepté les souffrances que tu m’as infligées mais voici que tu ne m’aimes plus … enfin plus comme autrefois. » C’est ainsi que nous l’avons reçu. On dirait un petit garçon blessé ; pourtant l’homme sur le retour et certainement vertueux est père de huit enfants.  Mais qu’est-ce qu’aimer et être aimé ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mozart intervient : voix off chaude qui fascine autant qu’elle met Saliéri mal à l’aise. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Les musiques de Bach (soit sa version de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Innsbrück Ich Muss Dich Lassen&lt;/span&gt; ) mais surtout de Wolfgang, cet Amadeus - voyez : « qui aime Dieu » ou serait-ce: « qui est aimé de Lui ? » et dont Jean Hache a choisi des passages de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’enlèvement au Sérail&lt;/span&gt;, des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Noces de Figaro&lt;/span&gt; et de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Flûte Enchantée&lt;/span&gt; pour monter vers un Requiem auquel celui de Saliéri sera un parfait écho. Match nul, diriez-vous ou simple histoire d’amours contrariées ? Jean Hache vous fera prendre parti.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt; jusqu’au 28 août, du mardi au samedi à 18 h30. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations : 01 45 44 57 34.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1529927286422702376?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1529927286422702376'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1529927286422702376'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/salieri-le-mal-aime-de-dieu.html' title='Saliéri, le mal aimé de Dieu'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6524310775947497656</id><published>2011-06-02T11:51:00.001+02:00</published><updated>2011-06-02T11:52:52.506+02:00</updated><title type='text'>Eves</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Chloé Ponce Voiron&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène Chloé Ponce Voiron et Cécile Arthus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Avec Anaïs Harte, Barbara Lamballais, Lauréline Lejeune, Chloé Ponce Voiron, Pamela Ravassard, Karina Testa ; lumières Denis Koransky.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;L’auteur- adaptatrice-comédienne est sur scène avec cinq délicieuses camarades  toutes vêtues de débardeurs et pantalons blancs. Après une référence au personnage biblique qui s’est fait chasser avec son homme du paradis terrestre (où on se dit, espérant n’être pas sacrilège, qu’ils se seraient peut-être ennuyés et jamais remis en question, c’est à dire ‘responsabilisés’… donc merci un certain reptile et un premier péché!) le spectacle démarre. La femme ou la féminité, qu’est-ce au fait ? Beaucoup plus que ce qu’une tentation d’énumération hâtive, forcément maladroite et incomplète ou une définition péremptoire nous feraient déclarer. Qu’à cela ne tienne, cette demi-douzaine de comédiennes va tout  raconter, grâce à des illustrations lestes, toniques, détonantes, graves ou bouleversantes. Vingt séquences que Chloé Ponce Voiron qualifie de simple patchwork, ce dont on lui sait gré, et qui ont le mérite d’être immédiatement accessibles sans pourtant qu’on  pense café-théâtre.&lt;br /&gt;«&lt;span style="font-style: italic;"&gt;L’important c’est de connaître son corps &lt;/span&gt;». Faites-leur confiance : la visite sera guidée, avec mots crus, jeux de scènes et gestes truculents mais jamais de mauvais goût ni vulgaires. Ayant troquée leurs tenues blanches contre d’autres plus colorées, elles dansent, se gargarisent de borborygmes, cavalcadent sur scène, et chantent fort joliment. Le rideau, brillant fond de décor, change de couleur sous les lumières qui explosent. Mais le propos reste le même : et la vraie dignité dans tout cela ?  Et le viol, et l’excision, et le port obligé de tenues réduisant la femme à un fantôme dans des buts ambigus … Quelques scène sont très cocasses, particulièrement celle où deux femmes ‘libérées’ cigarette au bec, l’une à jardin et l’autre à cour, disent  pis que pendre l’une de l’autre, pour se tomber dans les bras quand leurs regards finissent par se croiser. Table gynécologique avec femme en couches et la sage-femme (qui, à son époque-à-elle, n’a pas eu droit à la péridurale) ricane : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vous avez mal ? c’est normal !&lt;/span&gt; ». Retour à la case départ «&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tu enfanteras dans la douleur&lt;/span&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Eve et ses soeurs selon Chloé sont de sales gosses désobéissantes- quoique métaphysiques- mais leur spectacle réjouissant déborde de convivialité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Les Déchargeurs&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 20h, jusqu’au 2 juillet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Réservations  08 92 70 12 28&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6524310775947497656?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6524310775947497656'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6524310775947497656'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/06/eves.html' title='Eves'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3217660870695327437</id><published>2011-05-30T19:45:00.001+02:00</published><updated>2011-05-30T19:47:02.866+02:00</updated><title type='text'>Chute d’une nation (épisode 1) La petite phrase</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;De Yann Reuzeau, mise en scène de l’auteur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;La Manufacture des Abbesses programme actuellement cette quadrilogie fascinante, dont le titre s’il avait été &lt;span style="font-size:100%;"&gt;LA&lt;/span&gt; chute d’une nation, serait devenu anecdotique, en ces temps de pré-pré-primaires pour élection présidentielle, soit cette sacro-sainte actualité pour accros à l’info. L’auteur consciencieux et méticuleux a sollicité la collaboration d’un élu montmartrois pour que cette saga juste et convaincante devienne pédagogique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Deux hommes, de gauche bien sûr : le plus mûr (redoutable Yvan Lambert) a depuis toujours l’ambition de jouer un rôle politique de premier ordre, bien qu’accusé d’avoir eu une conduite irrégulière et commis des erreurs tactiques, voire pire. L’autre, son cadet au si bon charisme (Walter Hotton) doute de ses propres talents. Il sera récupéré par une ambition politique, à son corps presque défendant, encouragé par des collaborateurs qui lui font confiance, l’apprécient, l’aiment et dont on ne doute pas de la sincérité. Mais dans de pareilles sphères l’ambition n’est-elle pas une maladie archi-contagieuse et ces charmantes collaboratrices &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;(Sophie Vonlanthen et Leïla Moguez qui mènent la danse) ne sont-elles pas en train de faire leurs gammes ? Ne pas anticiper. Le match Perkis-Vampel sera serré. Sur scène deux univers jumeaux avec éléments de décors bien maniés, presque bousculés, et des déplacements malins avec voix off et noirs salutaires. Sept comédiens et comédiennes tous  remarquables, même si dans l’urgence certains parlent si vite qu’on a un peu de mal à les suivre. Mais à la télé et à la radio aujourd’hui, c’est ainsi.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Manufacture des Abbesses&lt;/span&gt;, voir dates et programmations. Réservations : 01 42 33 42 03&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3217660870695327437?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3217660870695327437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3217660870695327437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/chute-dune-nation-episode-1-la-petite.html' title='Chute d’une nation (épisode 1) La petite phrase'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8743473730969489336</id><published>2011-05-30T12:14:00.002+02:00</published><updated>2011-05-30T12:16:21.420+02:00</updated><title type='text'>Love Letters</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de A-R Gurney&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène d’Isa Mercure et Gilles Guillot&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Avec Isa Mercure et Gilles Guillot&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Succès international, œuvre traduite en 30 langues, régulièrement servie par des comédiens plus que prestigieux. L’auteur précise que, sur la scène, ses personnages ne devront jamais se regarder puisqu’ils communiquent uniquement par lettres. Au temps du portable incontournable, c’est bien vu. Alexa et Thomas s’envoient des lettres depuis qu’ils maîtrisent l’écriture, disons vers leurs 8 ans. Ils le feront jusqu’à une soixantaine légèrement dépassée. Au départ cela  donne « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;et maintenant on va arrêter de s’écrire&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tout le monde devrait écrire&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on est bien obligés d’écrire&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu me manques &lt;/span&gt;» etc. Les comédiens attablés à des pupitres  pour salle de classe d’antan  font mine de lire les feuilles qu’ils déposent ensuite soigneusement sur leurs tables. Quelques décennies plus tard, cela devient : Lui  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;on est dans un beau merdier&lt;/span&gt; », « « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;j’ai parlé avec mon psychiatre&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;j’envisage de me présenter au Sénat&lt;/span&gt; ». Quelques séquences plus loin : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le moment est venu de parler&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;reviens, je fais des plans&lt;/span&gt; ». Musique off : soit  ‘Only you’ en version originale. Bilan : Lui « j’ai tellement aimé écrire des lettres ». Face public et à jardin Isa Mercure est hiératique, et côté cour Gilles Guillot qui se démène  ressemblant à un presque présentateur-télé…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21 heures, jusqu’au 2 juillet.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations : 01 45 44 57 34&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8743473730969489336?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8743473730969489336'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8743473730969489336'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/love-letters.html' title='Love Letters'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5094723182992576795</id><published>2011-05-27T17:37:00.000+02:00</published><updated>2011-05-27T17:38:01.929+02:00</updated><title type='text'>Le Capitaine - Il Capitano Fracasse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;librement inspiré du roman de Théophile Gautier. Adaptation et mise en scène : Jean-Renaud Garcia&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le Théâtre 14 prend régulièrement des risques en proposant des pièces qui remettent le monde en question; cette fois il n’en prend aucun et c’est parfait ainsi puisqu’il nous offre un divertissement d’excellence, hommage à Théophile dont on célèbre le bicentenaire de la naissance. Douze comédiens se retrouvent sur le vaste plateau, d’abord presque nu, avec pour toile de fond un écran bleu azur. A l’avant-scène un léger rideau orangé sera tiré et détiré une bonne dizaine de fois pendant ce spectacle de deux heures (sans un entracte qui n’aurait servi à rien) pour nous faire découvrir des meubles et accessoires parlants… et puis ces vrais candélabres à l’avant-scène. Jean-Renaud Garcia est un recruteur de talents tous azimuts et l’orchestrateur de comédiens qu’il fait évoluer d’une manière séduisante ; il est aussi donneur du ‘la’ à ses camarades qu’il fait chanter a cappella et divinement bien.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Sorte de saga dix-neuvième à la française, dont l’intrigue est le pari risqué d’un authentique baron, amoureux d’une belle Isabelle comédienne et qui, pour succéder à un certain Matamore-mort, montera sur les planches et s’en ira en « tournées » avant que la troupe, devenue une famille, se soit vu attribuer une salle de théâtre où l’on suppose que toutes sortes de foules, aristos en tête, se presseront.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ruptures de rythmes, scènes tendres à deux, comédiens venus du fond de la salle qui débarquent sur scène, mais aussi séquences du genre film au ralenti et duels à la Louis XIII réglés parfaitement, soit un festival qui se donne jusqu’au début juillet dans la capitale.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre 14&lt;/span&gt;, mercredi et jeudi à 19h, vendredi et mardi à 20 h 30, samedi à 16h et 20h 30. Réservations : 01 45 45 49 77&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5094723182992576795?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5094723182992576795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5094723182992576795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/le-capitaine-il-capitano-fracasse.html' title='Le Capitaine - Il Capitano Fracasse'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1449631767459076132</id><published>2011-05-26T12:55:00.002+02:00</published><updated>2011-05-26T12:59:02.832+02:00</updated><title type='text'>La nuit dernière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Christian Morel de Sarcus&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène Alexandre Laurent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Divorcer tue : œuvre de cet auteur si singulier au style et au langage flamboyants a été créée en 2009 au Théâtre du Nord-Ouest. Parloir l’a suivie, qui mettait en scène un couple disjoint. On est ici dans la même thématique, et une des toutes premières répliques d’Eliane confrontée à Pierre son époux est « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je veux  récupérer ma liberté&lt;/span&gt; ».  Plus tard, il lui demande « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Quels sont mes torts ?&lt;/span&gt; » Elle répond « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;d’exister &lt;/span&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt; Loin d’être la simple autopsie d’un échec, cette dernière nuit ressemble à celle d’une ‘&lt;span style="font-style: italic;"&gt;cerisaie&lt;/span&gt;’ picarde qu’on va vendre ou abandonner et où, dans la nuit, est organisé un dernier feu d’artifice (« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;artifices &lt;/span&gt;» selon l’auteur ?) Elle séduit parce qu’elle comporte plusieurs pièces dans la pièce et que des personnages secondaires deviennent, un temps, principaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Elle fait se côtoyer des univers que l’auteur connaît mieux que bien : celui des mondains pour lesquels la vie n’est qu’une « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;suite de consommations, de bons moments &lt;/span&gt;» et celui de l’écrivain tourmenté qui les côtoie pour mieux les fuir, se réfugiant dans son bureau, avec un revolver dans le tiroir de sa table. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ne rien dire de plus des coups de théâtre éventuels et de cette fin qui n’en est peut-être pas une, non plus que de ce qui la rend dérangeante. Mais au menu, il y a eu, par ordre alphabétique: échecs, espoirs, folie, frustrations (« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ma jeunesse ! brûlante, désespérée, un désert de chair.&lt;/span&gt; ») ;  et encore : justice, tentations, trahisons. Dans le désordre cela donnerait : Dieu, le monde et moi, ou encore : la mort par suicide et la tentation de commettre un crime, mais aussi « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les femmes, qu’il faut marier vite, puisqu’elles sont toutes élevées de la même façon, ni pour être heureuses, ni pour rendre heureux &lt;/span&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Alexandre Laurent responsable de la mise en scène d’une pièce aussi dérangeante utilise efficacement cette étonnante salle Laborey. Il y dirige ses quatorze comédiens qui donnent le meilleur d’eux-mêmes avec habilité, fermeté, humour et tendresse. Les déplacements, les lumières et les musiques de fond sont parfaitement choisis, assortis et régis. Nous avons aimé.  &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre du cycle Sartre, Camus, De Gaulle et la politique, jusqu’au 31 décembre, voir dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1449631767459076132?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1449631767459076132'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1449631767459076132'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/la-nuit-derniere.html' title='La nuit dernière'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4118514702284709792</id><published>2011-05-23T17:11:00.000+02:00</published><updated>2011-05-23T17:12:22.206+02:00</updated><title type='text'>Une liaison pornographique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Philippe Blasband&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène d’Olindo Cavadini, avec Françoise Dehlinger et Jean-Paul Cessey.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Du même auteur, il y eut en 1993 « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une chose intime&lt;/span&gt; » laquelle préludait à cette œuvre-ci, qui aurait pu aussi s’intituler « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Voyez voyeurisme&lt;/span&gt; ». Mais pour nous, ce spectacle serait plutôt « rentrez chez vous, il n’y a rien (ou vraiment rien eu) à voir ». Quant à la liaison?…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Un petit pépé et une petite mémé malins, c’est sûr, ne se sont pas forcément rencontrés sur facebook et la clique. Re-surgissement d’une libido torride puisque, et cela est bien connu, à leurs âges ils sont en manque de ce que l’on nommait joliment autrefois des parties de jambes en l’air. Notez qu’ils auraient pu se rencontrer au bistrot du coin devant un bon bock (l’auteur étant belge) pour faire simplement des mots croisés, lire et commenter les quotidiens posés sur le comptoir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Au centre de la scène un panneau de tissu blanc où seront projetées des séquences vidéo remuantes. A votre gauche et à votre droite un joli musicien et une très séduisante musicienne : violoncelle et contrebasse qui ponctuent et précèdent le texte et interviennent délicieusement, surtout quand Lui et Elle ont disparu.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mais, au final, que retenir de cette évocation de petites pratiques et manipulations hygiéniques pour soixantenaires émoustillables ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Guichet Montparnasse&lt;/span&gt;, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20 h 30.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Réservations : 01 43 27 88 61&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4118514702284709792?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4118514702284709792'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4118514702284709792'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/une-liaison-pornographique.html' title='Une liaison pornographique'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3151102279485182711</id><published>2011-05-21T18:11:00.001+02:00</published><updated>2011-05-21T19:08:56.500+02:00</updated><title type='text'>L’échange</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de Paul Claudel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène Xavier Lemaire&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Avec Isabelle Andréani, Grégori Baquet, Gaëlle Billaut-Danno, Xavier Lemaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Le duo Xavier Lemaire-Isabelle Andréani que nous avons tant aimé grâce à Musset entre autres, et Gaëlle Billaut-Danno qui vient d’être une George Sand superbe dans &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La dernière nuit&lt;/span&gt; de Marie-Françoise Hans, ont pour partenaire Gregori Baquet, comédien à la présence abasourdissante. Ils nous proposent la seconde version de cet &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Echange &lt;/span&gt;publiée en 1951 que le metteur en scène juge « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;plus essentielle (…) plus moderne&lt;/span&gt; » mais « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;moins authentique&lt;/span&gt; »  que la première. Donc, une fois encore « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’échange est échangé &lt;/span&gt;» et Claudel claudélisé tel qu’en lui-même, et ré-installé dans ses démarches et son langage singuliers. Précurseur, peut-être, mais également tributaire de son époque, de son univers et d’une pseudo-naïveté langagière qui risquerait aujourd’hui d’être décrétée un brin artificielle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;L’auteur cherche-t-il à nous faire comprendre qu’un homme en vaut bien un autre ? Que les femmes peuvent faire de leurs partenaires des faibles ou même des pervers ? Que le mariage de trop jeunes épousées met les époux en porte-à-faux ? Qu’une grossesse rapide éloignerait le mari d’une future mère ? Et surtout que l’argent?…  Est-ce cela qui paraît si ‘moderne’ aux yeux de Xavier Lemaire ? Côté décor : soit le siège de la balançoire, que lui et elle enfourchent ensemble pour s’y dire ce qu’ils ont sur le cœur, et que récupèrent très brillamment, l’un après l’autre, leurs deux ‘échangeurs’ déchaînés. Aérienne, elle vogue et nos enfances aussi ; en fond sonore l’océan murmure. Côté jardin, voyez le bungalow où se réfugie Marthe-Marie épouse et future mère de l’enfant de Louis Laine et, tout contre, une corde à linge chargée, élément rassurant. Côté cour : des pontons mènent à l’eau ; ce sont des sortes de pistes sur lesquelles les comédiens dansent quand leur partition les y incite. Les ponctuations musicales et les lumières vous séduiront.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Mouffetard&lt;/span&gt;, jusqu’au 3 juillet, du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15 h. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations : 01 43 11 11 99.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Et en Avignon, Festival Off, du 8 au 31 juillet au Théâtre La Luna.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3151102279485182711?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3151102279485182711'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3151102279485182711'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/lechange.html' title='L’échange'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7067292028480943200</id><published>2011-05-18T17:02:00.002+02:00</published><updated>2011-05-18T17:03:52.076+02:00</updated><title type='text'>Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify; font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Hervé Le Tellier&lt;br /&gt;Mise en scène : Frédéric Cherboeuf, avec Isabelle Cagnat et Etienne Coquereau&lt;br /&gt;Au centre de la scène une vraie baignoire, à gauche un siège de WC ; derrière, un portemanteau avec des habits clairs, à droite une petite table, bouteille etc... Emergent de la baignoire la tête et le torse de l’homme, quarantenaire que la calvitie rejoint, mais plutôt beau gosse. Il jette à terre le livre qu’il a à la main. On entend Julien Clerc : « fâââmmes, je vous ai-ai-ai-me », mais vite une voix féminine intervient : « A quoi tu penses ? » Il répond que quand il s’agit d’un parfum, « le nez est plus près du cœur que les yeux »… « A quoi tu penses ? » Il dit le texte de cette ballade irlandaise « Down by the Sally Gardens » où la femme demande à son homme d’envisager l’amour harmonieusement, mais où lui, bêtasson, n’est pas du même avis. « A quoi tu penses ? » sera la seule phrase émise une cinquantaine de fois par sa partenaire pendant les quatre cinquièmes de la pièce (statistiques, que de crimes on commet en votre nom !) A la va-vite, Lui donnera toutes sortes de réponses anodines ou  préméditées à sa partenaire : pseudo-aphorismes ou presque maximes. On aura même droit à cette mise en garde de tout prof de lettres : « ne pas utiliser ‘par contre,’ mais ‘en revanche’ ». Le Tellier, membre de l’Oulipo, héritier du surréaliste donc, serait aussi donneur de leçons.&lt;br /&gt;Mais dans la baignoire où l’eau gargouille ça fricote dur ! Elle, sexy en bikini, se jette sur lui et lui, sexy-plus n’est pas contre, mais plutôt tout contre (cher Sacha peu cité par notre auteur ). Ils sortent du bain, y rentrent, se brossent mutuellement les dents, elle le shampooine, ils se crachent au visage, jettent les cendres de leur cigarette mutuelle dans l’eau… elle, lui maintient la tête dans cette eau-là.&lt;br /&gt;Et toujours « aqua tu penses ? ».&lt;br /&gt;Ils en sortent… peignoirs, s’il vous plaît ! mais ça repart pour mieux replonger. Et la ménagère de bien plus de cinquante ans : « sales gosses !... c’est donc ça l’amour ? »&lt;br /&gt;Jubilatoire, parce que les comédiens impeccables parfaitement éclairés, charnels et drolatiques sont beaux, et que, côté mise en scène et en espace, tout baigne. Mais est-on vraiment au théâtre ?&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 19h. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7067292028480943200?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7067292028480943200'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7067292028480943200'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/les-amnesiques-nont-rien-vecu.html' title='Les amnésiques n’ont rien vécu d’inoubliable'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7270766476218360401</id><published>2011-05-16T19:13:00.000+02:00</published><updated>2011-05-16T19:14:56.845+02:00</updated><title type='text'>Sainte Thérèse de Lisieux, histoire d’une âme</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Pièce écrite et mise en scène par Michel Pascal, d’après les écrits de Thérèse de Lisieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Musique de David Alan-Nihil, avec Eva Hernandez.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Des chants montent : ces polyphonies jubilatoires a cappella sont les sœurs de celles qui ont toujours fait un bien infini à nos âmes. Thérèse nous dit son enfance au coeur d’une famille admirable et, très vite, sa confrontation avec la mort. A quatre ans et demi sa mère disparaît, elle sera alors élevée dans un monde d’oncles et tantes. Primesautière, joviale, mais opiniâtre, cette petite-là veut tout et tout de suite. Sent-elle que ses jours sont comptés et qu’elle mourra à vingt-quatre ans? Ses échecs apparents lui servent de marches, et les réponses vagues du Pape qu’elle implore de lui permettre d’entrer au couvent avant l’âge requis, et qui l’obligent donc à la patience, lui font tout accepter. Ses souffrances seront, une fois encore, transfigurées par l’espérance. «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Se laisser faire est plus grand et plus efficace que faire soi-même&lt;/span&gt; ». Au milieu des épreuves la paix intérieure ne l’abandonne jamais, elle sait qu’elle la doit à celui qu’elle appelle « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;mon roi chéri&lt;/span&gt; » et « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;l’époux de mon âme &lt;/span&gt;». Il lui a fait comprendre que « sans l’amour, toutes les œuvres ne sont que néant ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Eva Hernandez, au regard proche de celui de Thérèse sur les photos d’elle que nous aimons, est tout aussi ébouriffante quand elle incarne les personnages masculins qui ont côtoyé la sainte. Comédienne à la voix et à la présence troublantes, elle évolue dans des décors harmonieux, rigoureux et aux lumières simples.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre des Mathurins&lt;/span&gt;, jusqu’au 3 juillet. Du mardi au samedi à 19h, dimanche à 15h. Réservations : 01 42 65 90 00 et  08 92 68 36 22&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7270766476218360401?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7270766476218360401'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7270766476218360401'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/sainte-therese-de-lisieux-histoire-dune.html' title='Sainte Thérèse de Lisieux, histoire d’une âme'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2667104803314149124</id><published>2011-05-13T21:45:00.001+02:00</published><updated>2011-05-13T21:46:51.176+02:00</updated><title type='text'>Les Ils</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Jean-Loup Philippe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène : Jean-Loup Philippe et Nicolas Plachais, avec Gunther Vanseveren.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les mots, les lettres, leurs sons, la parole, la bouche qui les émet, le corps qui les conçoit, les oreilles qui les reçoivent : la vie en somme, autant dire l’amour ou les amours, les fraternités et sororités, destinés à se afin de pouvoir engendrer, même au prix de risques insensés… Que tenter de dire encore de l’univers  de Jean-Loup Philippe, poète, comédien, romancier, metteur en scène ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Long prologue constitué de syllabes et de borborygmes musicaux  émis en voix off. L’homme élégant en vient de s’asseoir à sa table de travail recouverte d’une nappe rouge sur laquelle il a posé un joli cahier. Derrière lui, sur le mur, un tableau blanc constellé de lettres aux calibres divers dégringolant ou s’envolant dans tous les sens. A gauche de la  scène, sur une petite table également recouverte de rouge la maquette d’un trois mâts prêt à traverser les mers à la découverte de continents, mais dont la coque de noix ressemble à ce tonneau où l’on envoie dans la mâture le moussaillon qui criera « terre » lorsqu’une île sera en vue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;L’homme écrit. Les mots et les phrases sont sa raison de vivre ; il les courtise, les tient en laisse, les laisse l’envahir, les rudoie, les poursuit, les accuse d’être responsables de ses maux physiques, moraux ou métaphysiques. Il affirme : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je dis l’alphabet d’un monde à venir&lt;/span&gt; » mais qui sont ces êtres à qui il déclare : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous avez tout fermé avec vos mots sucrés&lt;/span&gt; » ? Voix modulée qui éberlue, il arpente la scène, s’allonge devant sa table, retourne à son bureau, ré-empoigne son stylo avec volupté. Il dénonce le manque de responsabilité et la dérive de ceux pour qui «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; la tendresse devient  pelure d’oignon &lt;/span&gt;». Ses gestes sont précis et précieux  et son regard semble autant questionner le monde extérieur qu’explorer celui qui se meut en lui. Il allume un briquet très ancien, puis une lampe de poche laquelle, dans le noir, il braque sur son public ou qu’il pose sous son menton pour avoir des allures de spectres pour Maison d’Usher, selon Poe. Il sort de dessous sa table un gigantesque sécateur destiné à élaguer…mais quoi ? et se débarrasser de quels ‘Ils’, cette fois ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;De la coulisse parviennent de nouveaux chuintements sensuels : apparaît un personnage courbé, dissimulé sous un costume noir de moine avec capuche. Il tient à la main un bol blanc pour boisson au lait, le tend à Jean-Loup Philippe qui, réticent, finit par le porter à ses lèvres. Coupe ultime ? L’homme noir trottine une fois encore autour de son hôte-otage,  puis disparaît. On est à la toute fin de cet épisode initiatique dû à un comédien-auteur dont&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Jaques Dutoit (cinéaste et réalisateur expérimental, également metteur en scène de théâtre) dit qu’il « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;dé-rationnalise, pour incarner le mental qui devient charnel &lt;/span&gt;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, cycle Sartre, Camus, de Gaulle et la politique, jusqu’au 31 décembre 2011. Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2667104803314149124?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2667104803314149124'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2667104803314149124'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/les-ils.html' title='Les Ils'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-774306375348854291</id><published>2011-05-09T16:05:00.002+02:00</published><updated>2011-05-09T16:07:36.861+02:00</updated><title type='text'>La chute de la maison Usher</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;d’Edgar Allan Poe&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Adaptation et mise en scène : Sylvain Maurice&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Composition musicale Alban Darche, avec Jeanne Added (chant), Jean-Baptitste Verquin (jeu), Philippe Rodriguez-Jorda (jeu et manipulation d’objets), Nathalie Darche (piano), Alban Darche (saxophone), Alexis Therain (guitare)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Semi-obscurité dont nous ne sortirons que lors de grands coups de tonnerre, monde qui ressemble à une ‘&lt;span style="font-style: italic;"&gt;rêverie de mangeur d’opium&lt;/span&gt;’ ; mais au départ un comédien chaleureux qui, à l’avant-scène, dit Edgar Poe magistralement transcrit par Baudelaire. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Roderick Usher a convié son ami d’enfance à le rejoindre dans son vieux manoir, auprès d’un étang d’où montent des vapeurs et autres ‘&lt;span style="font-style: italic;"&gt;miasmes fétides&lt;/span&gt;’. Il veut se confier à lui. Sa sœur Madeline dont on apprend qu’elle est sa jumelle, soit son alter ego et une de ses raisons d’être, est très mal en point ; quant à lui, sa raison chancelle. Dehors c’est la tempête. Elle meurt, il la met en bière avec son camarade-notre narrateur. Quinze jours après, elle sort de son cercueil, enveloppée de son suaire pour s’effondrer sur ce frère et l’anéantir. L’ami quitte le manoir qui s’écroule à son tour par temps d’orage. Hystéries, imaginations déréglées, terreurs maladives. Tout sur scène est hallucinant : les lumières vibrent, les meubles chancellent : tables et cercueil tournoient, les images projetées à l’arrière-plan rougeoient. Bruitages sinistres et dévastateurs, grincement de portes, formes qui se meuvent fantômatiquement, voix off et vidéos intempestives : tout est dérangeant… mais si beau ! Ils sont six sur scène, une pianiste, un saxophoniste, un guitariste (Lord Usher, il est vrai, accompagnait des ballades avec la sienne), une cantatrice - alias Lady Madeline - vêtue de rouge-sang, à la voix qui entame, un comédien prestidigitateur et clownesque aux pieds nus qui serait le domestique de Lord Usher. Et l’ami de ce dernier, étonnant conteur. Le travail de l’équipe est redoutablement intelligent. Le public les ovationne. Cette chute étant une ascension prodigieuse, redescendre sur terre devient ensuite difficile. Mais grâce à cette Maison Usher la ‘Maison de la Poésie’ que nous aimons tant redevient le fascinant Théâtre Molière qu’elle n’a jamais cessé d’être. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Maison de la Poésie&lt;/span&gt;, jusqu’au 22 mai, du mercredi au samedi à 20h, dimanche à 16h.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations : 01 44 54 53 00. www.maisondelapoesieparis.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-774306375348854291?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/774306375348854291'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/774306375348854291'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/la-chute-de-la-maison-usher.html' title='La chute de la maison Usher'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2502601283518449750</id><published>2011-05-05T18:49:00.002+02:00</published><updated>2011-05-05T18:49:57.129+02:00</updated><title type='text'>La Méthode Grönholm,</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de Jordi Galceran&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène et adaptation : Thierry Lavat&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Avec Lionel Abelanski, Yannis Baraban, Marie Piton, Philippe Vieux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ne pas tenter d’envisager un discours sur cette la célèbre Méthode, ne pas soupçonner que la pièce puisse être née d’une réflexion de l’auteur sur des déboires dus à d’éventuels patrons qui l’auraient un jour « discriminé ». Et surtout éviter de présager son dénouement. Mais d’abord dire du bien de trois comédiens et une comédienne plus qu’aimables, d’abord posés sur des chaises ‘plastique’ à caler les unes contre les autres dans les arrière-salles de lieux pour colloques. Ce sont des personnages aussi faussement décontractés que difficiles à cibler. Au centre du décor l’énorme porte, laide à pleurer, est aussi louche que redoutable. Ouverte, à qui permettrait-elle de sortir ou d’entrer ? Donc un ‘entretien d’embauche’ ordinaire  avec quatre candidats pour un seul poste : triste tri sélectif. Entre temps on aura droit à des ‘déballages’ et des’ échanges’ intéressants ou savoureux. L’équipe qui propose le spectacle veut vous voir sourire ou peut-être même vous entendre hurler de rire,  et si ce n’est pas seulement du&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;‘grand boulevard’ ci près des Batignolles, c’est une heure et demie de théâtre sans (quoique avec) prétentions. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Tristan Bernard&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à  21h et le samedi à 18 heures. Réservations : 01 45 22 08 40&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2502601283518449750?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2502601283518449750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2502601283518449750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/la-methode-gronholm.html' title='La Méthode Grönholm,'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2616406269838227994</id><published>2011-05-03T10:42:00.000+02:00</published><updated>2011-05-03T10:43:05.424+02:00</updated><title type='text'>Revue d’un monde en vrac, ou qu’est-ce qui va se passer ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Fresque prophétique de Stéphanie Tesson , mise en scène de l’auteur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;En vrac ? bon : « mettons-ça là, on va le trier ». Mais pour Stéphanie pas de tri, tout est bon, puisque que tout est à trac. D’abord : un homme et une femme. Lui ‘descend’ de Musset qu’il tente de ré-escalader, expédition difficile, puisque l’auteur(e) essaie de lui fournir certains souliers, mais quand vous verrez lesdites chaussures, successives, qu’ils arborent lui et elle vous vous direz : démesure et érotisme pas morts !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Elle, c’est une star vraie ou potentielle avec  background (mais forcément foreground) médiatique. Autour d’eux gravitent ou vadrouillent des personnages qui ne sont surtout pas en quête d’auteur, parce qu’ayant réquisitionné l’écrivaine- metteur en scène et son équipe, ils sont presque tous dans la peau d’un, de deux ou de trois autres, tous carambolesques et déjantés. Tournez et tournicotez manèges !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Trouvailles d’une mise en scène fastueuse, trépidante avec un maximum de gags, prouesses physiques de comédiens, tous succulents. Elle qui, raide et en tenue noire dit qu’elle est la mort, cornets de glace à la main monte et redescend les escaliers de la salle annonçant un entracte qui n’aura pas lieu. Ouf ! Tableaux d’une exposition dans un décor rougeaud apparemment bâclé mais avec bien des portes de sorties. Comédien principal, le plus grand, par la taille, parfait pour incarner Jésus, après avoir été un terroriste à la ceinture bardée de cartouches, et aussi simple professeur, Pablo Penamaria chante. Et sa voix nous fait décoller et monter vers les cintres . &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Bilan : que s’est-il vraiment passé ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Rien, mais Lui et Elle, entre toutes sortes de parenthèses, s’étant rencontrés, parcourus, reconnus vont pouvoir simplement s’aimer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ludique, Stéphanie Tesson fricote avec les mots, les détricote et se réfugie derrière eux pour mieux en jongler.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre 13&lt;/span&gt;, jusqu’au 5 juin, mardi, mercredi, vendredi à 20h30, jeudi et samedi à 19h 30, dimanche à 15h30 . Réservations : 01 45 88 62 22&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2616406269838227994?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2616406269838227994'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2616406269838227994'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/revue-dun-monde-en-vrac-ou-quest-ce-qui.html' title='Revue d’un monde en vrac, ou qu’est-ce qui va se passer ?'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5776914131298215488</id><published>2011-05-02T16:45:00.000+02:00</published><updated>2011-05-02T16:46:26.783+02:00</updated><title type='text'>Moi, Caravage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Cesare Capitani, d’après le roman de Dominique Fernandez, « La Course à l’abîme » (Grasset)&lt;br /&gt;Avec Cesare Capitani et Laetitia Favart&lt;br /&gt;Mise en scène : Stanislas Grassian&lt;br /&gt;Caravage, avec, bien sûr, chez nous « ravage » en écho,  mais ce « moi » évoque-t-il un ‘ego’ de taille ? On connaît l’histoire de Michelangelo Merisi, lombard qui après avoir quitté son pays n’a cessé de fuir tous ceux où il a séjourné, poursuivi par la justice, car ‘débauché’ et criminel. Homme initié aux choses de la chair par la femme de son boulanger, il va d’un amant à l’autre. Chrétien effervescent le démon le taraude: Dieu=lumière, le diable=sa négation… est-ce pour cela qu’il invente le clair-obscur ? Protégé par des aristocrates qui, malgré (ou grâce à) ses contradictions sulfureuses ont décelé son génie, approché par des ecclésiastiques qui lui font confiance et lui commandent des tableaux pour leurs sanctuaires, il sera enfin absous de tous ses errements par le pape.&lt;br /&gt;A douze ans, il décide d’être peintre et suit des cours avec assiduité ou même acharnement. Il admire « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les bons peintres - ceux qui savent peindre bien à force d’imiter bien les choses de la nature&lt;/span&gt; » et déclare : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne veux pas de silence dans mes tableaux, je veux du bruit&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;Cesare Capitani, comédien incandescent au visage qui trouble tant il convoque celui du peintre, a pour partenaire Laetitia Favart au regard  fascinant ;  bouche grande ouverte, elle adopte les expressions étranges des modèles du Caravage. Face à cet agité-enflammé brandissant l’arme glissée dans sa ceinture, elle se cache sous un long tissu noir destiné à recouvrir un catafalque mais qui deviendra la cape élégante du peintre. Lui et Elle se rapprochant, leur gestuelle se fait aussi sensuelle que gracieuse. Voix détimbrée, cheveux d’adolescent rebelle qui refuse de les discipliner, Laetitia est aussi le Gregorio et autre Luca  virils et ambigus de son Merisi. Lui dit son amour de l’existence, mais encore ce qu’il veut transmettre à ceux que ses peintures bouleversent. Il revit encore et encore cette « course à l’abîme ». Elle chante divinement Monteverdi, et c’est  le lamento d’Ariane : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Lasciate mi morire.&lt;/span&gt; »  Les lumières meurent, le Caravage s’éteint. Et le public exulte.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Le Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 18h30. Réservations : 01 45 44 57 34&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5776914131298215488?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5776914131298215488'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5776914131298215488'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/05/moi-caravage.html' title='Moi, Caravage'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1427263194948780514</id><published>2011-04-30T08:52:00.000+02:00</published><updated>2011-04-30T08:53:58.246+02:00</updated><title type='text'>Le bonheur est à l’intérieur de l’extérieur de l’extérieur de l’intérieur, ou l’inverse</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Gauthier Fourcade,  mise en scène de François Bourcier, dessins et tableaux de Florence Thorey-Fourcade.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Un mur de larges cartons blancs empilés servira aussi d’écran pour la projection de dessins coloriés désopilants. Sur une table avec nappe blanche un autre carton  se révèlera contenir les accessoires dont Fourcade raffole parce qu’ils sont parlants. La situation de départ : Gauthier avec des petites ailes dans le dos et dos au  public, on entend un  chœur de musique russe apparemment très orthodoxe. Les minutes d’après, il arbore des lunettes de prof-conférencier à qui on fait donc confiance et tient à la main des feuilles annotées qu’il consulte, comme si c’étaient des notes de mise en scène. Un peu plus tard, il est attablé dans un restaurant où, mystificateur parfois mystifié, il aimerait commander…mais quoi ? un régiment d’aliments étranges ou étrangers ? Bien entendu le serveur n’est pas dans le coup, d’où quiproquos et un petit bonheur (qui pourtant doit être dans le pré) mis de côté . Peu importe, il re-déambule  nous dédiant ses pseudo-faux-aphorismes avec jeux de mots aussi rafraîchissants que son regard. Pour se rafraîchir il ouvre l’un des cartons censés contenir un réfrigérateur avec au fond, dit-il, une glace… non un miroir. Et toujours ces fantaisies langagières, tenez : cette fois il est question de foot-ball : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Le temps est un ami&lt;/span&gt; » oui, mais « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La mi-temps &lt;/span&gt;» ? « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Débuts…oui mais deux buts ? &lt;/span&gt;» Une voix off qui gronde, le gronde presque.  Il reprend : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Avant, je pensais &lt;/span&gt;»… Et nous pensons : vive sa fausse-folie. Et puis résonne le timbre d’une voix de fillette qui prétend être une vache et dit des choses censées être censées : elle aime les lettres (voyez alphabet) qui évoquent pour elle…oui mais les lettres sont timbrées.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Fourcade a fait dégringoler tous les cartons- vrai barouf, mais ouf ! – et a déroulé sur la scène un immense drap léger, lequel devenu triangle hissé vers le haut  ressemble à une tente…ce qui est tentant pour homme ayant choisi le désert comme ultime lieu de méditations. Le voyage peut, peut-être, s’achever et Gauthier ré-enfiler ses ailes. Mais nous n’avons pas envie de filer, mais au contraire de le rencontrer à la sortie du théâtre pour lui dire combien nous avons aimé et aimons la trajectoire de celui qui vient de recevoir le Grand Prix de l’humour Noir 2011. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Manufacture des Abbesses, le 30 avril à 19 h.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Au Festival d’Avignon-Off en juillet. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Site : www.gauthier-fourcade.com.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1427263194948780514?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1427263194948780514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1427263194948780514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/le-bonheur-est-linterieur-de-lexterieur.html' title='Le bonheur est à l’intérieur de l’extérieur de l’extérieur de l’intérieur, ou l’inverse'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6567930065995674922</id><published>2011-04-26T17:08:00.001+02:00</published><updated>2011-04-26T17:10:18.190+02:00</updated><title type='text'>Méchant Molière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Xavier Jaillard&lt;br /&gt;Comédie en 5 actes&lt;br /&gt;Des alexandrins souples et malins tellement bien ficelés et remobilisés qu’ils en perdent leurs ta-ta… ta-ta… ta-tà … et retatatatatà. C’est un des côtés ficelards de Monsieur Jaillard, au sourire finaud qui ne renie surtout pas avoir été le disciple et complice de ce farceur de Francis Blanche.&lt;br /&gt;A Courson-la-Gamine, une troupe de comédiens-amateurs, dont le directeur du supermarché local est  le patron (parce qu’autrefois au collège, propulsé sur scène  grâce à un prof de français- peut-être même prof principal-  il a compris qu’il pourrait devenir un vrai chef) s’est enthousiasmé pour son propre projet…les projets d’un patron, n’est-ce pas ? lequel est en passe d’être subventionné par le ministère en vue d’ouvrir un lieu de culture.&lt;br /&gt; Il veut remonter Molière, lui remontant les bretelles. au propre comme au figuré, disons&lt;br /&gt;‘ l’actualiser’.&lt;br /&gt;Il a choisi de cibler Tartuffe.  Notez que pas un instant on ne se rend compte que telle était son intention, puisque ce divertissement qui nous vaut un Valère, des Géronte,  Ariste,  Cléon,  Frontin et, en face, des Florise, Chloé, Lisette va foncer dans tous les sens à la fois. On enchaîne et on reprend.&lt;br /&gt;Xavier Jaillard, super-patron  et « metteur » est attablé côté jardin devant sa brochure : il indique inlassablement les jeux de scène à ses camarades. Sa troupe c’est gesticulations  en permanence, voire coups de cape (un des protagonistes se sert régulièrement de la sienne la faisant devenir voile, demi-rideau ou simple torchon).  Les jeunes femmes dans des rôles d’ingénues ou de rouées se démènent, l’une  sanglotant comme une tendre petite fille demeurée- malmenée.&lt;br /&gt;Le reste est à l’avenant avec effets de plus en plus spéciaux ou spécieux : que dire du comédien qui ayant recouvert d’un plutôt joli tissu sa partenaire installée à quatre pattes, en fait le siège sur lequel il se pose ?&lt;br /&gt;X.J. fait piailler et gesticuler ses camarades : soit à la toute fin Géronte et Lisette en choeur : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dès qu’on peut se fair’la malle on monte le cheval Pégase, on met les gaz et on s’en va !&lt;/span&gt; » mais  Frontin ex-prétendant de Lisette leur dédie un : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Poufiasse ! Vieux cageot ! Trainée ! Sale putain !&lt;/span&gt; »  L’auteur a souhaité qu’on rigole  pendant près de deux heures, quitte à faire chanter par les copains, micro en main, des vieux airs-culte de Jonhny Hallyday, Yves Montand et toutim. La vraie comedia dell’arte a  du souci à se faire avec lui et ces comédiens  qui  singent des "même pas amateurs", certains sur-jouant  et d’autres sous-jouant , mais tous gesticulant ou se dandinant. Mention spéciale pour le phénoménal Tchadvar Penchev en perruque et vrai costume Louis XIV qui, devenu Monsieur-Valère, fait un numéro précieux en  plutôt-Madame.&lt;br /&gt;Xavier Jaillard a collectionné &lt;span style="font-style: italic;"&gt;des Molières&lt;/span&gt; en tant que meilleur adaptateur, entre autres, d’un spectacle privé, ce méchant Molière-ci qui nous vend la mèche à tout va est plutôt du genre éméché. Mais le public : ex-profs du secondaire (?) et charmants camarades des comédiens, se sentant peut-être vengé cette matinée-là, hoquetait de rire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Petit Hébertot&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 16h30. Réservations : 01 42 93 13 04&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6567930065995674922?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6567930065995674922'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6567930065995674922'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/mechant-moliere.html' title='Méchant Molière'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-559302677474383018</id><published>2011-04-24T16:10:00.001+02:00</published><updated>2011-04-24T16:12:22.101+02:00</updated><title type='text'>Julien Gracq, Un balcon en forêt</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;La « drôle de guerre » - l’amour - la mort&lt;br /&gt;Mise en voix par Eric Chartier&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Julien Gracq qu’Eric Chartier a rencontré en 1991 et qui lui a donné ses écrits, les lui a aussi dédicacés : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;A Eric Chartier dont la voix réaccorde le public à la littérature.&lt;/span&gt; » Ne pas naïvement chercher le verbe réaccorder dans un dictionnaire, mais penser peut-être à ce personnage à l’oreille absolue que vos grands-parents convoquaient régulièrement pour accorder leur instrument. Mais d’abord aimer ce trio-là : ‘voix-public-littérature’. Eric Chartier n’est pas seulement un comédien très ‘physique’ à la voix et à la présence qui envoûtent et réconfortent, c’est un chevalier servant et sans peur de ses écrivains de dilection : Rousseau, Chateaubriand, Flaubert, Stendhal, Céline et Proust.&lt;br /&gt;Pas de gesticulations ni même de simples gestuelles destinées à captiver et retenir l’attention d’un public qu’il fascine pendant près de deux heures sur le plateau qu’il n’arpente surtout pas. Chemise et pantalon noirs, il est debout côté cour sur la scène de ce théâtre si singulier au cœur de l’Ile Saint Louis qui convie toutes sortes de musiciens étonnants, qu’aime Michael Lonsdale qui y est souvent le très-bien venu et où, en cette saison, se donnent  un Tartuffe et un Godot.&lt;br /&gt;Eric Chartier, intense, dense et charnel, dit et vit Julien Gracq dont on aimerait que la consonne finale de son pseudonyme cédât la place à la voyelle « e » parce que « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le dire est la célébration de l’écriture &lt;/span&gt;» et que selon Mallarmé qu’il aime citer «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Rien ne demeurera sans être proféré&lt;/span&gt; ».&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre de L’Ile Saint -Louis- Paul Rey&lt;/span&gt;, du mercredi au samedi à 21 heures, dimanche et jours féries : 17h30 , jusqu’au 5 juillet. Réservations : 01 46 33 48 65.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-559302677474383018?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/559302677474383018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/559302677474383018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/julien-gracq-un-balcon-en-foret.html' title='Julien Gracq, Un balcon en forêt'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7101769035435382998</id><published>2011-04-17T16:11:00.001+02:00</published><updated>2011-04-17T16:11:50.116+02:00</updated><title type='text'>Prends carpe à toi mon lapin !</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Une création de Clair de Dune Compagnie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Au départ, sur scène,  trois comédiennes et cinq comédiens, mais à l’arrivée ce sont quatre presque vrais-bons couples: cherchez l’erreur ? non,  mais  faites confiance à une équipe parfaitement rôdée de camarades qui levant leur verres s’amusent follement sur une scène où ils se donnent à fond. On vous suggère aussi de tirer votre chapeau (des chapeaux ils en arborent énormément) devant leur démarche accueillie par La Folie Théâtre : ces derniers mois des temps - durs -nous ont valu des spectacles à personnage unique réduisant  la scène à un lieu de conférence voire de performance en solo. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ici, sur le plateau ils sont en fait neuf : un homme au visage inspiré, en chemise et pantalon blancs, pieds nus, que l’on découvre au prologue, guitare en mains assis sur le bord de la scène, donne le ton et sa musique va nous mener d’épisodes en épisodes. Il arrive, les personnages se figent, et c’est très bien ainsi parce que tout peut alors repartir.  Mariage à Vaucresson sur Marne, avec discours, prêtre belge et déjeuner au champagne ou  mousseux : nos huit personnages, assis à la table nuptiale sur des chaises pliantes tour à tour  redeviendront des enfants à coup de sketches du genre : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moi, quand je serai grand, je voudrais être…&lt;/span&gt; ».  Et puis, deux à deux ou ensemble, ils disent ce qu’ils éprouvent les uns pour les autres. On aime. Les voilà qui dansent et qui chantent : Trenet, Brassens. Marions-nous donc tous, non ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les comédiens généreux tiennent la salle à bon bout de bras : elles, suaves ou détonantes vous ciblent, eux seraient plutôt du genre volubiles jusqu’à en devenir intempestifs. La mise en scène avec effets spéciaux font tanguer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Nous avons tangué avec eux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Folie Théâtre&lt;/span&gt;, du jeudi au samedi à 20h30 et dimanche à 16h30 jusqu’au 15 mai.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Réservations : 01 43 55 14 80&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7101769035435382998?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7101769035435382998'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7101769035435382998'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/prends-carpe-toi-mon-lapin.html' title='Prends carpe à toi mon lapin !'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5267160731731645560</id><published>2011-04-17T16:07:00.000+02:00</published><updated>2011-04-17T16:08:02.442+02:00</updated><title type='text'>Le piano rouge,</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Adaptation de Christiane Marchewska d’après le livre de Tosca Marmor&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène de Marine Gandibleu, avec Agata Rabiller et Christiane Marchewska &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le livre de Tosca Marmor ( un pseudonyme ?) est très épais, comme nous le confie Christiane Marchewska . L’ayant découvert par hasard et aimé d’emblée, elle et son équipe nous le proposent  sous forme de spectacle court mais dans une mise en scène originale et  réaliste : une partie des spectateurs sont assis sur scène, devant des petites tables de bistrot évoquant celles du fameux café-terrasse du Jardin du Luxembourg, dans les années 1955-1965.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;La serveuse en mini-jupe d’alors vive, jeune et pimpante apporte les boissons. Christiane Marchewska en gracieuse robe mi-longue est installée à une table à l’avant-scène : décalage voulu. Voix musicale, tour à tour chaude, suave, neutre ou simplement dramatique, gestes gracieux elle s’est mise à évoquer Tosca,  femme généreuse au parcours bouleversant. Née dans une famille juive, dans les années 1940 elle et sa famille subissent tout ce que nous ne connaissons que trop ou peut-être pas encore assez. Leur itinéraire : Kiev, Vienne, Auschwitz, Ravensbrück, soit la déportation, les tortures, le sadisme d’êtres monstrueux, des marées de sang, une mort qui rôde mais rend la vie plus désirable et plus belle encore. Elle cite des chiffres, donne des dates, et en contrepoint la gentille serveuse intervient chantant des airs guillerets et optimistes rendus populaires par Sacha Distel, Dalida, Sylvie Vartan, Nino Ferrer ou Régine, tous formés par Tosca. En effet telle est  la deuxième vie de celle qui , rescapée des camps de la mort, a décidé d’aller vivre à Paris pour y devenir  le professeur de chant - elle sait qu’elle en a les capacités- de ces stars dites « de variété ». La dame qui a tant souffert a perdu toutes traces de ce fils qu’elle évoque, invoque et dont elle nous montre la photo. Pourtant pas un instant le spectacle généreux ne vire au mélo.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre du cycle Sartre, Camus, De Gaulle et la politique. Jusqu’au 31 décembre 2011. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dates et réservations : 01 47 70 32 75 et www.theatredunordouest.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5267160731731645560?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5267160731731645560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5267160731731645560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/le-piano-rouge.html' title='Le piano rouge,'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8928967501049998451</id><published>2011-04-16T14:55:00.001+02:00</published><updated>2011-04-16T14:56:25.781+02:00</updated><title type='text'>Les épouvantails</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Texte et mise en scène de Laurent Leclerc&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Avec Laurent Leclerc et Margaux Delafon&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Les épouvantails, ce sont es croix de bois recouvertes de  pardessus  avec chapeaux à l’ancienne destinés à faire fuir des oiseaux tentant de récupérer les graines semées par le paysan dans son champ. Mais on sait bien que, très vite, ces oiseaux se perchent sur les manches ou la tête de ce qui ne les épouvante plus et se mettent à picorer.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Ce texte ambitieux veut aller dans beaucoup de sens à la fois, mais  paradoxalement, on  finit par ne plus y comprendre grand chose. Ils sont deux, jeunes et beaux dans une mise en scène tous azimuts qui se veut fulgurante…. noir … et qui ira jusqu’à leur faire manier un chalumeau (l’extincteur est tout près, ne vous inquiétez pas) mais leur combat ?… re-noir. Lutte de la classe ouvrière : oui, non, ou même pas. Lui et Elle ont décidé de braquer leur ancien patron et de faire un casse chez lui. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour faire un casse il faut être jeune&lt;/span&gt; ».  Confidences d’elle (ou peut-être de lui ): « J&lt;span style="font-style: italic;"&gt;’ai fait des projets et je m’y tiens &lt;/span&gt;» et encore « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’ai de l’argent pour démarrer &lt;/span&gt;» et aussi « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moi, les affaires ça me connaît&lt;/span&gt;  ». Des jeux de mots faciles,  pour des échanges qui se voudraient beckettiens. Re-noir. Au centre de la scène un vieux-faux poste de télé émet des images insensées et derrière lui surgissent des marionnettes que les comédiens manipuleront. Séquence suivante : un revolver est brandi par… nouvelles marionnettes. Noir. Des bruits atroces. Les projecteurs s’allument, s’éteignent et se rallument «  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Braquage chez votre ancien patron&lt;/span&gt; »… Et de nouveaux échanges entre les personnages, qui ne mènent à rien. Ils agitent un revolver, des bruits atroces font sursauter un public qui a commencé à décrocher. C’est dommage, car les comédiens jeunes et talentueux se donnent beaucoup de mal, et que la mise en scène est ingénieuse.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Les Déchargeurs&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 20h, jusqu’au 21 mai. Réservations : 01 42 36 70 56&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8928967501049998451?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8928967501049998451'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8928967501049998451'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/les-epouvantails.html' title='Les épouvantails'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1563608856344717553</id><published>2011-04-12T18:54:00.001+02:00</published><updated>2011-04-12T18:56:18.356+02:00</updated><title type='text'>Le silence de la mer</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;De Vercors,&lt;br /&gt;Mise en scène de Serge Dekramer&lt;br /&gt;Le décor est minimaliste mais chaleureux : une petite table ronde recouverte d’un gracieux napperon à l’ancienne, une autre, « de travail » comporte un tiroir, peu de sièges. Assis, un homme âgé et une jeune fille occupée à broder ; on frappe trois fois à la porte, elle va ouvrir. Entre un homme en uniforme d’officier allemand qui se présente : Werner von Ebrennac (Clin d’œil de l’auteur : un nom pareil, si tant est que Werner veuille dire Vincent et qu’ Ebrennac dans cette France du Sud laisse penser que celui qui le porte descend de Huguenots français ayant émigré en Germanie pour cause de persécutions ). « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis désolé… Cela était naturellement nécessaire &lt;/span&gt;» : l’homme, un occupant, a reçu ordre de résider chez le vieil oncle et sa nièce. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je me chaufferai quelques minutes à votre feu&lt;/span&gt; », mais « l&lt;span style="font-style: italic;"&gt;’hiver en France est une douce saison &lt;/span&gt;». « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Maintenant j’ai besoin de la France, je demande qu’elle m’accueille &lt;/span&gt;», « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;les obstacles seront surmontés &lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;Peine perdue : il n’y aura jamais de réponse, les hébergeurs forcés se sont d’un accord commun et tacite murés dans le silence apparent de la mer, mais la mer peut aussi piailler, mugir ou rugir, n’est-ce pas ? L’homme va tout leur dire de lui-même, de son père, grand patriote et qui aimait la France, de sa profession avant d’être mobilisé, de sa carrière de musicien, de son amour de la littérature française qu’il connaît parfaitement, de son interprétation des causes du conflit mais de ses espoirs et de son optimisme quasiment romantique : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;De ceci il sortira de grandes choses&lt;/span&gt; ». Pendant toute la pièce la partie adverse restera muette mais le jeu des deux comédiens toujours face au public, ce qui ne pouvait être que le seul vrai parti pris, nous fait partager leurs émotions, leurs réticences et leur approbation de ce que dit cet hôte intempestif, et le déchirement dû à leur devoir de patriotisme. Soit : oui, l’homme semble sincère et généreux, mais non, nous ne pouvons pas admettre qu’il le soit, nationalisme oblige, et puis entre lui et nous, il y a tant de vies déjà gâchées et de destins amputés.&lt;br /&gt;Musiques forcément harmonieuses avec toccatas, et chants militaires. Noirs et pénombres. Werner a compris qu’il fallait qu’il ôte son uniforme, et redevienne… peu importe. Chaque fois qu’il quitte l’oncle et sa nièce, il leur souhaite une bonne nuit. Il les quittera pour passer une semaine à Paris, dont il reviendra plus perplexe que jamais. La jeune fille est maintenant prête à admettre son honnêteté autant qu’à lui manifester son admiration et son adoration, lui cet homme mi-doutes et mi-convictions : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon Dieu montrez-moi mon devoir&lt;/span&gt; ». Werner tente de la prendre dans ses bras. Toc-Toc-Toc. C’est l’oncle.&lt;br /&gt; Werner décide de rejoindre son armée en campagne, sur le front-Est de celle-ci, dont on sait qu’il est plus que dangereux.&lt;br /&gt;Il tourne les talons, l’oncle et la nièce rejoignent la coulisse. Et nous autres les guettons à leur sortie de scène pour leur dire que nous avons vibré, et admiré leurs interprétations, vraies performances, mais surtout leur authenticité.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre du cycle Sartre, Camus, de Gaulle et la politique, jusqu’au 31 décembre.&lt;br /&gt;Dates et réservations : 01 47 70 32 75 et www. theatredunordouest.com&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1563608856344717553?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1563608856344717553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1563608856344717553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/le-silence-de-la-mer.html' title='Le silence de la mer'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3763142222711598782</id><published>2011-04-10T20:06:00.000+02:00</published><updated>2011-04-10T20:07:57.572+02:00</updated><title type='text'>La Bataille de Kosovo - 1389- Bojna Kosovou</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Chant épique anonyme, traduction et adaptation de Nathalie Hamel&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Reprise au théâtre du Nord-Ouest où nous l’avions découverte, cette fresque historique vise à nous réconcilier avec nous-mêmes : en effet, s’il s’agit bien de la guerre rapide, violente, apocalyptique qui opposa au 14ème siècle de notre ère Serbes et Ottomans, donc Chrétiens et Musulmans, et dont l’issue n’en fut pas vraiment une, il s’agit plus encore de nous montrer la noblesse de l’engagement de tous ces guerriers, probablement nos ancêtres à tous, tant nos arbres généalogiques s’entrecroisent depuis des siècles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Quatorze comédiens et comédiennes, jeunes, beaux, troublants, véhéments ou hiératiques, mais surtout et d’abord habités, sont les protagonistes de cette épopée. Parmi les gestes qu’ils accomplissent le rite de se signer, d’automatique en devient presque sensuel. Princes et d’abord guerriers, ce sont des hommes de conviction aux croyances fortes, si bien que leurs inévitables doutes et souffrances très vite vont nous atteindre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Certains d’entre eux s’expriment en langue serbe, mais rien à voir avec un désir de couleur locale ; ils sont vraiment avec nous comme nous sommes avec eux : aucun besoin de doublage. Des chants naissent entonnés par tous les comédiens. On vibre. Les costumes superbes de Nathalie Hamel ressuscitent voluptueusement une époque qu’elle aime tant. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre du cycle « Sartre, Camus, de Gaulle  et la politique » en alternance jusqu’au 31 décembre. Dates et réservations : 01 47 70 32 75 &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;et www.theatredunordouest.com&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3763142222711598782?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3763142222711598782'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3763142222711598782'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/la-bataille-de-kosovo-1389-bojna.html' title='La Bataille de Kosovo - 1389- Bojna Kosovou'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4002645539824550763</id><published>2011-04-09T16:05:00.001+02:00</published><updated>2011-04-09T16:05:47.572+02:00</updated><title type='text'>Derniers remords avant l’oubli</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Jean-Luc Lagarce&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène Serge Lipszyc&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Aux côtés de Rabelais, La Fontaine, Saint-Simon et Maupassant, Lagarce est au programme - entre autres - de l‘agrégation de lettres modernes en 2012, mais la version de cette pièce programmée par le théâtre du Ranelagh nous la fait apprécier plus encore. Cela se donne dans le foyer du plus joli théâtre de tout Paris avec sa sculpturale cheminée où ont été disposées des tables de bistrot autour desquelles s’est installé un public devant des verres. Six comédiens en tenues décontractées évoluent entre ces  tables, et leur partition en devient plus qu’étonnante sous des allures d’évocations de souvenirs agréables ou non, d’épisodes de leurs vies dont il faut qu’ils se défassent sous peine de souffrir et aussi d’éprouver de la rancœur envers les êtres qu’ils ont cru aimer. Les ont-ils vraiment aimés un temps ? Lagarce  s’attache à faire douter de tout et déteste ceux qui ont la « sordide mémoire des chiffres ». Ici ses personnages se parlent à eux-mêmes et plus ils parlent, moins ils sont sûrs de ce qu’ils disent. Ils font et défont les demandes et les réponses, interrogent, scrutent, sondent les mots : ces pères et mères qui font que nous ne sommes que ce que nous sommes. ..  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;taciturne &lt;/span&gt;», « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tricher &lt;/span&gt;» ,   « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ensemble &lt;/span&gt;». Ses personnages devenus de plus en plus charnels et touchants et le décalage que souhaite l’auteur et le doute qui l’habite nous troublent : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne sais rien…dis à ta mère.&lt;/span&gt; » &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le plus jeune des personnages féminins, d’abord au balcon  puis descendue dans la salle fait régulièrement flasher son appareil de photos. Souhaite-t-elle tout cibler, immortaliser ou veut-elle simplement rendre compte ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Ranelagh&lt;/span&gt;, jusqu’au 21 mai, à 19 heures. Réservations : 01 42 88 64 44&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4002645539824550763?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4002645539824550763'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4002645539824550763'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/derniers-remords-avant-loubli.html' title='Derniers remords avant l’oubli'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8904185496464722894</id><published>2011-04-09T16:00:00.001+02:00</published><updated>2011-04-09T16:03:26.559+02:00</updated><title type='text'>Scènes de chasse en Bavière</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Marin Sperr&lt;br /&gt;Mise en scène : Nicole Gros&lt;br /&gt;L’auteur a écrit cette pièce dans les années 1960: il était âgé d’une vingtaine d’années et cela&lt;br /&gt;nous vaut encore des révoltes et des remises en question. Mais il voulait dire son amour pour cette Basse Bavière chaleureuse, autant que son désamour  pour ce prétendu solide bon sens paysan souvent exprimé à l’aide d’idées reçues, échangées par des villageois qui « éclusent » des litres de bière avec leurs voisins, puis rentrés chez eux s’endorment ; et le lendemain repartent aux champs, puisque le travail est le premier des devoirs de l’homme : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Arbeit macht frei&lt;/span&gt; ». Les femmes en savent quelque chose, elles qui, privées de leurs maris par la guerre un temps ou définitivement ont hérité de tant de responsabilités. Elles sont mères d’abord, chefs de clans, quitte à se faire remettre en question par leurs enfants ou ceux de la mère d’à côté.&lt;br /&gt;Le jeune Abram, après quelques années d’incarcération  (chef d’inculpation ?) est revenu au village vivre chez  sa mère. Il a peut-être eu une relation avec la Tonka,  sémillante fille dite facile. Il lui a peut-être aussi fait un enfant, mais il a montré tant de tendresse pour ce Rovo semi-demeuré, fils de la paysanne d’à côté que, cette fois il est traité d’homosexuel, raillé par tous et persécuté, banni. Tout bascule ensuite dans la violence et le crime. Mais les villageois, bourgmestre en tête, décident d’‘enterrer’ l’affaire, et  se préparent à la  nouvelle moisson, en  trinquant. Eméchés, ils entament des danses plus ou moins folkloriques.&lt;br /&gt;La mise en scène est très rythmée, l’utilisation de l’espace scénique intéressante, avec dégringolades d’escaliers, courses poursuites et cavalcades efficaces : on déplace chaises et tabourets, tréteaux et planches pour improviser des tables.  Maniement systématique de seaux, de paniers, des sacs à grains, contribuent au réalisme. Quatorze comédiens convaincants évoluent énergiquement sur les planches, certains les ‘brûlent’ fougueusement :  particulièrement Isabelle Desalos : la fille de joie, Jeff Esperansa : Abram et Ludovic Coquin : Rovo.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt; dans le cadre du cycle « Sartre, Camus, De Gaulle et la  politique », jusqu’au 31 décembre. Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8904185496464722894?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8904185496464722894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8904185496464722894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/scenes-de-chasse-en-baviere.html' title='Scènes de chasse en Bavière'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6732852761163386569</id><published>2011-04-04T14:58:00.003+02:00</published><updated>2011-04-04T15:02:15.133+02:00</updated><title type='text'>L’art d’être grand père</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;d’après Georges et Victor H&lt;span style="font-size:85%;"&gt;UGO&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Adaptation et mise en scène Vincent Colin&lt;br /&gt;Avec Albert Delpy et Héloïse Godet&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1877 : Victor Hugo est âgé de 75 ans, il lui en reste 8 avant de quitter cette terre et, pleuré par une nation, d’être accueilli au Panthéon. Il vit à Guernesey avec ses deux petits enfants Georges et Jeanne (qui fut un jour « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;au pain sec dans le cabinet noir&lt;/span&gt; ») orphelins de père. Ils font revenir en enfance ce « pépé » débonnaire qu’ils nomment « Papapa ». Lui joue le jeu, s’émerveillant d’être capable de le faire. Plus qu’attentionné, tendre,  truculent et même clownesque, il ne va pas jusqu’à se mettre à quatre pattes pour se laisser chevaucher par son descendant comme le faisait Henri IV, mais on n’en est pas loin. Soupçonne-t-il qu’en 1902, année du centenaire de sa naissance, son petit-fils Georges écrira un touchant « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mon grand-père&lt;/span&gt; » ?&lt;br /&gt;Son « art d’être… » a été qualifié de surréaliste parce qu’Hugo-le visionnaire se laisse aller à des  réflexions, semi-aphorismes et autres jolies phrases qui, le surprenant, l’enchantent. Mais vigilant bien sûr-comment ne pas l’être quand on a de telles responsabilités- il est heureux parce qu’il hérite d’une vocation de plus, lui qui n’a jamais admis que son propre père n’ait pas parfaitement accompli sa mission.&lt;br /&gt;Décor et dispositif scéniques coloriés et astucieux avec, sur un petit écran rond central, des projections de ses caricatures rigolotes. Bruitages de bon aloi. Musique ? un piano est là et la comédienne, pétulante et froufroutante Jeanne en robe blanche à volants, danse, pieds nus, traversant et re-retraversant la scène, s’y installe pour interpréter classiquement un répertoire romantique. Mais sur son siège le vieux monsieur barbu s’est mis à ronfler. Sieste salutaire pendant laquelle les commentaires de Georges visent à nous attendrir.&lt;br /&gt;Albert Delpy est un Victor au sourire rassurant; Héloïse Godet, présence lumineuse, a une voix fraîche. Conviez vos petits enfants à venir découvrir ce Totor, dont on ne sait même plus si les œuvres majeures seront encore au programme des collèges et lycées aux recyclages incessants.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Le Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 20 heures. Réservations : 01 45 44 57 34.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6732852761163386569?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6732852761163386569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6732852761163386569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/lart-detre-grand-pere.html' title='L’art d’être grand père'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6087351824889469627</id><published>2011-04-03T16:34:00.001+02:00</published><updated>2011-04-03T16:34:47.637+02:00</updated><title type='text'>La banalité du mal</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Christine Brückner, traduction Patricia Thibault&lt;br /&gt;Mise en scène Jean-Paul Sermadiras avec Patricia Thibault&lt;br /&gt;Donc, au départ l’incontournable Hannah Arendt et la fascination de la dramaturge pour Eva Braun dont on croit savoir tout, dont on ne sait peut-être pas grand chose, dont on ne saura probablement jamais rien ou qu’elle invente et ré-invente. Elle le fait amicalement, généreusement, presque amoureusement, quitte à nous  présenter un personnage attendrissant pour interview voyez magazine intello-branché . Un fauteuil rouge, un tapis rouge, un rideau rouge mais au milieu duquel, par une fente, la comédienne passe la main pour récupérer un verre ou une coupe pleine. Vibrations sonores destinées à faire augurer le pire. Eva a des états d’âme et des envies de se supprimer. La grande et belle comédienne joue sobrement et la mise en scène est dépouillée. De la banalité ! mais où est donc ce mal-là ? Plusieurs générations en auraient souffert  silencieusement avant d’exploser. Pour Eva selon Christine et à propos d’Adolf : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il n’a pas toujours fait ce qu’il voulait&lt;/span&gt; » .&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Manufacture des Abbesses&lt;/span&gt;, du mardi au jeudi à 21 heures. Réservations 01 42 33 42 03&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6087351824889469627?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6087351824889469627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6087351824889469627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/la-banalite-du-mal.html' title='La banalité du mal'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-2289411413453262249</id><published>2011-04-03T16:31:00.002+02:00</published><updated>2011-04-03T16:35:26.079+02:00</updated><title type='text'>Cet été-là à Socoa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;de Claudette Lawrence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Mise en scène Clément Rouault&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Socoa et son vieux fort d’où l’on scrute la mer guettant la flotte de l’ennemi. Mais ici où et qui est l’ennemi ? Ce pourrait être seulement le temps qui, invalidant tout, rend tout irréversible puisque caduc. Années 1970 : Isabelle, la quarantaine ( son mari est mort) et leur fils de 15 ans : Samuel . Revenue d’Afrique avec lui, elle séjourne chez sa mère qui a invité un jeune filleul : Michel, également âgé de 15 ans, à passer des vacances de rêve et familiales. Métaphysique ou révolté, il est d’abord coincé-buté, et Isabelle qui n’a pas eu le bon sens ou le courage de percevoir que son propre fils l’était aussi, fond devant l’«ado» adorable. Qu’a-t-elle à perdre, qu’a-t-il à gagner?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Ils deviennent amants éperdus, chacun selon son rythme, veillant  bien sûr à ce que les copains et la grand-mère ne se doutent de rien. Quand ce sera le cas, l’aïeule, femme de caractère et généreuse, réagira intelligemment mais tout finira très mal bien sûr,  Michel se sentant piégé.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Six comédiens charnels: le troisième jeune homme est un copain de Samuel et Michel à la présence épisodique, et le cinquième monsieur est un semi-dandy, sorte d’alter-ego de feu l’époux d’Isabelle. Des ‘noirs’ salutaires et des musiques-pauses  bien dosées ; petit bémol : une mise en scène avec un décor explicite et si chargé qu’il en devient presque intempestif. Mais le tout s’affiche généreux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre Essaïon&lt;/span&gt;, jusqu’au 9 avril, du jeudi au samedi à 20 heures. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Réservations: 01 42 78 46 42.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-2289411413453262249?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2289411413453262249'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/2289411413453262249'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/04/cet-ete-la-socoa.html' title='Cet été-là à Socoa'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8560069025405098333</id><published>2011-03-30T10:18:00.001+02:00</published><updated>2011-03-30T10:20:29.527+02:00</updated><title type='text'>Le 20 novembre</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;de Lars Norèn&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Mise en scène Georges Bécot&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Un  énorme fait divers : le parcours meurtrier d’un jeune allemand de 18 ans. En 2006, après avoir logé sa confession sur l’Internet, mal dans sa peau, dans son âme  et  dans cet ailleurs qu’il  aurait voulu, mais n’a surtout pas pu définir ni aborder, va flinguer des jeunes gens dans son ancien lycée, pour se supprimer ensuite. Norèn l’a récupéré pour en faire ce qui est devenu un solo pour comédien exacerbé. Ses deux ex-condisciples de lycée avec des cartables au dos, sont parqués côté jardin. Ils n’interviendront que peu, s’exprimant en anglais, l’un d’eux jouant vaguement de la guitare. Mais lui est décidé à tout remettre en question : la vie, la mort, Dieu, et d’abord les autres, mais surtout  pas sa famille qu’il aime et à qui il n’osera jamais rien reprocher…comme c’est touchant ! Il se définit comme un « ange de la mort »,  insulte le public et se plaint.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne peux pas vivre dans ce monde tel qu’il est&lt;/span&gt; ». «  &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis un raté depuis le primaire&lt;/span&gt; ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;« &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je suis libre, personne n’a le droit de se moquer de ma vie&lt;/span&gt; » et encore « J&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e ne pense plus au suicide, ce serait trop simple&lt;/span&gt; »… « J&lt;span style="font-style: italic;"&gt;e devrais être heureux et ne le suis pas&lt;/span&gt; ». « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je veux avoir des amis, de la chaleur&lt;/span&gt; ». « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je ne suis pas un nazi &lt;/span&gt;» : dans la bouche de Ghassane Farid cela n’étonne même pas, car le parti pris de la pièce et de la mise scène est forcément de dénoncer toute forme de racisme ordinaire.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Hors de lui, prenant violemment à témoins les spectateurs, le comédien dit encore son dégoût du monde et de tout. D’abord de la scolarité obligatoire, des « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;profs de merde&lt;/span&gt; » …&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Il a un fusil et des bombes. « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’aime mieux mourir que de vivre sans liberté &lt;/span&gt;».  Les aphorismes et autres déclarations de principe se succèdent.  « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;O.K. maintenant je me casse &lt;/span&gt;».  Il va vers la coulisse. On serait soulagé si on ne connaissait pas la fin de l’aventure. Il a fait mine de s’en aller mais revient sur scène « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Il y a quelqu’un qui veut me dire quelque chose avant que je parte ?&lt;/span&gt; », « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Je vous hais tous&lt;/span&gt; ». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt; « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;O.K. that’s it !&lt;/span&gt; » (Une partie du journal de l’auteur a été écrite en anglais). Il tombe à terre. Fin de ce festival mortifère de la haine dont on sort atterré. Une paire de spectateurs s’est déjà sauvée en silence mais un autre a traversé la scène en hurlant et claqué plus que violemment la porte de la salle. Pourquoi Lars Norèn s’est-il engouffré dans une pareille aventure ? A vous de comprendre ou de décider. La mise en scène de Georges Bécot, très fidèle au texte, est minimaliste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre du cycle Camus, Sartre, de Gaulle et la politique, jusqu’en juin 2011. Dates et réservations : 01 47 70 32 75&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8560069025405098333?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8560069025405098333'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8560069025405098333'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/le-20-novembre.html' title='Le 20 novembre'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-4643647421379608168</id><published>2011-03-25T12:26:00.000+01:00</published><updated>2011-03-25T12:28:13.420+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Le combat, de Jean-Luc Jeener&lt;br /&gt;Une scène presque vide… à part le petit tabouret renversé côté cour. Une femme en jupe plissée, corsage et pull-over style années1940 est reliée au mur par une très longue chaîne.&lt;br /&gt;A terre, murmurant presque, elle se confie à Jésus et le prie. Bruits de bottes, ordres hurlés en allemand, claquement de portes : débarque un homme en uniforme de  la Wehrmacht avec au cou une croix . On comprend qu’officier allemand il est aussi aumônier catholique dans les prisons d’une France occupée . Il est venu rencontrer Marie, résistante qui, torturée, va  être exécutée pour avoir tué un de ses compatriotes à lui, ennemi de sa patrie- à-elle, donc de la liberté, comme elle le clame.&lt;br /&gt;L’ecclésiastique a pour mission de faire accepter à la prisonnière une confession indispensable au pécheur s’apprêtant à comparaître devant son créateur et sauveur. Très vite cela devient un duel car Marie, elle aussi, s’était sentie investie d’une mission. Le militaire au strict devoir d’obéissance et de fidélité et le prêtre chrétien qui doit accorder un  pardon est troublé par l’énergie et l’obstination d’une pasionaria que la douleur physique et morale exacerbe et fait ressembler à une hystérique. Il lui - et nous- propose de « passer par le mal pour arriver au bien »…  Serait-ce peine perdue ?&lt;br /&gt;Raide, avec un très léger accent germanique l’homme bouge peu, mais chacun des mots qu’il prononce est chargé de plus de sens qu’on pourrait imaginer. Le comédien est sidérant tant il a intériorisé sa partition. Sa partenaire, « déchaînée », éructe, l’invective, lui crache dessus, et se jette à terre encore et encore maîtrisant à peine des débuts de sanglots. Elle verrait même en lui le Prince des ténèbres du Nouveau Testament venu tenter le Messie. Mais pourquoi la terre et le ciel ne pourraient-ils s’aimer ?&lt;br /&gt;Ce texte si intense qu’à certains moments on en ferme les yeux , est aussi et d’abord  porteur d’un feu nécessaire auquel l’auteur et ses comédiens nous convient.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Nord-Ouest&lt;/span&gt;, dans le cadre du cycle de Gaulle, Camus, Sartre et la politique, jusqu’au 26 juin.  Réservations : 01 47 70 32 75 et www. TheatreDuNordOuest.com&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-4643647421379608168?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4643647421379608168'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/4643647421379608168'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/le-combat-de-jean-luc-jeener-une-scene.html' title=''/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-1336797604481076591</id><published>2011-03-25T12:25:00.001+01:00</published><updated>2011-03-25T12:26:43.395+01:00</updated><title type='text'>Le Sondage</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Pierre Sauvil&lt;br /&gt;Mise en scène Vanessa Michau&lt;br /&gt;La pièce, au départ affichait un titre très explicite : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un couple inquiétant&lt;/span&gt;. Ici il y a recyclage &lt;br /&gt;puisque nous vivons au rythme de ce qui ne veut plus rien dire car à la minute suivante, tout sera contredit.&lt;br /&gt;Le mari : Bruno, la femme : Alice, un canapé central… et ce troisième personnage qui, selon un bon vaudeville de service, devrait semer la zizanie dans un couple où Lui : extraverti du genre bonimenteur, et Elle : très à l’aise dans sa robe courte et ses bas rouges – auraient déjà été voir ailleurs. Pour la première fois? pas forcément, et puis… comme tout le monde, n’est-ce pas ? Le sondeur  n’est pas professionnel, voyez chômage et petits boulots. L’auteur est rompu à tous les tours et trucs qui nous ont fait nous esclaffer au café-théâtre. Le sondeur, récupéré par le couple infernal, sera lessivé et évacué par lui. Deux comédiens jouent plutôt au premier degré, quitte à ressembler à des « benêts bernés » ;  leur ébouriffante partenaire et metteur en scène récupère la mise et fait que ça cascade bien.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aktéon Théâtre&lt;/span&gt;, jusqu’au 10 mai, les lundis et mardis à 21h30. Réservations : 01 43 38 74 62&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-1336797604481076591?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1336797604481076591'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/1336797604481076591'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/le-sondage.html' title='Le Sondage'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8986862304267084742</id><published>2011-03-21T10:32:00.000+01:00</published><updated>2011-03-21T10:33:23.497+01:00</updated><title type='text'>Tout est bien qui finit bien</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;de William Shakespeare&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Adaptation théâtrale et mise en scène Pierre Beffeyte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Ils sont douze sur scène dans des décors et des costumes plus que somptueux aux couleurs  jubilatoires servant cette pièce décrétée comédie sombre par des exégètes grincheux, parce que les rapports entre les personnages sont ambigus et que les intrigues entremêlées  soulignent les failles de chacun. Une comtesse d’âge très mur a pour fille adoptive Hélène qui a jeté son dévolu sur un certain Bertrand de Roussillon. Il  préfère la guerre au batifolage et n’envisage surtout pas ou pas encore le mariage.  Hélène arrivera pourtant à ses fins avec la complicité d’une autre charmante jeune personne: Diane. Finesse, pertinence et vivacité, ce sont des rouées décidées et intrépides. Autour d’elles des adultes confirmés qu’elles mèneront par le bout du nez.  Mais  tout est évidemment bien plus complexe que cela… et on s’achemine vers un happy-end aussi nécessaire que convenu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Malheureusement, dès le départ on a une version du texte lourdement recyclée, tout  y est  dérisoire, farcesque, grotesque. La distribution est prestigieuse mais les comédiens adoptent un jeu extérieur- surjouant presque, à part un ou deux d’entre eux -jusqu’à devenir excessifs. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;On est au bord de décrocher. Ce spectacle qui se voudrait généreux dure deux heures dont on sort « lessivé ». Nous l’avons vu peu après sa création, et sommes sûrs que des réajustements souhaitables vont le faire évoluer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre 14&lt;/span&gt;, jusqu’au 30 avril , mardi, vendredi, samedi à 20h30, mercredi et jeudi à 19 h.&lt;/span&gt; &lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Matinée : samedi  à 16 heures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family: verdana;font-size:130%;" &gt;Réservation : 01 45 45 49 77 et http://theatre14.fr&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8986862304267084742?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8986862304267084742'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8986862304267084742'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/tout-est-bien-qui-finit-bien.html' title='Tout est bien qui finit bien'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-172673423616957626</id><published>2011-03-21T10:27:00.001+01:00</published><updated>2011-03-21T10:31:27.823+01:00</updated><title type='text'>Dans la joie et la bonne humeur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Dans la joie et la bonne humeur ou comment Bruno a cultivé un hélicobacter pylori de Sylvain Levey, mise en scène Pierre Vincent&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Le théâtre est au fond d’une impasse dans ce quartier attachant où se côtoient  ateliers d’artistes et petites manufactures et que, le soir, leur boulot terminé, les artisans n’ont pas  déserté puisqu’ils sont remontés à l’étage pour dîner en famille. Dans cette Boutonnière, que l’on gagne grâce à des escaliers extérieurs et qui a hébergé tant de spectacles de qualité, vous irez « dans la joie et la bonne humeur » assister à une pièce qui est un emberlificotage mouvementé d’une demi-douzaine de scénarios aux épisodes touchants dont on ne sort pas indemnes. Chaque séquence ne dure qu’une poignée de minutes et la suivante intervient à la suite d un épisode musical fort: le guitariste de choc est aussi un jeune homme au sourire énigmatique qui manie une puissante machine à sons. Cinq comédiens, tous étonnants dans plus de cinq rôles chacun avec des textes-partitions symétriques, répétitifs ou pas : c’est ‘notre’ monde de l’entreprise avec ses réunions d’actionnaires où règnent les décideurs- évacuateurs de non-performants et où rien ne put être remis en question, sinon c’est mort, suicide … ou simple hélicobacter pylori  (ouvrez un dictionnaire récent ou foncez sur l’Internet).&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Bémol : les personnages s’interrogent : « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pourquoi on fait tout ça ? &lt;/span&gt;» et constatent « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le temps file comme du sable entre les doigts …&lt;/span&gt;» &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;L’équipe traverse et re-traverse la scène en costumes stylisés jusqu’à en devenir gaguesques et. nous aimerions tant que le temps ne file surtout pas.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre de la Boutonnière&lt;/span&gt;, 25 rue Popincourt, du lundi au samedi  à 20 heures. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family: verdana;"&gt;Réservation : 01 43 55 05 32  et  laboutonniere@gmail.com &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-172673423616957626?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/172673423616957626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/172673423616957626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/dans-la-joie-et-la-bonne-humeur.html' title='Dans la joie et la bonne humeur'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-5018993253425946329</id><published>2011-03-15T12:02:00.000+01:00</published><updated>2011-03-15T12:03:25.716+01:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Pierre et Jean de Guy de Maupassant&lt;br /&gt;Mise en scène Vica Zagreba&lt;br /&gt;Avec Vahid Abay,  Régis Bocquet, Franka Hoareau, Sylvain Laborde, Laure Portier,  Sébastien Rajon&lt;br /&gt;Choisir une longue nouvelle due à un écrivain dont on étudie les œuvres au lycée en vue de l’adapter pour le théâtre, pourrait passer pour une démarche sans grands risques ; or, comme vous le savez, c’est tout le contraire : la preuve nous en a trop souvent été donnée dans ces théâtres prestigieux qui nous ont présenté des spectacles fades parce qu’impeccablement académiques. A la Folie Théâtre l’équipe de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pierre et Jean&lt;/span&gt; fait d’une œuvre courte de Maupassant une pièce certes troublante, mais à la mise en scène parfaitement rythmée comportant des trouvailles de mise en espace, des jeux de scènes ébouriffants, le tout servi par des comédiens généreux au jeu très physique qui ont le sens de la dérision et de l’humour. L’intrigue ? Un secret de famille qui, une fois levé, aurait pu conduire certains de ses membres à des actes désespérés. Ce ne sera pas le cas ici. Mais pour calmer la douleur ressentie par Pierre (jeune médecin récemment diplômé se préparant à aller soigner ses semblables) à l’annonce de l’infidélité de sa mère qui, après lui, follement amoureuse d’un homme moins obtus et plus désirable que son époux a mis au monde Jean  (jeune avocat récemment diplômé) donc son demi-frère. Seul un départ  pour d’autres rives ou continents sur un paquebot - nous sommes en 1888 -  est envisageable. Surtout après qu’il ait appris que le père ‘naturel’ de Jean, mort récemment, vient de faire à celui-ci un legs plus que substantiel. Soit famille, ordre, morale, histoires d’argent forcément sordides pour bourgeois ordinaires, et puis une jolie jeune veuve que nos deux jeunes gens, devenus rivaux, convoitent.&lt;br /&gt;Les personnages de Maupassant sont drus, denses et hauts en couleur et Vica Zagreba les aime. Soit quatre comédiens : dans des rôles secondaires ils deviennent notaire, capitaine, pharmacien d’origine polonaise, père de famille et ce monsieur Roland, bijoutier, confortablement retraité au Havre et qui n’a surtout jamais rien soupçonné de l’infidélité de son épouse. Elles - sont  ‘bonne’ de famille ou serveuse de brasserie forcément très délurée. Dans les rôles majeurs ce sont les frères d’abord : Pierre, très raide, et Jean si charmant mais surtout leur mère à la présence dense et dérangeante et ce maître du jeu, alias distributeur de cartes, le commentateur.&lt;br /&gt;Les lumières, musiques et épisodes sonores sont en parfait accord.&lt;br /&gt;Filez à la Folie. N’attendez pas  pour en parler autour de vous. En cette saison où les spectacles de tous poils sont légion, le bouche-à-oreille est d’autant plus nécessaire.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;A La Folie Théâtre&lt;/span&gt;, 6 rue de la Folie-Méricourt, métro Saint Ambroise.&lt;br /&gt;Jeudi, vendredi, samedi 19 heures, dimanche 15h. Réservations : 01 43 55 14 80&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-5018993253425946329?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5018993253425946329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/5018993253425946329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/pierre-et-jean-de-guy-de-maupassant.html' title=''/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-6731979019182463292</id><published>2011-03-12T18:28:00.001+01:00</published><updated>2011-03-12T18:30:39.491+01:00</updated><title type='text'>La dernière nuit entre George Sand et Alfred de Musset</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Marie-Françoise Hans&lt;br /&gt;Mise en scène conçue par Jean-Luc Moreau&lt;br /&gt;Intitulée au départ  « George et Alfred » la pièce est devenue cette « Dernière nuit entre » au titre explicite qui a pour unique élément de décor un lit gigantesque radeau de la méduse ou encore champ de bataille (à coup de polochons) que se livreraient d’anciens sales gosses prolongés mais si fougueux. Ex amants, ils se retrouvent pour se remesurer l’un à l’autre là où ils avaient vécu leur aventure vénitienne. A l’époque Alfred alité, inconscient, délirant,  avait été veillé et  soigné par un médecin local, vite séduit  par George dont il était devenu le partenaire pour ces ébats hygiéniques dont elle avait  autant besoin que son Alfred. Elle et George: des tempéraments explosifs et excessifs que l’auteur à la jolie écriture raconte et  analyse méticuleusement. Elle nous les propose: corps, âmes, esprits, selon une mise en scène et en espace sous des lumières chaudes dans des tenues déshabillées d’une grande élégance. George se vante d’être une femme et une mère responsables, un écrivain perfectionniste, puis elle allume un de ses cigares. Alfred l’étreint, la malmène puis lui redit son admiration et ce désir qui cousine peut-être avec une tendresse dont il feint de ne rien vouloir savoir. Peines perdues, et de nouveau des reproches sans vraies aigreurs. Tout passe… et on pourrait passer à autre chose, semble-t-il. Sur fond de musiques de Chopin ce règlement de comptes n’est surtout pas mesquin. Derniers ébats, Alfred épuisé s’est endormi au pied du lit-paquebot, et George, ayant réintégré l’habit d’homme qui la fait se sentir tellement libre, quitte la scène après avoir épilogué. Gaëlle Billaut-Danno (George) et Xavier Clion (Alfred) comédiens généreux sont les interprètes de cette revisitation d’un monde  ‘romantique’ auquel nous devons et continuerons de devoir tant.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Petit Saint Martin&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21heures. Réservations : 01 42 02 32 82&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-6731979019182463292?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6731979019182463292'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/6731979019182463292'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/la-derniere-nuit-entre-george-sand-et.html' title='La dernière nuit entre George Sand et Alfred de Musset'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-8538039666866354779</id><published>2011-03-05T19:47:00.001+01:00</published><updated>2011-03-05T19:51:30.161+01:00</updated><title type='text'>Pour l’amour de Gérard Philipe</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Texte, mise en scène et scénographie de Pierre Notte&lt;br /&gt;Avec Bernard Alane, Romain Apelbaum, Sophie Artur, Emma de Caunes et Raphaël.&lt;br /&gt;Pierre Notte nous avait  sidérés avec son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Moi aussi je suis Catherine Deneuve&lt;/span&gt;. &lt;span style="font-style: italic;"&gt;J’existe, foutez-moi la paix&lt;/span&gt;  était le titre apparemment rageur d’une pièce savoureuse, et dans &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les couteaux dans le dos&lt;/span&gt; cela percutait également. Quant aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Deux petites dames vers le Nord&lt;/span&gt; : il y était question des voyages nécessaires pour la connaissance ou la re-connaissance de soi. Ici, Pierre Notte nous emmène une fois encore sur des routes à la recherche de nous-mêmes, tout en faisant une déclaration d’amour à l’acteur phénoménal dont l’annonce de la mort a suspendu un temps l’existence de milliers de ses contemporains.&lt;br /&gt;Egrenage de dates qui donnent le contexte historique et le parcours du comédien, mais il y a transposition : c’est l’histoire d’une famille où naît un autre Gérard, enfant pas comme les autres : « Le bébé…qu’est-ce qu’il a aux mains ? Mon Dieu, mon Dieu où sont ses doigts… ? il en manque ! » Effectivement le bébé n’en a que deux sur dix, mais le père et la mère se ressaisissant, déclarent «  Notre enfant aura un destin hors du commun ». Pourtant cela ne se fera certainement pas comme ils l’avaient prévu.&lt;br /&gt;C’est le début d’une vraie petite saga brillante et cocasse en deux temps, dans un décor aux lumières et éléments scéniques fignolés, avec lustres qui descendent des cintres, déplacements  et jeux de scène cocasses, qui témoignent du sens de la dérision, l’une des qualités d’un auteur pléthorique, mordant, tendre mais caustique. Il a confié le rôle central à ce fascinant Raphaël, à la voix archangélique cousinant presque avec celle de Gérard Philippe, quoique moins modulée et vibrante, à la présence si lumineuse qu’elle en deviendrait parfois transparente.&lt;br /&gt;Les comédiens qui l’escortent sont moins énigmatiques : Sophie Artur, pulpeuse est joliment gouailleuse ; Emma de Caunes omniprésente et légère est bondissante. Bernard Alane est ce père dont nous avons tous rêvé ; quant à Romain Apelbaum, se dandinant sous son masque à grosse tête d’ours,  il est le cirque salutaire qu’a rejoint Raphaël.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre La Bruyère&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21heures, matinée samedi : 15 heures. Réservations : 01 48 74 16 99&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-8538039666866354779?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8538039666866354779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/8538039666866354779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/pour-lamour-de-gerard-philipe.html' title='Pour l’amour de Gérard Philipe'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-330308603031312090</id><published>2011-03-04T12:45:00.000+01:00</published><updated>2011-03-04T12:46:10.702+01:00</updated><title type='text'>Une saison chez Césaire</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Dramaturgie : Michèle Césaire, mise en scène : Ruddy Sylaire&lt;br /&gt;Avec Gladys Arnaud, Eric Delor, Jean-Bernard Ekam-Dick, Astrid Mercier&lt;br /&gt;De ces arbres - côtés jardin et cour- que nous autres, descendants de répugnants colonialistes, aurions étiquetés ‘exotiques’, mais une scène que quatre comédiens font exploser grâce à ces horizons qu’une mer infinie suggère après les avoir abolis pour les recréer à chaque fraction de seconde. Aimé Césaire, né d’un instituteur et d’une couturière… Le père s’inclinant devant des mots qu’il a fréquentés, convoités, peut-être courtisés mais avec lesquels il a cohabité jusqu’à s’en faire des alliés et les faire adopter et aimer par tant d’enfants confiés à lui. Elle : mère qui assemble, rassemble, choisit des formes, des couleurs, de ces matières qu’elle touche, palpe puis marie…mais qui sait d’abord et surtout réparer ce que lui ne peut pas faire.&lt;br /&gt;Aimé leur fils… poète, dramaturge, homme politique, personnage phénoménal au long parcours sur l’autre rive de cette Atlantique qui nous soude.&lt;br /&gt;Une rage saine et une sainte rage animent Césaire qui, stigmatisant le racisme ordinaire, a mis au monde la « négritude ». Ce spectacle composé d’extraits du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Discours sur le colonialisme&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les chiens se taisaient&lt;/span&gt;, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La tragédie du Roi Christophe&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Une saison au Congo&lt;/span&gt; ne peut pas se décrire à l’aide de mots ordinaires : il faudrait qu’ils deviennent des projectiles. &lt;br /&gt;Evocation d’une terre fille et mère d’animaux et de fleurs paradisiaques, mais volcanique et que les tempêtes savent si bien ravager. Sur scène les percussions transmettent les messages… rythmes, mouvements, élans, danses, chants…récits de grandes tueries et de souffrances indicibles, vérités-paradoxes et exaltation de la liberté qui permet d’aimer. &lt;br /&gt;Une scénographie fascinante, deux comédiens à la présence redoutable car tellement charnelle et deux comédiennes savoureuses mais qui incarnent des femmes très fortes. Des costumes simples aux couleurs premières, et puis cette tempête métaphysique que, Shakespeare sur son épaule, Césaire ressuscite à la toute fin.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre des Déchargeurs&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21h 45, jusqu’au 9 avril. A 14h les samedis 19 mars, 2  et 9 avril. Réservations : 01 42 36 70 56.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-330308603031312090?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/330308603031312090'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/330308603031312090'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/03/une-saison-chez-cesaire.html' title='Une saison chez Césaire'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7111755745509602503</id><published>2011-02-28T12:47:00.002+01:00</published><updated>2011-02-28T12:48:13.574+01:00</updated><title type='text'>Il fait beau… plusieurs fois par jour</title><content type='html'>&lt;div  style="text-align: justify;font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de et avec Eric Prat&lt;br /&gt;mise en scène Jean-Luc Porraz&lt;br /&gt;Sur l’affiche un personnage rigolo, dense, costume avec collerette pour shakespirade, chaussures de sportif  à crampons (ciblé par la caméra en train de se ruer vers le ballon) avec dans la main gauche un artichaut et à ses pieds une étoile de mer. Eric Prat, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prat&lt;/span&gt;… pardon &lt;span style="font-style: italic;"&gt;prat-ar-koum&lt;/span&gt;’ ? Voulez-vous dire ces huîtres bretonnes, les meilleures du monde ?&lt;br /&gt;En Bretagne chaque journée offre pluie, soleil, quelques brumes  - rarement de la neige, notez-le  - et de nouveau le soleil et des larmes de pluie. Quant aux nuages ils vont, tournent et reviennent vite, si vite…&lt;br /&gt;Eric Prat alias Rémi Kerdreux est un homme-orchestre, un trapéziste- acrobate : voix, gestes, mimiques et éructations, avec flopées de borborygmes …Volubilité peu commune, il nous dédie son pays, tout en nous racontant son parcours de comédien : vocation, formation, initiations, maîtres et rencontres en région parisienne, à Aulnay sous Bois, donc, et cela donnait ?&lt;br /&gt;Décapé, déjanté, remuant-remué, mais si généreux et tendre… Eric Prat élève et disciple de Michel Bouquet dont il a la classe, vous sidèrera. Vous l’aimerez. Et puis « Breiz Atao ! » - quoique finale sans biniou - mais avec une bonne musique de là-bas .&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Petit Saint-Martin&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 19 heures.&lt;br /&gt;Réservations : 01 42 02 32 82&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7111755745509602503?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7111755745509602503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7111755745509602503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/02/il-fait-beau-plusieurs-fois-par-jour.html' title='Il fait beau… plusieurs fois par jour'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-7926926323553629685</id><published>2011-02-26T11:05:00.002+01:00</published><updated>2011-02-26T11:09:18.178+01:00</updated><title type='text'>Les cerises au kirsch</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Itinéraire d’un enfant sans ombre&lt;br /&gt;Ecrit et interprété par Laurence Sendrowicz, mise en scène : Nafi Salah&lt;br /&gt;Musique : Yaccov Salah, costumes : Méïr Salah, lumière : Pascal Noël&lt;br /&gt;Elle est cet enfant qui raconte et ne cessera de le faire sur le plateau nu qu’elle ne quittera que pour quelques rapides évasions du genre escapades en coulisses. Elle, comédienne dense mais aussi et d’abord auteur, traductrice et redoutable femme de convictions, devient sur scène un personnage qui se dédouble à l’aide de bretelles très élastiques qu’elle recale régulièrement sur ses épaules après s’en être débarrassée. Elle raconte et raconte encore : 1942… Léon, 10 ans, « un enfant sans ombre » mais caché ici et là (voyez homes et maisons d’enfants) pour les raisons que l’on connaît, est happé par son passé et celui de ses parents et grands parents. Léon c’est Laurence, et le grand-père c’est elle aussi. Laurence Sendrowicz veut nous replonger dans le « plus grand drame collectif de l’Histoire contemporaine » et son metteur en scène ajoute qu’elle nous propose « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;une course pour la survie vers et avec le public, un questionnement d’aujourd’hui qui interpelle aussi demain&lt;/span&gt; ». Les lumières et les musiques sont aidantes, troublantes et belles ; et à la toute fin la comédienne descendue dans la salle, la traverse, nous quitte, mais nous restons dans le sillage de l’auteur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre de la Vieille Grille&lt;/span&gt;, jusqu’au 20 mars, réservation : 01 47 07 22 11&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-7926926323553629685?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7926926323553629685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/7926926323553629685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/02/les-cerises-au-kirsch.html' title='Les cerises au kirsch'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-14719280.post-3216568932296824898</id><published>2011-02-22T18:48:00.002+01:00</published><updated>2011-02-22T18:51:15.183+01:00</updated><title type='text'>Les Prédateurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;de Patrick Chevalier et Ismaïl Safwan&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Mise en scène : Ismaïl Safwan, avec Patrick Chevalier&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Au Paradis du Lucernaire,  salle située sous des combles et qui y fait si souvent salle comble, ce n’est pas un monologue, non plus qu’un simple one-comédien-quelque chose. Le texte cynique, dense, dru, drôle, redoutablement fignolé dénonce ceux qui font, on fait et continueront de faire de vous, de nous tous des arnaqués plus ou moins consentants….&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Cynisme, mesquineries, trafics et traficotages, groupes de vraies- fausses assurances, fraudes avec banquiers aux discours suaves, le tout dans un discours apparemment anodin, forcément consensuel.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Seul en scène le comédien-auteur se démultiplie et devient-on le cite- « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;homme d’affaires, professeur d’ingénierie quantitative, conseiller bancaire, escroc financier de haute volée, spécialiste en placements financiers, clochard, ancien prix Nobel mis sous tutelle et encore schizophrène échappé d’un asile&lt;/span&gt; ». Il est aussi redoutable qu’aimable dans un décor à la fois réaliste et surréaliste aussi chargé qu’explicite.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Vous en décollerez pour y atterrir à la toute fin en compagnie de cet Étienne de la Boétie (1542) qu’il aime: « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever le plus beau, le plus clair de votre revenu…&lt;/span&gt;»&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;Patrick Chevalier, comédien-auteur détonnant est cet insensé, aussi corrosif que délicieux, qui escorte - pour aimer se faire escorter par - Ismaïl Safwan, son complice à qui l’on doit une musique très tonique. Une soirée remarquable.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Théâtre du Lucernaire&lt;/span&gt;, du mardi au samedi à 21 heures. Réservations : 01 45 44 57 34.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/14719280-3216568932296824898?l=marieordinis.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3216568932296824898'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/14719280/posts/default/3216568932296824898'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://marieordinis.blogspot.com/2011/02/les-predateurs.html' title='Les Prédateurs'/><author><name>Marie Ordinis</name><uri>http://www.blogger.com/profile/05803467636143145023</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://photos1.blogger.com/blogger/4000/1341/320/Mali-retouch%3F%3Fe.jpg'/></author></entry></feed>
